Le Hezbollah a démenti toute implication dans l'incident impliquant la FINUL dans la région de Ghandouriyeh-Bint Jbeil, se disant surpris des déclarations de ceux qui « restent silencieux lorsque l'ennemi israélien attaque la FINUL ».
Dans un communiqué, le Hezbollah a appelé à la prudence dans ses jugements et à la recherche de responsabilités concernant cet incident, dans l'attente des conclusions de l'enquête de l'armée libanaise visant à établir les circonstances exactes.
Le communiqué a également souligné la coopération continue entre la population locale, la FINUL et l'armée libanaise, insistant sur la nécessité d'une coordination entre l'armée et la FINUL dans leurs opérations, en particulier dans ce contexte délicat.
Le Hezbollah s'est dit surpris par la précipitation de ceux qui se sont empressés de lancer des accusations sans preuves, soulignant que ces mêmes personnes restent silencieuses et inactives lorsque l'ennemi israélien attaque les forces de la FINUL.
Une journaliste du quotidien Al-Akhbar a rapporté qu'un affrontement avait eu lieu entre des habitants et des membres de la FINUL à Ghandouriyeh. Elle a expliqué que l'affrontement avait éclaté lorsqu'un contingent français a tenté de pénétrer dans un quartier de Ghandouriyeh, provoquant la colère des habitants.
Plus tard, la FINUL a annoncé la mort d'un soldat et les blessures de trois autres lors d'une attaque armée contre une patrouille dans le sud du Liban. Le communiqué précisait que la patrouille procédait au déminage d'une route du village de Ghandouriyeh afin de rétablir la liaison entre des positions isolées de la FINUL.
Le communiqué ajoutait : « Nous avons ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances de ce tragique incident, et les premières constatations suggèrent que les tirs provenaient d'acteurs non étatiques, vraisemblablement du Hezbollah. »
(Correspondance locale - Nabatiyeh, le 18 avril 2026)
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Mort d’un Casque bleu français membre de la FINUL
Un casque bleu de l’ONU a été tué et trois autres blessés après qu’une patrouille de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a essuyé des tirs d’armes légères provenant d’acteurs non étatiques dans le sud du Liban, a indiqué la Force intérimaire des Nations unies au Liban. L’incident s’est produit samedi matin, heure locale, alors qu’une équipe de la FINUL procédait au déminage d’une route dans le village de Ghanduriyah, dans le sud du pays, afin de rétablir les liaisons avec des positions isolées de l’ONU. La mission a condamné ce qu’elle a qualifié d’« attaque délibérée contre des soldats de la paix accomplissant les tâches qui leur ont été confiées », alors que les premiers éléments de l’enquête sur cet incident laisseraient entendre que les tirs provenaient « vraisemblablement le Hezbollah ».
« Malheureusement, un Casque bleu a succombé à ses blessures et trois autres ont été blessés, dont deux gravement », a déclaré la FINUL dans un communiqué. Le président Emmanuel Macron, a annoncé que le soldat tué était de nationalité française, précisant aussi que « tout laisse à penser que la responsabilité incombe au Hezbollah ». Le soldat a été tué par « un tir direct » dans « une embuscade », selon le ministre des Armées.
De son côté, le Hezbollah a démenti samedi après-midi toute implication dans l’attaque. “Le Hezbollah nie avoir un lien avec l’incident survenu avec la FINUL“, selon un communiqué. Il a appelé à “faire preuve de prudence (…) avant d’attribuer des responsabilités concernant l’incident, en attendant les résultats de l’enquête de l’armée libanaise“.
L’organisation a également souligné l’importance d’une coopération continue entre les habitants, la FINUL et l’armée libanaise, en particulier dans les conditions critiques actuelles, rapporte le média libanais Al Mayadeen. Le Hezbollah se serait aussi dit surpris que certaines parties “se soient empressées de porter des accusations sans fondement“, tout en gardant le silence lorsque les forces israéliennes prennent pour cible le personnel de la FINUL.
Le président libanais promet de poursuivre les responsables
Emmanuel Macron s’est entretenu samedi avec le président libanais Joseph Aoun et le premier ministre Nawaf Salam, leur demandant de « garantir la sécurité des soldats de la Finul ». Sur X, le chef de l’État français a appelé « les autorités libanaises à faire toute la lumière sur celle-ci, à identifier et poursuivre sans délais les responsables et à tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité des soldats de la Finul qui ne doivent en aucun cas être pris pour cible ».
En vertu du droit international, tous les acteurs sont tenus d’assurer à tout moment la sûreté et la sécurité du personnel et des biens des Nations unies. « Les attaques délibérées contre les soldats de la paix constituent de graves violations du droit international humanitaire et de la résolution 1 701 du Conseil de sécurité, et peuvent constituer des crimes de guerre », avait rappelé plus tôt la FINUL.
De son côté, le président libanais s’est engagé à poursuivre les responsables de l’attaque contre les Casques bleus. Joseph Aoun a « fermement » condamné « l’attaque ciblée contre le contingent français » des forces onusiennes de maintien de la paix qui « menaient leur mission sur le territoire libanais au service de la paix et la stabilité (…) », selon un communiqué de la présidence. Au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron, il a assuré que « le Liban ne va permettre aucun laxisme dans la poursuite des personnes impliquées ». Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dit avoir ordonné l’ouverture d’une « enquête immédiate » en vue d’arrêter les responsables.
Le président du Parlement libanais Nabih Berry, allié du Hezbollah, a condamné l’attaque meurtrière contre des Casques bleus français.
L’armée israélienne établit une « ligne jaune » de démarcation
L’armée israélienne a annoncé avoir établi une « ligne jaune » de démarcation dans le sud du Liban, comme dans la bande de Gaza. Elle a procédé à plusieurs bombardements, au motif que des suspects qualifiés de « terroristes » s’approchaient de ses troupes.
Dans un communiqué, l’armée israélienne déclare qu’elle agit conformément aux directives reçues de son gouvernement et qu’elle « est autorisée à prendre les mesures nécessaires à la légitime défense face aux menaces […] les actions de défense et de neutralisation des menaces n’étant pas limitées pendant la période de cessez-le-feu ».
« Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des États-Unis. Ça suffit !!! », avait pourtant prévenu jeudi le président états-unien sur sa plateforme Truth Social.
Au deuxième jour de la trêve avec le Liban, c’est la première fois qu’Israël évoque une « ligne jaune », terme utilisé à Gaza pour la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas et celle tenue par l’armée israélienne (plus de 50 % de ce petit territoire), après le repli des troupes israéliennes opéré dans le
cadre du cessez-le-feu très fragile en vigueur depuis octobre.
Plusieurs explosions au cours de la journée
Une cinquième explosion (14 h 00 GMT) a été entendue aujourd’hui dans la localité de Khiam (sud), rapporte l’Orient-Le jour ; elle aurait visé le quartier de Wadi Qaïs, dans le nord de la ville. « Israël procède dernièrement à la destruction systématique de quartiers et de maisons dans des villages frontaliers qu’il occupe », précise le média libanais.
Plus tôt, des tirs d’artillerie israéliens et des tirs de mitrailleuses avaient visé la localité de Hanine (sud), tandis que trois chars Merkava auraient été observés en mouvement aux abords du village.
Préparatifs en vue de négociations avec Israël
Le président libanais Joseph Aoun et le premier ministre Nawaf Salam ont discuté ce samedi des préparatifs en vue de négociations avec Israël, au deuxième jour du cessez-le-feu et du retour des déplacés, selon la présidence du pays du Cèdre. Ils ont également examiné « la disposition du Liban à négocier » avec Israël, quelques jours après des
pourparlers directs, les premiers depuis des décennies, entre les deux pays à Washington, qui ont préludé au cessez-le-feu. Dans un discours télévisé, Joseph Aoun s’est adressé vendredi aux Libanais ainsi qu’au Hezbollah, sans le nommer, affirmant que le Liban travaille à « un accord permanent » avec Israël, tout en niant que des discussions directes avec son voisin constituent un « signe de faiblesse ».
Le président américain Donald Trump a annoncé cette trêve jeudi, ajoutant s’attendre à ce que Joseph Aoun et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se retrouvent à la Maison Blanche « dans les quatre ou cinq prochains jours ».
Le Hezbollah continue de condamner les négociations directes avec Israël. « Les négociations que mène l’Etat ne nous concernent pas », a déclaré Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du Hezbollah. Rien n’empêche que « l’État coordonne avec nous » toute démarche visant à « préserver la souveraineté, mais pas de cette manière qui nous mène vers la capitulation », a-t-il ajouté, jugeant les pourparlers « voués à l’échec ».
Depuis son déclenchement début mars, le conflit a fait côté libanais près de 2 300 morts et jeté sur les routes plus d’un million de personnes. Du côté israélien, la guerre avec le Hezbollah a fait trois morts en Israël, auxquels s’ajoutent 13
soldats tués au combat dans le sud du Liban.
Un casque bleu de l’ONU a été tué et trois autres blessés après qu’une patrouille de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a essuyé des tirs d’armes légères provenant d’acteurs non étatiques dans le sud du Liban, a indiqué la Force intérimaire des Nations unies au Liban. L’incident s’est produit samedi matin, heure locale, alors qu’une équipe de la FINUL procédait au déminage d’une route dans le village de Ghanduriyah, dans le sud du pays, afin de rétablir les liaisons avec des positions isolées de l’ONU. La mission a condamné ce qu’elle a qualifié d’« attaque délibérée contre des soldats de la paix accomplissant les tâches qui leur ont été confiées », alors que les premiers éléments de l’enquête sur cet incident laisseraient entendre que les tirs provenaient « vraisemblablement le Hezbollah ».
« Malheureusement, un Casque bleu a succombé à ses blessures et trois autres ont été blessés, dont deux gravement », a déclaré la FINUL dans un communiqué. Le président Emmanuel Macron, a annoncé que le soldat tué était de nationalité française, précisant aussi que « tout laisse à penser que la responsabilité incombe au Hezbollah ». Le soldat a été tué par « un tir direct » dans « une embuscade », selon le ministre des Armées.
De son côté, le Hezbollah a démenti samedi après-midi toute implication dans l’attaque. “Le Hezbollah nie avoir un lien avec l’incident survenu avec la FINUL“, selon un communiqué. Il a appelé à “faire preuve de prudence (…) avant d’attribuer des responsabilités concernant l’incident, en attendant les résultats de l’enquête de l’armée libanaise“.
L’organisation a également souligné l’importance d’une coopération continue entre les habitants, la FINUL et l’armée libanaise, en particulier dans les conditions critiques actuelles, rapporte le média libanais Al Mayadeen. Le Hezbollah se serait aussi dit surpris que certaines parties “se soient empressées de porter des accusations sans fondement“, tout en gardant le silence lorsque les forces israéliennes prennent pour cible le personnel de la FINUL.
Le président libanais promet de poursuivre les responsables
Emmanuel Macron s’est entretenu samedi avec le président libanais Joseph Aoun et le premier ministre Nawaf Salam, leur demandant de « garantir la sécurité des soldats de la Finul ». Sur X, le chef de l’État français a appelé « les autorités libanaises à faire toute la lumière sur celle-ci, à identifier et poursuivre sans délais les responsables et à tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité des soldats de la Finul qui ne doivent en aucun cas être pris pour cible ».
En vertu du droit international, tous les acteurs sont tenus d’assurer à tout moment la sûreté et la sécurité du personnel et des biens des Nations unies. « Les attaques délibérées contre les soldats de la paix constituent de graves violations du droit international humanitaire et de la résolution 1 701 du Conseil de sécurité, et peuvent constituer des crimes de guerre », avait rappelé plus tôt la FINUL.
De son côté, le président libanais s’est engagé à poursuivre les responsables de l’attaque contre les Casques bleus. Joseph Aoun a « fermement » condamné « l’attaque ciblée contre le contingent français » des forces onusiennes de maintien de la paix qui « menaient leur mission sur le territoire libanais au service de la paix et la stabilité (…) », selon un communiqué de la présidence. Au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron, il a assuré que « le Liban ne va permettre aucun laxisme dans la poursuite des personnes impliquées ». Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dit avoir ordonné l’ouverture d’une « enquête immédiate » en vue d’arrêter les responsables.
Le président du Parlement libanais Nabih Berry, allié du Hezbollah, a condamné l’attaque meurtrière contre des Casques bleus français.
L’armée israélienne établit une « ligne jaune » de démarcation
L’armée israélienne a annoncé avoir établi une « ligne jaune » de démarcation dans le sud du Liban, comme dans la bande de Gaza. Elle a procédé à plusieurs bombardements, au motif que des suspects qualifiés de « terroristes » s’approchaient de ses troupes.
Dans un communiqué, l’armée israélienne déclare qu’elle agit conformément aux directives reçues de son gouvernement et qu’elle « est autorisée à prendre les mesures nécessaires à la légitime défense face aux menaces […] les actions de défense et de neutralisation des menaces n’étant pas limitées pendant la période de cessez-le-feu ».
« Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des États-Unis. Ça suffit !!! », avait pourtant prévenu jeudi le président états-unien sur sa plateforme Truth Social.
Au deuxième jour de la trêve avec le Liban, c’est la première fois qu’Israël évoque une « ligne jaune », terme utilisé à Gaza pour la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas et celle tenue par l’armée israélienne (plus de 50 % de ce petit territoire), après le repli des troupes israéliennes opéré dans le
cadre du cessez-le-feu très fragile en vigueur depuis octobre.
Plusieurs explosions au cours de la journée
Une cinquième explosion (14 h 00 GMT) a été entendue aujourd’hui dans la localité de Khiam (sud), rapporte l’Orient-Le jour ; elle aurait visé le quartier de Wadi Qaïs, dans le nord de la ville. « Israël procède dernièrement à la destruction systématique de quartiers et de maisons dans des villages frontaliers qu’il occupe », précise le média libanais.
Plus tôt, des tirs d’artillerie israéliens et des tirs de mitrailleuses avaient visé la localité de Hanine (sud), tandis que trois chars Merkava auraient été observés en mouvement aux abords du village.
Préparatifs en vue de négociations avec Israël
Le président libanais Joseph Aoun et le premier ministre Nawaf Salam ont discuté ce samedi des préparatifs en vue de négociations avec Israël, au deuxième jour du cessez-le-feu et du retour des déplacés, selon la présidence du pays du Cèdre. Ils ont également examiné « la disposition du Liban à négocier » avec Israël, quelques jours après des
pourparlers directs, les premiers depuis des décennies, entre les deux pays à Washington, qui ont préludé au cessez-le-feu. Dans un discours télévisé, Joseph Aoun s’est adressé vendredi aux Libanais ainsi qu’au Hezbollah, sans le nommer, affirmant que le Liban travaille à « un accord permanent » avec Israël, tout en niant que des discussions directes avec son voisin constituent un « signe de faiblesse ».
Le président américain Donald Trump a annoncé cette trêve jeudi, ajoutant s’attendre à ce que Joseph Aoun et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se retrouvent à la Maison Blanche « dans les quatre ou cinq prochains jours ».
Le Hezbollah continue de condamner les négociations directes avec Israël. « Les négociations que mène l’Etat ne nous concernent pas », a déclaré Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du Hezbollah. Rien n’empêche que « l’État coordonne avec nous » toute démarche visant à « préserver la souveraineté, mais pas de cette manière qui nous mène vers la capitulation », a-t-il ajouté, jugeant les pourparlers « voués à l’échec ».
Depuis son déclenchement début mars, le conflit a fait côté libanais près de 2 300 morts et jeté sur les routes plus d’un million de personnes. Du côté israélien, la guerre avec le Hezbollah a fait trois morts en Israël, auxquels s’ajoutent 13
soldats tués au combat dans le sud du Liban.

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