Les Nations Unies ont exprimé leur vive préoccupation face à l'escalade des attaques israéliennes visant le secteur de la santé au Liban, et ont appelé au respect du droit international humanitaire et à la protection des personnels de santé.
Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Liban, Imran Riza, et le Représentant de l'Organisation mondiale de la Santé, Abdinasir Abubakar, ont révélé que « depuis le 2 mars 2026, au moins 75 attaques visant le secteur de la santé au Liban ont été recensées, faisant 51 morts et 126 blessés, tous des personnels de santé, alors qu'ils étaient dans l'exercice de leurs fonctions. Ces attaques ont endommagé des infrastructures sanitaires vitales, perturbé des services essentiels et entravé davantage l'accès aux soins de santé vitaux pour des populations déjà soumises à une pression immense. »
Dans une déclaration conjointe, MM. Riza et Abubakar ont ajouté : « De la nuit dernière à ce matin, nous avons constaté un nouvel incident tragique visant des ambulances. Au moins neuf ambulanciers ont été tués lors de trois attaques distinctes dans le sud du Liban alors qu'ils accomplissaient leurs missions humanitaires, et sept autres ont été blessés. » Les ambulanciers et les travailleurs de la santé continuent de risquer leur vie quotidiennement pour sauver celle des autres, et ils doivent être protégés.
Ils ont exprimé leur « vive inquiétude face à l'escalade des attaques visant le personnel médical, qui entraîne des morts et des blessés, et déplorent leur disparition, ainsi que celle de tous les civils tués ou blessés dans ce conflit », appelant à la cessation immédiate de ces attaques.
Le communiqué poursuit : « Le respect des règles de la guerre est crucial en cette période. Le droit international humanitaire est clair : la protection spéciale accordée aux missions médicales – notamment au personnel médical, aux hôpitaux et aux ambulances – doit être respectée en toutes circonstances. Toutes les précautions possibles doivent être prises pour épargner aux civils et aux biens civils les effets des hostilités. L'accès aux soins médicaux pour les blessés et les malades doit être facilité, et non entravé. »
Ils ont appelé toutes les parties à « respecter le droit international humanitaire », soulignant que « la protection des blessés et des malades, du personnel médical, des infrastructures et des moyens de transport médicaux est essentielle au respect des valeurs humanitaires en temps de guerre – en sauvant des vies et en assurant la continuité des services vitaux pour ceux qui en ont le plus besoin. »
(Correspondance locale - Beyrouth, le 29 mars 2026)

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