Deux frappes israéliennes ont visé la localité de Sohmor, dans l’ouest de la région de la Bekaa (Est), a rapporté l’Agence nationale d’information libanaise. Dans le Sud, de nouvelles séries de frappes ont visé des localités dans les régions de Nabatiyé et de Tyr, selon la même source.
Les Etats-Unis avaient pourtant annoncé vendredi, lors d’une deuxième journée de pourparlers entre Israël et le Liban à Washington, la prolongation d’une trêve entrée en vigueur le 17 avril, et qui devait expirer dimanche.
Le Hezbollah continue, pour sa part, de revendiquer des attaques contre l’armée israélienne dans le sud du Liban et sur le sol israélien, en représailles, dit-il, à des violations de la trêve par Israël. Le mouvement a affirmé samedi avoir frappé une cible militaire dans le nord d’Israël, après avoir annoncé plusieurs opérations contre les forces israéliennes déployées dans le sud du Liban dont elles occupent une zone.
Le Hezbollah rejette les négociations directes entre le Liban et Israël, les premières depuis des décennies entre les deux pays, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques. Ces négociations portent notamment sur l’épineuse question du désarmement du groupe, que celui-ci refuse.
« Les négociations directes » avec Israël n’ont pas abouti à un cessez-le-feu et ont précipité les autorités libanaises « dans une impasse (…) qui va les conduire de compromis en compromis et sans résultat », a déclaré dimanche un député du Hezbollah, Hussein Hajj Hassan. « Le pouvoir au Liban a précipité le pays dans (…) de très graves crises, puisqu’il ne pourra pas exécuter ce que veut [Israël], en particulier en ce qui concerne le désarmement » du Hezbollah, a-t-il ajouté.
Réagissant à la prolongation de la trêve samedi, le Hezbollah avait estimé que la proposition d’instaurer un mécanisme sécuritaire facilité par les Etats-Unis s’ajoutait à « une série de concessions gratuites », « offertes à l’ennemi » par les autorités libanaises.
Deux tués et plusieurs blessés par les derniers bombardements israéliens, qui s’intensifient dans le sud du Liban
Au moins deux personnes ont été tuées à Debaal, dans le district de Tyr, par un bombardement de l’aviation israélienne, qui a intensifié ses frappes contre le sud du Liban ces dernières heures.
Trois personnes ont également été blessées par un autre bombardement ayant visé une zone située entre les villages de Maaroub et Barich, toujours dans le district de Tyr. Dans la même région, d’autres personnes ont été blessées à Tayr Felsay, où des maisons ont été bombardées par l’aviation israélienne.
L’armée israélienne annonce que quatre soldats ont été blessés dans la nuit, dont un grièvement
L’armée israélienne a annoncé que quatre soldats avaient été blessés dans la nuit de samedi à dimanche lors de l’explosion d’un engin explosif dans le sud du Liban, dont un grièvement et un modérément.
« Nous suivons de près la situation en Iran. Je parlerai aujourd’hui avec Trump », affirme Benyamin Nétanyahou
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a évoqué le cessez-le-feu précaire avec l’Iran lors d’une réunion gouvernementale, rapporte Haaretz.
Il a déclaré : « Nous restons vigilants quant à la situation en Iran. Je parlerai aujourd’hui, comme je le fais régulièrement, avec notre ami le président Trump. »
Aux Emirats arabes unis, un incendie consécutif à une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah
Un incendie s’est déclaré à la suite d’une attaque de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, sans faire de blessés ni provoquer de hausse de radioactivité, a annoncé dimanche le bureau des médias du gouvernement local d’Abou Dhabi.
« Les autorités d’Abou Dhabi sont intervenues pour un incendie survenu dans un générateur électrique situé à l’extérieur du périmètre intérieur de la centrale nucléaire de Barakah (…) à la suite d’une frappe de drone », a précisé le bureau dans un communiqué.
Construite par un consortium sud-coréen mené par le fournisseur d’énergie Kepco, la centrale nucléaire de Barakah a entamé ses opérations en 2020. Elle produit 40 térawattheures par an et couvre jusqu’à 25 % des besoins en électricité des Emirats, riche pays pétrolier, selon l’opérateur public Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC).
Installée à plus de 200 kilomètres à l’ouest de la capitale, la centrale est située à proximité des frontières de l’Arabie saoudite et du Qatar voisins. Elle est ainsi plus proche de la capitale qatarie, Doha, que des grands centres de populations des Emirats.
L’AIEA exprime « sa profonde préoccupation » en raison de la frappe près d’une centrale nucléaire aux Emirats arabes unis
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) « suit la situation de près et reste en contact permanent avec les autorités émiriennes, prête à apporter son assistance si nécessaire », alors qu’un incendie s’est déclaré à la suite d’une attaque de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis.
Le directeur de l’AIEA, Rafael Grossi, « exprime sa vive préoccupation face à cet incident et estime que toute activité militaire mettant en danger la sûreté nucléaire est inacceptable », a écrit sur X l’agence. « Il réitère son appel à la plus grande retenue militaire à proximité de toute centrale nucléaire afin d’éviter un accident », a-t-elle ajouté.
L’armée iranienne affirme qu’en cas d’attaque, les Etats-Unis seront « confrontés à des scénarios inédits, offensifs et tumultueux »
Dimanche matin, le porte-parole des forces armées iraniennes, Abolfazl Shekarchi, a mis en garde les Etats-Unis contre toute nouvelle attaque.
« Le président américain devrait savoir que si (…) l’Iran est de nouveau agressé, les ressources et l’armée de son pays seront confrontées à des scénarios inédits, offensifs, surprenants et tumultueux », a averti le général Shekarchi, cité par la télévision d’Etat.
Washington n’a fait « aucune concession concrète » en réponse à l’offre de Téhéran, selon les médias iraniens
Les Etats-Unis n’ont accordé « aucune concession concrète » dans leur réponse aux propositions iraniennes, notamment sur le dossier nucléaire, principal sujet de divergence entre les deux pays, ont affirmé dimanche les médias iraniens.
Washington a présenté une liste de cinq points exigeant notamment que l’Iran ne maintienne qu’un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d’uranium hautement enrichi aux Etats-Unis, a rapporté l’agence Fars. Selon cette même source, les Etats-Unis ont également refusé de débloquer « ne serait-ce que 25 % » des avoirs iraniens gelés à l’étranger ou de verser des réparations pour les dommages subis par l’Iran pendant la guerre.
De son côté, l’agence Mehr a affirmé que les Etats-Unis n’avaient accordé à l’Iran « aucune concession tangible », dénonçant « des conditions excessives » imposées par Washington. « Washington a également exigé des restrictions très strictes et de longue durée sur le secteur nucléaire iranien et a conditionné la cessation des hostilités sur tous les fronts à l’ouverture de négociations », a ajouté Mehr.
Lundi, la diplomatie iranienne avait affirmé que Téhéran appelait, dans ses propositions, à une cessation immédiate des hostilités dans la région, notamment au Liban, ainsi qu’à la levée du blocus imposé à ses ports par la marine américaine. L’Iran a également réclamé le dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, visés de longue date par les sanctions américaines.
La FIFA salue une réunion « constructive » avec la fédération iranienne en vue de la Coupe du monde de football
Le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, a jugé « très constructive » la réunion organisée samedi à Istanbul avec la Fédération iranienne de football pour garantir la participation de l’Iran à la Coupe du monde aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.
« Nous travaillons en étroite collaboration et nous avons hâte d’accueillir la République islamique d’Iran à la Coupe du monde », a déclaré le représentant de la FIFA dans un communiqué.
« Nous avons pu aborder certaines questions d’ordre opérationnel, comme nous le faisons avec chaque association membre. Je suis très heureux de la richesse de nos échanges. En fin de compte, la Fédération iranienne de football comme la FIFA sont très satisfaites de cette rencontre et se réjouissent d’accueillir la Tim-e melli-e au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique », a-t-il ajouté.
Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, avait affirmé jeudi qu’aucun visa n’avait encore été délivré à la Tim-e melli-e. La procédure est censée être finalisée en Turquie. Concernant la réunion avec la FIFA samedi, M. Taj l’a également qualifiée de « positive et constructive ». « Chaque partie a pu faire part de ses préoccupations tout en réaffirmant un engagement commun à garantir la participation de la Tim-e melli-e à la Coupe du monde », a-t-il déclaré, selon le communiqué de la FIFA.
Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf nommé pour superviser les relations avec la Chine
Le président du Parlement iranien et principal négociateur de son pays dans les pourparlers avec les Etats-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a également été chargé des relations avec la Chine, ont rapporté dimanche des médias locaux.
M. Ghalibaf « a récemment été nommé représentant spécial de l’Iran pour les affaires chinoises », a expliqué l’agence Tasnim, citant des « sources bien informées ». On ignore pour l’instant qui l’a nommé à ce poste.
M. Ghalibaf a été nommé à ce poste sur proposition du président iranien, Massoud Pezeshkian, et avec l’approbation du Guide suprême, Mojtaba Khamenei, selon l’agence Tasnim. L’agence iranienne a précisé qu’il serait chargé de « coordonner différents aspects des relations irano-chinoises ».
Ce poste était auparavant occupé par Ali Larijani, alors qu’il occupait les fonctions de président du Parlement, a précisé l’agence locale Fars.
A ce titre, il avait notamment supervisé la finalisation de l’accord de coopération stratégique et commerciale de vingt-cinq ans conclu entre l’Iran et la Chine en 2021. Larijani a été tué en mars dans une attaque israélienne.


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