Donald Trump n’a le choix qu’entre une « opération impossible » ou un « mauvais accord » en Iran, estiment les gardiens de la révolution

 

Le président américain Donald Trump embarque à bord d’Air Force One, à l’aéroport international de Palm Beach (Floride, Etats-Unis), le 2 mai 2026. NATHAN HOWARD/REUTERS
Les gardiens de la révolution iraniens ont déclaré, dimanche, que « Trump doit choisir entre “une opération impossible ou un mauvais accord” », invoquant un « changement de ton » de la Chine, la Russie et l’Europe envers Washington. « La marge de manœuvre des Etats-Unis est désormais limitée », ont-ils ajouté.
Ils mentionnent aussi un « ultimatum » iranien concernant le blocus américain des ports iraniens, et « l’acceptation » par les Etats-Unis « des conditions de négociations de l’Iran », dans un communiqué relayé par la télévision d’Etat et attribué au service de renseignement de l’armée iranienne.

L’OPEP+ augmente ses quotas, sans mentionner le départ des Emirats arabes unis
L’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman – soit les pays de l’OPEP+ – ont augmenté, comme prévu, leurs quotas de production de pétrole, dimanche, une décision visant à afficher la continuité du groupe malgré le séisme du départ des Emirats arabes unis.
Le groupe des sept pays ajoutera « 188 000 barils par jour » à ses quotas de production pour juin, « dans le cadre de leur engagement collectif en faveur de la stabilité du marché pétrolier », souligne le communiqué publié sur le site de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Ils ne mentionnent pas du tout les Emirats arabes unis, qui viennent de quitter l’alliance cette semaine.

Le géant pétrolier émirati Adnoc promet 55 milliards de dollars de nouveaux projets d’ici à 2028, deux jours après la sortie du pays de l’OPEP+
La Compagnie nationale pétrolière d’Abou Dhabi, Adnoc, s’est engagée, dimanche, à dépenser 55 milliards de dollars dans de nouveaux projets au cours des deux prochaines années, deux jours après le départ officiel des Emirats arabes unis du cartel pétrolier OPEP.
« Adnoc a confirmé aujourd’hui qu’elle accélère la croissance et la mise en œuvre de sa stratégie, avec 200 milliards d’AED (55 milliards de dollars) de nouveaux contrats de projets pour la période 2026-2028 », déclare un communiqué de l’entreprise. Les Emirats arabes unis avaient annoncé, le 28 avril, qu’ils quittaient le groupe de pays producteurs de pétrole. Désireux de produire plus, le pays avait fait entendre une voix dissonante au sein du groupe ces dernières années. Il avait d’ailleurs reçu un traitement de faveur pour augmenter ses quotas de production davantage que les autres.

L’Iran veut transformer une université bombardée en musée de la guerre
L’Iran compte faire du « site ravagé » de l’université bombardée d’Ispahan, dans le centre du pays, « un musée de la guerre », afin de « témoigner de l’oppression subie par le pays dans l’histoire », a déclaré, samedi, Zafarollah Kalantari, recteur de l’Université de technologie d’Ispahan, cité par l’agence de presse IRNA.
Cette université, considérée comme l’une des plus grandes d’Iran, a été touchée par des frappes américano-israéliennes en mars, peu après le déclenchement de la guerre le 28 février. Selon le recteur, les premières estimations des dégâts causés aux bâtiments et équipements universitaires s’élèvent à environ 9,5 millions d’euros. M. Kalantari a affirmé que d’autres terrains avaient été alloués à la « construction d’un nouveau bâtiment » pour l’université.
Selon les autorités iraniennes, les frappes ont touché plus de 30 universités à travers l’Iran, y compris dans la capitale, Téhéran, ainsi que des zones résidentielles et d’autres infrastructures civiles.

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