L'aviation israélienne prend en chasse la journaliste libanaise Amal Khalil dans le Sud Liban

 

Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur il y a quelques jours, l'ennemi israélien poursuit ses attaques, intensifiant ses violations en bombardant des villages et des villes libanaises, tuant des civils et incendiant ou détruisant des maisons.
Comme lors de chaque acte d'agression, le gilet de presse n'a pas protégé celui ou celle qui le porte de la trahison de l'ennemi israélien. En réalité, il est devenu une menace pour la vie des journalistes, s'inscrivant dans une politique d'agression israélienne systématique visant à réduire au silence quiconque tente de dénoncer les crimes et les pratiques de l'occupation.
Cet après-midi, l'ennemi israélien a mené deux frappes aériennes sur la ville d'Al-Tayri, dans le district de Bint Jbeil, causant la mort de deux personnes et blessant la journaliste Zeinab Faraj, alors que des efforts se poursuivent pour secourir la journaliste Amal Khalil, correspondante du journal Al-Akhbar dans le Sud. Les forces d'occupation ont poursuivi les deux femmes, Khalil et Faraj, qui s'étaient réfugiées dans une maison voisine lors du premier raid aérien. Des avions de combat ont ensuite pris pour cible la maison, provoquant son effondrement sur les deux journalistes, selon des membres de la Protection civile. Ces derniers ont rapporté que Khalil avait continué à les contacter après le premier raid, qui avait visé la voiture qui la précedait à 14h45.
À ce moment-là, Khalil a cessé de marcher et s'est réfugiée dans la première maison qu'elle a aperçue. À 14h50, elle a contacté plusieurs personnes, leur indiquant qu'elle se cachait des bombardements.
À 16h27, des avions de combat israéliens ont attaqué la maison où s'est réfugiée la journaliste, et tout contact a été perdu à ce moment-là.
Lorsque la Croix-Rouge libanaise est arrivée pour transporter les blessés, l'ennemi a tiré une grenade assourdissante sur l'ambulance et l'a également prise pour cible, l'empêchant de secourir Khalil. Zeinab Faraj et les corps des deux martyrs ont été transportés à l'hôpital gouvernemental de Tebnine.
Selon les dernières informations, des sources de la Protection civile ont indiqué au quotidien Al-Akhbar que la position d'Amal Khalil a été localisée à l'intérieur de la maison détruite par le raid israélien, et que des opérations de fouilles sont en cours pour la retrouver.
Le siège des deux journalistes par l'ennemi a suscité une vague d'indignation. Le Syndicat de la presse a déclaré qu'il ne s'agissait pas d'un incident isolé, mais plutôt d'un épisode récurrent de violations des droits des journalistes libanais, dont certains ont été tués. Cela exige une position ferme de la communauté internationale pour mettre fin à ces pratiques.
Le ministre de l'Information, Paul Morcos, et le président du Syndicat des rédacteurs de presse, Joseph Qassifi, ont saisi la FINUL, le commandement de l'armée libanaise et la Croix-Rouge au sujet de l'incident, tenant l'ennemi israélien responsable de leur sécurité.
Le président Joseph Aoun a appelé à la fin des attaques contre les journalistes dans l'exercice de leurs fonctions.
Dans un communiqué, le ministère de la Santé publique a condamné « les pratiques inacceptables que l'ennemi persiste à commettre », soulignant qu'il « a commis une double violation flagrante en entravant les efforts de sauvetage d'une citoyenne connue pour son activisme médiatique et en ciblant une ambulance clairement identifiée par l'emblème de la Croix-Rouge ».
Tout en exprimant son espoir quant au succès des efforts déployés pour sauver la journaliste Amal Khalil, le ministère de la Santé a lancé un appel à l'ONU et aux organisations internationales « pour qu'elles mettent fin à cette violation inhumaine commise par l'ennemi israélien, qui devra répondre de ses actes tôt ou tard ».

A l'heure où ces lignes sont écrites (21h54 - heure de Paris), les fouilles se poursuivent pour retrouver la journaliste Amal Khalil ensevelie sous les décombres.

(Correspondance locale - Beyrouth, le 22 avril 2026)

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Le Syndicat de la presse condamne le siège des journalistes Khalil et Faraj par l'occupation israélienne : une attaque directe contre la vérité
Le Syndicat de la presse libanaise a condamné le siège des journalistes Amal Khalil et Zeinab Faraj par l'armée d'occupation israélienne, le considérant comme une violation flagrante de toutes les lois et conventions internationales garantissant la protection des journalistes, et une tentative manifeste d'intimider les professionnels des médias et de les dissuader d'exercer leur mission.
Dans un communiqué, le syndicat a souligné que le ciblage des journalistes, sous quelque forme que ce soit, constitue une attaque directe contre la vérité et la liberté d'expression.
Il a insisté sur le fait que ce qui s'est passé n'est pas un incident isolé, mais s'inscrit dans un schéma récurrent de violations contre les journalistes libanais, dont certains ont été tués, ce qui exige une position ferme de la communauté internationale pour mettre fin à ces pratiques.
Le syndicat a appelé les autorités libanaises et internationales compétentes, notamment les organisations de défense des droits humains et des médias, l'armée libanaise et le Comité international de la Croix-Rouge, à intervenir immédiatement pour assurer le retour en toute sécurité de leur collègue Amal Khalil, victime d'une agression, et a souhaité un prompt rétablissement à leur collègue Zeinab Faraj. Il a également insisté sur la nécessité de traduire en justice les responsables de cette attaque. Il a réaffirmé son attachement à la liberté de la presse et son rejet catégorique de toute tentative visant à saper le rôle des médias ou à intimider ceux qui y travaillent, quelles que soient les circonstances.

(Correspondance locale - Beyrouth, le 22 avril 2026)

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