Le Pentagone prépare une demande de financement dépassant les 200 milliards de dollars afin de couvrir les coûts d'un tel conflit, malgré les estimations au sein de l'administration selon lesquelles son approbation par le Congrès sera difficile.
Le journal cite un haut responsable de l'administration affirmant que certains membres de la Maison Blanche ne voient aucune chance réaliste d'une telle approbation, compte tenu du contexte politique actuel et du faible soutien de l'opinion publique à cette guerre.
D'après l'article, ce montant dépasse largement le coût des frappes aériennes massives menées jusqu'à présent par les États-Unis. La demande couvre non seulement les opérations militaires en cours, mais vise également à renforcer la production d'armements essentiels, dont les stocks ont fortement diminué ces dernières semaines.
Le journal, citant trois sources bien informées, indique que les forces américaines et israéliennes ont mené des milliers de frappes au cours des trois dernières semaines, entraînant une pénurie rapide de munitions et incitant le Pentagone à solliciter des financements massifs pour y remédier. Toutefois, le contenu de la demande finale reste flou, car le montant des fonds que la Maison Blanche demandera officiellement au Congrès pour approbation n'a pas encore été décidé.
Selon les mêmes sources, le Pentagone a présenté plusieurs propositions de financement ces deux dernières semaines afin de trouver un accord acceptable, sachant que cette demande devrait susciter une vive bataille politique au Congrès.
Le journal indique que le soutien public à la guerre reste limité, tandis que les membres du Parti démocrate ont vivement critiqué l'idée d'un financement supplémentaire de cette ampleur. Les républicains ont exprimé un soutien initial à la demande envisagée, sans toutefois présenter de plan législatif clair pour son adoption, notamment compte tenu de la nécessité de 60 voix au Sénat.
Par ailleurs, le département de la Défense a refusé de commenter l'article, et la Maison Blanche n'a pas réagi immédiatement, malgré les demandes du journal.
Le Washington Post cite des responsables affirmant que le coût de la guerre a rapidement augmenté, dépassant les 11 milliards de dollars dès la première semaine des opérations.
Deux sources indiquent que le secrétaire adjoint à la Défense, Steven Feinberg, pilote les efforts pour obtenir ce financement, s'appuyant sur son expérience dans l'industrie de la défense, et en particulier sur l'augmentation de la production de munitions de précision, largement utilisées pendant le conflit.
Une source a expliqué que le cabinet de Feinberg avait préparé plusieurs plans de financement visant à remédier à la diminution rapide des stocks de munitions du Pentagone et à stimuler l'industrie de la défense, qui peine à répondre à la demande croissante.
Le journal a noté qu'avant le déclenchement de la guerre avec l'Iran, le président américain Donald Trump avait proposé un budget de la défense de 1 500 milliards de dollars, soit une augmentation de plus de 50 % par rapport à l'année précédente. Cependant, le Bureau de la gestion et du budget de la Maison-Blanche s'est opposé à ce chiffre lors de discussions internes, le jugeant excessif.
Selon le rapport, les experts estiment que le débat à venir sur le financement du Pentagone mettra à l'épreuve le soutien de l'opinion publique à la guerre, étant donné que l'on s'attend à ce que les opposants au Congrès tentent de bloquer la demande, rejetant l'implication des États-Unis dans le conflit.
Les experts ont également mis en garde contre un autre défi auquel tout plan de financement est confronté : les limites pratiques de la capacité de l'industrie de la défense américaine à augmenter rapidement sa production. Ceci est lié à plusieurs facteurs, notamment la disponibilité de la main-d'œuvre, la capacité des usines et l'approvisionnement en matières premières essentielles à la fabrication de systèmes militaires de pointe.
(Correspondance locale - Al Qods, le 19 mars 2026)

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