Téhéran a riposté à une attaque américano-israélienne sur son territoire par des frappes de missiles et des attaques de drones visant des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe.
Plus tôt dans la journée du 28 février 26, les États-Unis et leur allié israélien avaient lancé une attaque contre des sites civils et militaires en Iran, à un point névralgique de la région où les calculs de dissuasion se conjuguent aux risques d'escalade. Les forces armées iraniennes ont ensuite annoncé des attaques contre des bases américaines au Moyen-Orient.
Bahreïn et Qatar
À Bahreïn, le quartier général de la Cinquième flotte américaine, basé à Manama, a été visé. Sa zone de responsabilité comprend le Golfe, la mer Rouge, la mer d'Arabie et une partie de l'océan Indien.
Au Qatar, les attaques ont ciblé la base aérienne d'Al Udeid, située près de Doha. Cette base sert de quartier général avancé au Commandement central américain, qui gère les opérations militaires de l'Égypte à l'ouest jusqu'au Kazakhstan à l'est. Elle abrite environ 10 000 soldats américains et est la plus grande base de Washington au Moyen-Orient. Le radar américain FP-132, d'une portée de 5 000 kilomètres et situé au Qatar, a également été entièrement détruit. Ce radar, doté d'une technologie unique, servait au suivi des missiles balistiques.
Koweït et Émirats arabes unis
Au Koweït, parmi les cibles figurait la base aérienne Ali Al Salem, surnommée « Le Rocher », située à environ 40 kilomètres de la frontière irakienne.
Les attaques ont également touché la base aérienne d'Al Dhafra aux Émirats arabes unis, au sud d'Abou Dhabi. Cette base, partagée par les forces américaines et émiraties, constitue une plaque tournante majeure des opérations aériennes américaines dans la région.
Irak et Arabie saoudite
En Irak, la base aérienne d'Erbil, dans la région du Kurdistan, a été visée. Selon un rapport de 2024 de la Bibliothèque du Congrès, cette base sert de plaque tournante aux forces américaines et de la coalition pour les exercices d'entraînement et les manœuvres de combat, ainsi que pour la coordination des renseignements et des efforts logistiques dans le nord du pays.
En Arabie saoudite, la base aérienne Prince Sultan, située à environ 60 kilomètres au sud de Riyad, figurait parmi les cibles. Elle abrite des systèmes de défense aérienne, notamment des batteries Patriot et THAAD.
Selon une déclaration de la Maison Blanche datant de 2024, 2 321 soldats américains sont stationnés en Arabie saoudite, travaillant en coordination avec le gouvernement saoudien sur la défense aérienne et antimissile ainsi que sur les opérations aériennes militaires.
Jordanie
Les frappes ont également ciblé la base aérienne de Muwaffaq Salti à Azraq, au nord-est d'Amman, qui abrite la 332e escadre expéditionnaire de l'US Air Force. Selon un rapport de 2024, cette escadre participe à des missions à travers le Levant.
Elle est également considérée comme la principale base de drones au Moyen-Orient, et son importance réside dans le fait qu'elle offre aux Américains un accès à plusieurs pays, facilitant ainsi de nombreuses opérations de sécurité et de renseignement ciblant les forces et les factions de l'axe de résistance.
(Correspondance locale - Beyrouth, le 28 février 26)
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