Bluff contre bluff. L’Iran n’a « pas peur » des « menaces vides » de Donald Trump, a déclaré mardi le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, en réponse au président états-unien qui a juré de frapper « plus fort » si Téhéran bloquait l’acheminement de pétrole dans la région tout en promettant que la guerre est « quasiment finie ».
« L’Iran n’a pas peur de vos menaces vides. Des plus puissants que vous ont essayé d’éliminer la nation iranienne et n’ont pas réussi. Faites attention à ne pas être éliminé vous-même ! », a écrit Ali Larijani sur X.
La raffinerie de Ruwais, aux Émirats arabes unis, fermée « par précaution » après une attaque de drone dans la zone
La raffinerie de Ruwais aux Émirats arabes unis, opérée par la compagnie nationale Adnoc, a suspendu ses activités par « précaution » après une attaque de drone visant la zone industrielle où elle est située, a indiqué une source proche du dossier à l’Agence France-Presse. Cette source, qui s’est exprimée sous couvert d’anonymat, n’a pas précisé si la raffinerie, l’une des plus grandes au monde, avait été touchée.
Le chancelier allemand Friedrich Merz ne voit « aucun plan commun » pour mettre « rapidement » fin à la guerre
Le chancelier allemand Friedrich Merz a dit mardi ne voir « aucun plan commun » venant des États-Unis et d’Israël pour « mettre fin » à la guerre déclenchée par leurs frappes contre l’Iran « rapidement et de manière convaincante ».
« Beaucoup de ces objectifs » fixés par les Américains et les Israéliens « sont aussi les nôtres, mais chaque jour de guerre soulève davantage de questions », a souligné lors d’une conférence de presse à Berlin le dirigeant allemand, qui ne voit « aucun intérêt à une guerre sans fin » ni à une « remise en cause de l’intégrité territoriale » de l’Iran.
Pete Hegseth annonce « la journée de frappes la plus intense » des États-Unis sur l’Iran
Le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Pete Hegseth, a profité d’une allocution pour annoncer que ce mardi 10 mars sera « la journée de frappes la plus intense » à ce jour, visant l’Iran. Après avoir lancé les hostilités, avec Israël, Washington compte ainsi accélérer son agression du territoire iranien.
Le général Dan Caine a quant à lui indiqué que les forces armées états-uniennes et israéliennes restent concentrées sur leurs trois principaux objectifs : « Détruire les missiles et les drones avant qu’ils ne puissent menacer les intérêts américains, frapper et affaiblir la marine iranienne et empêcher le régime d’attaquer les États-Unis et leurs partenaires pour les années à venir. » Téhéran a, de son côté, tiré son plus petit nombre de missiles en 24 heures.
« Nous ne cherchons pas un cessez-le-feu », prévient le président du Parlement iranien
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a estimé, dans un message publié sur X, que Téhéran ne cherchait plus à conclure un accord de trêve avec les Etats-Unis et Israël. « Absolument pas, nous ne cherchons pas un cessez-le-feu, a-t-il prévenu. Nous pensons qu’il faut frapper l’agresseur au vif pour qu’il en tire une leçon et qu’il n’ose plus jamais agresser notre cher Iran. » Il ajoute : « Le régime sioniste justifie son existence ignoble par la perpétuation du cycle “guerre-négociation-cessez-le-feu puis nouvelle guerre” afin de consolider sa domination. Nous briserons ce cycle. »
Israël annonce avoir lancé une « nouvelle vague » de bombardements sur Téhéran
L’armée israélienne a annoncé mardi avoir lancé une nouvelle série de bombardement sur Téhéran. L’armée « a commencé une vague de frappes contre des cibles du régime terroriste iranien à Téhéran », a annoncé un communiqué.
Les forces israéliennes ont également déclaré avoir visé dans la nuit de lundi à mardi « un complexe de recherche et de développement d’armes » utilisé par les Gardiens de la Révolution, où étaient menés, selon elles, des « essais liés au développement et à la production de missiles balistiques »
Le Qatar accuse l’Iran de poursuivre ses attaques contre des infrastructures civiles
« Le ciblage d’infrastructures civiles se poursuit (…) et nous rejetons les arguments avancés par les Iraniens pour justifier ces attaques », a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d’une conférence de presse à Doha, sans préciser quels sites avaient été visés.
Le pétrole à la baisse après les déclarations de Donald Trump
Donald Trump entretient à dessein le flou sur sa stratégique, si toutefois il ne navigue pas à tâtons. Dernier exemple en date lundi soir, avec la promesse d’une guerre « quasiment finie » en Iran quelques jours seulement après avoir affirmé que celle-ci était partie pour durer. Peu importe pour le locataire de la Maison Blanche la véracité de ses déclarations tant qu’elles servent ses intérêts. En l’occurrence, rassurer sa base réticente à une guerre sans fin. Mais aussi – surtout – les marchés alors que les bourses commençaient à sérieusement dévisser plus tôt dans la journée.
Car si les bombes ne sèment pas la démocratie contrairement aux prétentions israélo-états-uniennes, en revanche elles entraînent, outre le chaos et la mort parmi les civils en première ligne, des conséquences planétaires. Avant le discours de Trump, le prix du baril de pétrole s’est ainsi envolé lundi jusqu’à près de 120 dollars, un record depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022. Son revirement a fait lourdement chuter les cours mardi. En fin de matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, tombait de 7,49 % à 91,55 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 7,45 % à 87,71 dollars.
Emmanuel Macron convoque un nouveau conseil de défense ce soir
Le président de la République a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale, dans la soirée de mardi, à 18 h 30. Emmanuel Macron compte de nouveau consacrer ce dernier à « la situation en Iran et au Moyen-Orient », a annoncé l’Élysée. Les prises de position du président Emmanuel Macron, depuis le déclenchement des bombardements israélo-américains sur l’Iran, confirment la parole inaudible de la France, qui fait le choix de la surenchère militaire au détriment du multilatéralisme.
Prix à la pompe : 6 % des stations-service contrôlées vont être sanctionnées, a annoncé le ministre du Commerce Serge Papin
Le ministre du Commerce Serge Papin a indiqué ce mardi qu’environ 6 % des stations-service contrôlées à date dans le cadre du plan mis en place par le gouvernement face à la hausse des prix à la pompe allaient être sanctionnées. « Le premier ministre avait lancé 500 contrôles. On est pratiquement à la moitié. (…) Sur 231 contrôles, il y a eu 6 % de procès verbaux, donc de sanctions », a indiqué Serge Papin sur TF1. Le bilan définitif de l’opération sera rendu public mercredi, a-t-il également affirmé Serge Papin.
La ministre déléguée à l’Energie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a de son côté fait état d’« environ 16 % d’anomalies, dont certaines, évidemment, ont été sanctionnées par des amendes », interrogée sur France 2. Sébastien Lecornu avait annoncé dimanche « un plan exceptionnel de 500 contrôles » dans les stations-service par la répression des fraudes (DGCCRF) pour éviter les « hausses abusives des prix à la pompe ».
L’Egypte augmente les prix des carburants jusqu’à 30%
L’Egypte a annoncé ce mardi jusqu’à 30% de hausse des prix des carburants à cause des pressions “exceptionnelles” sur les marchés mondiaux de l’énergie causées par la guerre au Moyen-Orient. Sont concernés par des hausses les prix de l’essence, du gazole, et du gaz naturel utilisés par les voitures, ainsi que le prix du butane. Le conflit a “entrainé une hausse significative des coûts d’importation et de production nationale”, explique dans un communiqué le ministère du Pétrole égyptien.
Israël « brise les os » du pouvoir iranien et n’en « a pas encore fini », affirme Benyamin Netanyahou
« Nous aspirons à amener le peuple iranien à briser le joug de la tyrannie, en fin de compte, cela dépend d’eux » a déclaré le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, lors d’une visite dans un centre d’urgence du ministère de la Santé israélien. « Il ne fait aucun doute qu’avec les actions menées jusqu’à présent, nous sommes en train de leur briser les os – et nous n’en avons pas encore fini », a-t-il ajouté.
(Avec les agences de presse du 10 mars 26)

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