Liban: Le député Oussama Saad s'abstient lors du vote sur la prolongation du mandat du Parlement et souligne la nécessité de l'inscrire dans un processus de réforme constitutionnelle.

 

Le Parlement libanais a reporté lundi 09 mars 2026 les législatives prévues en mai, pour une durée de deux ans en raison de la guerre en cours, selon un communiqué de son président Nabih Berri. La Chambre s’est réunie alors que l’aviation israélienne pilonnait la banlieue sud toute proche.

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Compte tenu des circonstances exceptionnelles que traverse le pays et des graves défis que la guerre et l'évolution de la situation sécuritaire posent à la régularité de la vie constitutionnelle, le Parlement a débattu de l'option d'une prolongation exceptionnelle de son mandat. Ces circonstances impérieuses ont rendu ce débat nécessaire, malgré les questions constitutionnelles et politiques que soulève cette prolongation, notamment concernant le principe des élections périodiques et la notion de mandat populaire.
Dans ce contexte, le député Oussama Saad a présenté au Parlement une déclaration proposant une approche législative consistant à lier toute prolongation exceptionnelle à un processus de réforme clair, fondé sur les dispositions de la Constitution.
La proposition comprenait la modification de l'exposé des motifs de la loi afin d'y préciser explicitement la nécessité d'utiliser la période de prolongation pour achever l'examen des réformes constitutionnelles relatives au développement du système représentatif, notamment celles prévues aux articles 22 et 95 de la Constitution.
Saad proposait également d'ajouter un article directeur à la loi, stipulant que l'objectif de cette prolongation exceptionnelle est de permettre au Parlement de mener à bien les réformes constitutionnelles prévues par ces deux articles, en particulier l'élaboration et l'adoption de la législation nécessaire à la création d'un Sénat et à l'adoption d'un système électoral non fondé sur des quotas confessionnels, ouvrant ainsi la voie à la réalisation du principe d'abolition du sectarisme politique par le biais de mécanismes constitutionnels.
Il a indiqué que cette proposition visait à transformer la prolongation, si elle était approuvée, d'une simple procédure technique de prolongation de la législature en une véritable opportunité législative pour lancer la mise en œuvre des réformes constitutionnelles reportées depuis l'adoption du Document de réconciliation nationale.
Cette proposition n'ayant pas été retenue dans la version finale de la loi, le député Oussama Saad a décidé de s'abstenir lors du vote sur la loi de prolongation.

Beyrouth, le 09 mars 2026
Service de presse du député Oussama Saad

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