Le gouvernement espagnol a décidé ce mercredi 11 mars 2026 de mettre fin à la mission de son ambassadrice en Israël, Ana Maria Salomón, réduisant ainsi les relations diplomatiques entre les deux pays. L'Espagne ne devrait pas nommer de nouvel ambassadeur, mais réduira le nombre de ses diplomates à Tel Aviv.
L'Espagne avait rappelé Mme Salomón à Madrid pour consultations en septembre dernier, après que le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, eut qualifié l'Espagne d'« antisémite » en raison de sa position sur la guerre à Gaza. Mme Salomón n'est pas retournée à Tel Aviv depuis.
Israël a rappelé son ambassadrice en Espagne, Rodica Gordon, en mai 2024, suite à la reconnaissance par l'Espagne de l'État de Palestine.
Le gouvernement espagnol de gauche figure parmi les critiques européens les plus virulents du gouvernement de Benjamin Netanyahu depuis le début de la guerre à Gaza. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a également récemment exprimé son opposition à une éventuelle guerre américano-israélienne contre l'Iran. Dans un décret signé mardi, le roi Felipe VI a annoncé : « Sur proposition du ministère des Affaires étrangères, j'ai décidé de mettre fin aux fonctions de Mme Ana María Salomón Pérez en tant qu'ambassadrice d'Espagne auprès de l'État d'Israël, tout en la remerciant pour ses services. »
À l'époque, Sa'ar avait annoncé qu'Israël interdirait l'entrée sur son territoire à deux ministres espagnols, suite à la déclaration du Premier ministre Sánchez selon laquelle il empêcherait les navires et les aéronefs transportant des armes à destination d'Israël d'accoster en Espagne ou de survoler son espace aérien.
Sa'ar avait alors affirmé sur la plateforme « X » que « le gouvernement espagnol mène une politique anti-israélienne et que sa rhétorique est virulente et empreinte de haine. »
(Correspondance locale - Al Qods, le 11 mars 2026)

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