L’armée israélienne a intensifié les bombardements sur le sud du Liban vendredi, sur de Bint Jbeil, Khiam et Nabatiyé.
Parmi ces frappes figurait une attaque contre un bureau de la Sûreté de l’État libanaise, l’une des principales agences gouvernementales chargées de la sécurité et du renseignement dans la ville de Nabatiyé.
Le président libanais Joseph Aoun a condamné ces raids qui ont causé la mort de 13 membres des forces de sécurité de l’État.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a présenté ses condoléances aux habitants de Nabatiyé. « Cette épreuve douloureuse renforce notre détermination à parvenir, dans les plus brefs délais, à un cessez-le-feu afin de protéger le Liban et nos populations dans le Sud », a-t-il écrit sur X.
Les aéroports européens redoutent des pénuries de kérosène dans trois semaines
Dans un courrier à l’intention des hauts responsables des Vingt-Sept, l’association des aéroports d’Europe a mis en garde contre un risque de « pénurie systémique » de kérosène si le trafic maritime n’est pas rétabli dans le détroit d’Ormuz au cours des trois prochaines semaines, ce vendredi.
« À ce stade, nous comprenons que si le passage par le détroit d’Ormuz ne reprend pas de manière significative et stable dans les trois prochaines semaines, une pénurie systémique de kérosène est appelée à devenir une réalité », a écrit le groupe dans leur lettre.
Face aux coûts élevés de carburant, les compagnies aériennes ont supprimé les vols non rentables, augmenté le prix des billets et relevé un certain nombre de frais.
Téhéran a exigé avant l’ouverture des négociations une trêve au Liban et le déblocage des actifs gelés
Dans un message publié sur X, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a exigé ce vendredi que deux mesures devaient intervenir avant l’ouverture des négociations samedi : une trêve au Liban et le déblocage des actifs gelés de son pays.
« Deux des mesures sur lesquelles les parties se sont mises d’accord doivent encore être appliquées (…) et être résolues avant que les négociations commencent » a lancé l’une des principales figures du régime et ancien général des gardiens de la révolution.
A quelques heures du début des pourparlers censés se tenir au Pakistan, le 11 avril, à Islamabad, les désaccords se multiplient entre Washington et Téhéran.
De son côté, le vice-président des Etats-Unis J.D. Vance a mis en garde l’Iran contre toute tentative de « se jouer » des États-Unis juste avant de monter à bord de l’Air Force Two pour se rendre au Pakistan.
Il a déclaré : « S’ils essaient de nous mener en bateau, ils verront bien que l’équipe de négociation n’est pas vraiment disposée à céder. »
Le pape Léon s’oppose à l’administration Trump sur le recours à dieu pour justifier la guerre en Iran
Dans une formulation à peine voilée, le pape a critiqué la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, affirmant que « l’action militaire ne créera pas d’espace pour la liberté ».
« Dieu ne bénit aucun conflit », a répété Léon XIV vendredi pendant une audience devant des représentants de l’Église chaldéenne de Bagdad.
Dans une adresse à l’administration de Donald Trump contre le dévoiement du discours biblique, le pape a tenu à rappeler : « Les disciples du Christ, Prince de la Paix, ne se rangent jamais du côté de ceux qui, hier, brandissaient l’épée et, aujourd’hui, lancent des bombes ».
Une déclaration qui intervient après les multiples discours de Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense employant à chaque point presse des références christiques au sujet de la guerre en Iran. Le natif du Minnesota a récemment invité la population américaine à prier pour la victoire « chaque jour, à genoux, avec votre famille, au nom de Jésus-Christ ».
Netanyahou accuse l’Espagne d'« hostilité » et l’exclut du mécanisme de surveillance de la trêve à Gaza
« L’Espagne a choisi d’être contre Israël de façon répétée (…) Ceux qui attaquent l’État d’Israël au lieu de s’en prendre aux régimes terroristes ne seront pas nos partenaires pour façonner l’avenir de la région », a déclaré Benyamin Netanyahou dans une vidéo. Il a accusé l’Espagne de faire preuve d’« hypocrisie » et d’« hostilité », et de « diffamer les soldats de l’armée israélienne ».
Le Premier ministre d’extrême droite a donc exclu les représentants espagnols du Centre de coordination militaro-civile (CCMC), organisme de surveillance sous supervision américaine de la fragile trêve dans la bande de Gaza. Au moyen d’une ligne de démarcation jaune, tracée du nord au sud de l’enclave palestinienne, Tel-Aviv marque ostensiblement son occupation sur plus de la moitié du territoire. L’armée israélienne continue de bombarder tout ce qui se trouve en dehors, en violation du cessez-le-feu. Les civils palestiniens qui osent s’approcher de ce périmètre militarisé sont pris pour cible par les snipers, l’artillerie ou les drones israéliens.

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