Le président du Liban, Joseph Aoun, qualifie les attaques israéliennes de « barbares » et dénonce un « nouveau massacre »

 

Le ministère de la santé libanais dénombre des dizaines de personnes tuées après que l’armée israélienne a annoncé, mercredi à la mi-journée, avoir lancé la « plus grande vague de frappes coordonnées » depuis le début de la guerre.

Le Liban n’est pas inclus dans le cessez-le-feu avec l’Iran, dit la Maison-Blanche
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que le Liban ne faisait pas partie de l’accord de cessez-le-feu conclu avec l’Iran, a rapporté le quotidien francophone libanais L’Orient-Le Jour, citant le site d’informations Axios.
Donald Trump a, lui aussi, déclaré que le Liban n’était pas inclus dans l’accord de cessez-le-feu de deux semaines, selon le quotidien israélien The Times of Israel, citant des propos accordés par le président des États-Unis au diffuseur public américain PBS.
« Oui, ils n’ont pas été inclus dans l’accord », a affirmé Donald Trump, interrogé sur le sujet. Quant à la raison pour laquelle le Liban a été exclu, M. Trump a répondu : « A cause du Hezbollah. Ils n’ont pas été inclus dans l’accord. Cela sera réglé aussi. Tout va bien. »
Interrogé sur le fait de savoir s’il approuve les frappes israéliennes en cours contre le Hezbollah, le président américain a déclaré : « Cela fait partie de l’accord — tout le monde le sait. C’est une escarmouche distincte. »

Les embouteillages et la surcharge des hôpitaux entravent les opérations de secours et de soins à Beyrouth, après la vague de frappes israéliennes
Le ministère de la santé libanais a appelé les habitants à dégager « d’urgence » les routes devant les ambulances, car « les embouteillages causés par la vague de frappes sans précédent en nombre et en intensité » menées par Israël « entravent les opérations de secours ».
Les frappes sont intervenues à une heure de grande affluence dans la capitale où s’entassent des déplacés fuyant le sud du pays et la banlieue sud de Beyrouth, bastions du Hezbollah visés par des frappes israéliennes. L’une des frappes a atteint Basta, un quartier populaire au cœur de la capitale. Des frappes ont également visé la banlieue sud, après un avertissement de l’armée israélienne, ainsi que plusieurs zones dans le sud et l’est du Liban.
Devant l’hôpital de l’Université américaine de Beyrouth, l’un des principaux établissements de la capitale, une journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) a vu les ambulances se succéder. L’hôpital a annoncé sur les réseaux sociaux qu’il avait besoin de sang de tous les groupes. Un médecin a affirmé à l’AFP avoir lui-même donné du sang.

Plus de 60 sites frappés par Israël au Liban, selon le HCR ; « Cela ne peut pas continuer », dénonce la coordinatrice spéciale de l’ONU
« L’une des plus vastes vagues de frappes israéliennes jusqu’à présent vient de toucher plus de 60 sites à Beyrouth et au-delà », a affirmé le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
« Le nombre de morts augmente. Les destructions sont massives. Les civils en paient le prix. Encore une fois. Ils ne sont pas une cible. Ils doivent être protégés », a souligné l’agence onusienne dans une publication de son compte X officiel au Liban.
« La vague de frappes de l’armée israélienne aujourd’hui est survenue au moment même où les espoirs d’une fin des violences et des destructions commençaient à grandir. Cela ne peut pas continuer », a réagi, de son côté, Jeanine Hennis, la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban.
« Aucune des deux parties ne peut parvenir à la victoire par les tirs ou les frappes. Il est désormais temps de mettre fin à toutes les hostilités [et] d’engager des pourparlers directs », a-t-elle plaidé, également sur X.

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