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| La mort du général Majid Khademi s’ajoute à celle à celle de nombreux hauts responsables militaires iraniens, tués dans des bombardements américano-israéliens.© IMAGO / ZUMA Press Wire |
« Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l’Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l’attaque terroriste criminelle de l’ennemi américano-sioniste (…) à l’aube aujourd’hui », ont déclaré les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, dans une publication sur leur chaîne Telegram.
L’armée israélienne a confirmé sur la même plateforme de messagerie la mort du chef du renseignement iranien par ses forces aériennes, au moment où Washington accentue ses menaces sur l’Iran.
Cette mort s’ajoute à celle de nombreux hauts responsables militaires ont été tués dans des bombardements américano-israéliens. En premier lieu, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février. Son fils, Mojtaba Khamenei, est désormais le nouveau Guide suprême du pays. Mais pour combien de temps ? Donald Trump avait prévenu : sans son aval, le successeur d’Ali Khamenei « ne tiendra pas longtemps ».
« Vous vivrez en Enfer »
La mort de Majid Khademi intervient dans un contexte d’escalade incessante de la violence. Dimanche 5 avril, Donald Trump a ainsi menacé d’attaquer les infrastructures iraniennes par un message injurieux sur sa plateforme Truth Social. « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! ». Il a donné jusqu’à mardi 20 h 00 (00 h 00 GMT mercredi) à Téhéran pour rouvrir le détroit, un espace crucial pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Sa prise de parole n’est pas restée sans réponses aux États-Unis. « Le président des États-Unis déblatère comme un détraqué sur les réseaux sociaux », a décrié sur X Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat. Chris Murphy, sénateur démocrate évoque « la démence » de l’attitude du président, faisant planer la menace du 25e amendement, qui prévoit un transfert du pouvoir si le président se retrouve en incapacité de gouverner.
Sur le sol iranien, le président du Parlement national, Mohammad Bagher Ghalibaf a quant à lui répondu à cet ultimatum « Toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de Netanyahou », alors que le pape Leon XIV, en pleine bénédiction urbi et orbi du jour de Pâques a prié pour que « ceux qui ont le pouvoir de déclencher les guerres » en viennent à « choisir la paix ».
Les bombardements continuent
L’armée israélienne a également annoncé ce lundi 6 mars avoir tué le commandant de l’unité des opérations spéciales de la Force Qods iranienne, la branche chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, lors d’une frappe menée la veille à Téhéran.
« Hier (dimanche), l’armée de l’air israélienne (…) a mené une frappe à Téhéran et éliminé Asghar Bagheri, commandant de l’unité des opérations spéciales (840) de la Force Qods depuis 2019 », indique un communiqué militaire. Selon l’armée, Asghar Bagheri avait occupé ces dernières années plusieurs postes de haut niveau au sein de la Force Qods et « était impliqué dans des attaques visant des individus israéliens et américains dans le monde entier ».
Ce lundi matin encore, des bombardements ont visé la banlieue sud de Beyrouth. Un secteur pilonné par l’armée israélienne depuis le début de la guerre contre le Hezbollah pro iranien.
L'Humanité du 06 avril 2026

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