Au Liban, un prêtre tué par des tirs israéliens

 

Un prêtre a été tué lundi par des tirs d’artillerie de l’armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le Hezbollah, selon l’Agence nationale d’information (Ani), des habitants et une source médicale à l’AFP.
La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de ne pas suivre les ordres d’évacuation israéliens. Une maison du village a été visée lundi par « deux tirs d’artillerie successifs provenant d’un char ennemi de type Merkava », selon l’Ani. Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.
Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l’AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise. Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.
Les motivations de l’attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l’instant inconnues.

Bombardements israéliens dans le sud et l’est
L’armée israélienne a mené dans la nuit de lundi à mardi des bombardements sur plusieurs localités du sud et de l’est du Liban, fiefs du Hezbollah, a indiqué l’Agence nationale d’information libanaise (Ani). L’aviation israélienne a bombardé plusieurs villages dans les régions de Tyr et de Jezzine (sud) et des frappes ont également visé l’ouest de la Bekaa (est), selon ce média officiel.

486 Libanais tués en une semaine
Les chiffres rendent compte des véritables actes des Etats-Unis et d’Israël. En une semaine, les bombardements de l’armée israélienne au Liban ont tué 486 personnes et en ont blessé au moins 1 313, selon le ministère libanais de la Santé.
Sous couvert de lutte contre le Hezbollah comme pour le Hamas à Gaza, le régime de Benyamin Netanyahou massacre des centaines d’innocents. Plusieurs centaines de milliers de Libanais ont en outre dû fuir le sud du pays ou de la capitale, Beyrouth.

(Avec les agences de presse du 10 mars 2026)

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