L'accord d'association UE/Israël pourrait être rediscuté

 

Selon le Quai d’Orsay, l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël pourrait être rediscuté en raison des bombardements israéliens « disproportionnés » au Liban. Mercredi, le premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, réclamait déjà cette mesure.
En septembre dernier, lors de son discours sur l’état de l’Union, l’hyperprésidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, soutien de la première heure de Tel-Aviv avait, sous la pression des opinions publiques européennes, proposé au Conseil européen de suspendre certaines dispositions de l’accord d’association liées au commerce.

Des pays participant à la Finul condamnent les « attaques persistantes » contre les Casques bleus
« Nous condamnons dans les termes les plus forts les attaques persistantes contre la Finul, y compris les dernières graves attaques ayant coûté la vie à trois soldats de la paix indonésiens et blessé plusieurs autres originaires de France, du Ghana, d’Indonésie, du Népal et de Pologne », a déclaré l’ambassadeur indonésien Umar Hadi, au nom de plus de soixante pays, dont des dizaines de participants à la Finul (France, Indonésie, Royaume-Uni, Chine, Turquie…) et d’autres comme la Russie.
« Nous condamnons également fermement le comportement agressif inacceptable récemment observé contre le personnel et la direction de la Finul », ajoute la déclaration, qui ne mentionne ni Israël ni le Hezbollah. Ces pays appellent également « l’ONU à continuer d’enquêter de façon rapide, transparente et complète sur toutes les attaques contre les soldats de la paix ». « Les responsables de ces attaques doivent rendre des comptes. »
Trois Casques bleus indonésiens ont été tués dans des incidents successifs fin mars. Selon les résultats d’une enquête préliminaire de l’ONU, un obus de char israélien est responsable de la mort de l’un d’entre eux le 29 mars et un engin explosif improvisé probablement posé par le Hezbollah est en cause dans celle de deux autres le lendemain.
« Nous appelons à une cessation des hostilités au Liban, à la désescalade des tensions et à un retour des parties à la table des négociations », insiste la déclaration conjointe lue par l’ambassadeur indonésien, défendant l’intégrité territoriale du Liban.

Israel Katz prétend que le Hezbollah « cherche à obtenir un cessez-le-feu »
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a affirmé que le Hezbollah est « désorienté » par les bombardements massifs survenus mercredi et « cherche à obtenir un cessez-le-feu ». L’opération militaire, nommée de façon absurde « Obscurité éternelle », a tué au moins deux hauts commandants du mouvement islamiste et plus de 200 personnes, dont de nombreuses familles et des enfants, d’après le le ministère de la Santé libanais.
En seulement dix minutes, cinquante avions ont lancé cent soixante missiles. Pour Israel Katz, tous les décès enregistrés ces dernières 24 heures correspondent à des « combattants », rhétorique inique déjà employée pour les Palestiniens dans la bande de Gaza.

Le chancelier allemand Friedrich Merz condamne les attaques israéliennes, mais ne fait rien
Des condamnations, et puis c’est tout. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a prétendu en conférence de presse ce jeudi à Berlin que lui et d’autres dirigeants européens poussaient actuellement le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, à mettre fin aux attaques au Liban. « La gravité avec laquelle Israël y mène la guerre pourrait entraîner l’échec du processus de paix dans son ensemble », a-t-il affirmé.
Comme d’habitude, ce « coup de pression » ne produit pas d’effets puisqu’il n’est accompagné d’aucuns actes contraignant Tel-Aviv à cesser de provoquer le chaos au Moyen-Orient. Friedrich Merz, qui est connu pour son atlantisme avéré, a par ailleurs « encouragé » Donald Trump à poursuivre les négociations avec l’Iran « sérieusement ».

La Russie demande à son tour que le cessez-le-feu couvre aussi le Liban
S’entretenant ce jeudi avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, son homologue russe, Sergueï Lavrov, a salué le cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran. « Moscou croit fermement que ces accords… ont une dimension régionale et, en particulier, s’appliquent au Liban », a précisé celui qui est par ailleurs l’un des principaux acteurs de l’invasion russe en Ukraine depuis 2022.
Dans la foulée, la porte-parole dudit ministère, Maria Zakharova, a condamné les attaques israéliennes contre le Liban, affirmant que « de telles actions agressives menacent de faire dérailler le processus de négociation émergent ».

La guerre pourrait plonger 45 millions de personnes en insécurité alimentaire, selon le FMI
Le nombre a de quoi faire frémir. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, la guerre au Moyen-Orient pourrait plonger environ 45 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Un constat qui pourrait encore s’aggraver dans les prochaines semaines.

40 jours après le bombardement états-unien sur une école en Iran, le pays commémore l'horreur
Au moins 175 morts, la plupart étant des jeunes filles, soit l’unes des plus meurtrières attaques depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. L’Iran commémore ce jeudi les disparus du bombardement états-unien sur l’école Shajarah Tayyebehdu, située dans la ville de Minab, au sud du pays.
Les propagandistes de Washington et de Tel-Aviv avaient dans un premier temps fait croire qu’un missile iranien était à l’origine de ce crime de guerre, avant que le New York Times ne se saisisse de la question. Les conclusions de l’enquête ont ensuite été validées par l’armée états-unienne elle-même, qui a reconnu sa responsabilité dans ce bombardement au missile Tomahawk. L’erreur aurait été causée du fait de données de ciblage obsolètes. Elle a coûté la vie à des dizaines d’enfants.

Les houthis veulent intensifier leurs attaques contre Israël
Les houthis ont prévenu ce jeudi, par la voix de leur leader, Abdul-Malek al-Houthi, qu’ils vont intensifier leurs attaques contre Israël. L’intéressé a précisé qu’elles pourraient se matérialiser par des « actions surprises ». Le groupe rebelle yéménite semble développer une stratégie planifiée de longue date.
Son entrée en scène dans le chaos au Moyen-Orient le samedi 28 mars, à l’occasion de deux attaques menées dans le sud d’Israël, fait craindre l’ouverture d’un nouveau front dans la région et le blocage du passage entre la mer Rouge et l’océan Indien, dans la lignée de celui du détroit d’Ormuz.

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