Les ministres des Finances du G7 – composé du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis – discuteront, ce lundi 9 mars, d’une libération conjointe de pétrole conservé dans les réserves d’urgence coordonnées par l’Agence internationale de l’énergie, selon les informations du Financial Times. Trois pays du G7, dont les États-Unis, ont jusqu’à présent exprimé leur soutien à cette idée, annonce le média britannique.
L’Ukraine dépêche des experts en drones en Jordanie pour y protéger des bases états-uniennes
L’Ukraine a prévu d’envoyer des drones intercepteurs et une équipe de spécialistes, dans le cadre de sa coopération avec les États-Unis. Cette aide matérielle et humaine doit permettre de protéger des bases situées en Jordanie, a confirmé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans une interview accordée au New York Times.
« Nous avons réagi immédiatement », a-t-il affirmé. Le dirigeant fait référence à la demande états-unienne formulée jeudi dernier. La Maison Blanche, elle, n’a pas commenté cette demande.
New Delhi confirme la mort de deux marins indiens
Le ministre des Affaires étrangères indien, Subrahmanyam Jaishankar, a annoncé la mort de deux marins indiens, tués alors qu’ils travaillaient sur des navires marchands, à proximité de la zone de combat. « Ce conflit en cours est une source de préoccupation particulière pour l’Inde, a-t-il annoncé, face au Parlement. Nous préconisons la désescalade, la retenue et la garantie de la sécurité des civils. » Près de dix millions d’Indiens vivent et travaillent dans les pays du Golfe.
Le prix du gaz européen subit une hausse de 30 %
Tandis que le marché du pétrole est déjà touché, le prix du gaz européen a aussi bondi lundi 9 mars. Ce dernier connaît une hausse d’environ 30 %, peu après le début de la cotation, à 8 heures. Le contrat à terme du TTF néerlandais, la référence européenne du secteur, était en hausse de plus de 23,63 % – soit à 66 euros le mégawattheure – après avoir ouvert sur un bond d’environ 30 %. Il reste néanmoins éloigné des niveaux atteints sur l’année 2022, au déclenchement de la guerre en Ukraine, lorsqu’il avait dépassé les 300 euros.
« Nous avons détruit un pays qui voulait détruire Israël », affirme Donald Trump
Le président des États-Unis, Donald Trump, a de nouveau brandi une soi-disant menace immédiate contre Israël, pour justifier le lancement de l’opération militaire visant l’Iran. Lors d’un entretien accordé au média proche du pouvoir Times of Israel, le locataire de la Maison Blanche a ainsi affirmé que « l’Iran allait détruire Israël et tout ce qui l’entourait ».
Il a par la suite ajouté que Washington et Tel-Aviv ont « détruit un pays qui voulait détruire Israël » – sans en apporter la preuve. « On verra ce qu’il se passera », a-t-il poursuivi, au sujet de la nomination de l’ayatollah Mojtaba Khamenei, avant d’annoncer que la guerre prendrait fin par une décision « mutuelle » avec le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.
Une nouvelle vidéo démonte la version de Trump sur le bombardement d’une école iranienne
Une vidéo partagée, dimanche, sur la messagerie Telegram montre un missile de croisière Tomahawk – seulement utilisé par les États-Unis – frapper la base navale située à proximité d’une école primaire iranienne, dans la ville de Minab, le 28 février dernier. Mise en ligne par l’agence de presse iranienne Mehr et authentifiée par leNew York Times, elle vient s’ajouter aux preuves selon lesquelles le missile a bien été tiré par Washington, contrairement aux premières déclarations accusant Téhéran.
Au moins 175 victimes, dont de nombreux enfants, ont été tuées. Pour rappel, un ensemble de preuves rassemblées par le New York Times – images satellites, publications sur les réseaux sociaux et vidéos – indique que le bâtiment de l’école primaire Shajarah Tayyebeh a été gravement endommagé par une frappe de précision menée simultanément aux attaques contre une base navale gérée par le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Surtout, ces preuves viennent mettre à mal la version propagée depuis samedi par Donald Trump. Lorsqu’un journaliste du Times l’a questionné sur le bombardement de l’école iranienne, le président des États-Unis a affirmé que, « d’après ce que j’ai vu, c’est l’Iran qui l’a fait ». Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, aux côtés de l’ex-magnat de l’immobilier, a annoncé que le Pentagone menait une enquête… avant de lancer : « Seul l’Iran cible les civils. »
À Bahreïn, un bombardement iranien touche le site pétrolier d’Al-Mu’amirah
Un incendie s’est déclaré sur le site pétrolier de Mu’amirah, bombardé par l’Iran, annonce l’agence de presse du royaume, citant le Centre national de communication bahreïni. « Des dégâts matériels ont été constatés, mais aucune victime n’est à déplorer. Les autorités compétentes sont à l’œuvre pour maîtriser l’incendie », rapporte-t-elle. La compagnie pétrolière nationale Bapco a, quant à elle, annoncé « un cas de force majeure ». Plus tôt dans la matinée, un drone iranien a blessé trente-deux civils, dont quatre grièvement, selon le ministère de la Santé local.
(Avec les agences de presse du 09 mars 2026)

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