À Marseille, artistes et chercheurs réunis face à l'anéantissement de Gaza

 

Les 21 et 22 mai, le Mucem accueille un évènement culturel et scientifique pour évoquer, entre autres, la destruction du patrimoine culturel dans l'enclave palestinienne, les défis de l’accueil d’artistes en urgence en France et la solidarité culturelle avec la Palestine. Le CRIF veut empêcher sa tenue.

Des rencontres culturelles et scientifiques dédiées à la solidarité et à la création à Gaza dérangent le Conseil représentatif des Institutions juives de Marseille (CRIF). Son président Bruno Benjamin, a battu le rappel pour empêcher qu’elles se tiennent.
Sous le titre « Faire face à l’anéantissement de Gaza : créations, accueils, engagements », elles sont organisées à l’initiative du Collectif MAAN for Gaza Artists et le Département de la Recherche et de l’Enseignement du Mucem. Il sera question de la destruction du patrimoine culturel à Gaza, des défis de l’accueil d’artistes en urgence en France et de la solidarité culturelle avec la Palestine. 
Autour de personnalités comme Francesca Alabanese, Alain Damasio, Mohamed Abusal, Nour Elassyi, il s’agira de répondre à de nombreuses questions comme le rôle des artistes en temps de guerre ou encore pourquoi il faut protéger les libertés académique et artistique.   

Le CRIF s’attaque à la solidarité avec les artistes de Gaza
Si l’évènement compte de nombreux partenaires, dont le Consulat général de France à Jérusalem, les Beaux-Arts de Marseille, Agnès B., l’association Aflam, etc, cela n’a pas empêché le Crif de Marseille de dénoncer : « les institutions culturelles publiques deviennent des espaces de lecture partiale et militante », rapporte la Provence. Il a appelé, sur les réseaux sociaux, à une mobilisation jeudi matin devant le Mucem pour s’opposer à la tenue de ces rencontres. 
Face à ces intimidations,  le public promet d’être nombreux à ce rendez-vous de la solidarité avec les artistes de Gaza. Le maire de Marseille, Benoît Payan avait récemment réaffirmé son soutien à l’accueil et à la liberté d’expression des artistes gazaouis et le Mucem avait du renoncer au mécénat de Digital Realty, accusé de liens avec la colonisation en Israël.
Il est utile de rappeler que les journées des 21 et 22 juin au Mucem ont lieu dans le cadre de la Saison Méditerranée, initiée par l’Élysée, pilotée par l’Institut français et soutenue par les ministères des Affaires étrangères et de la Culture. Elle a été lancée le 15 mai pour six mois à Marseille, Paris et dans “d’autres villes de France et de la Méditerranée”.

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