| Plus de 20 États, dont la France, dénoncent l’annexion « de facto » de la Cisjordanie par Israël© Nidal Eshtayeh/XINHUA-REA |
Une fois n’est pas coutume et c’est bien dommage. Plus de 20 pays, parmi lesquels la France, l’Espagne, le Brésil, la Norvège, le Portugal et l’Arabie saoudite, viennent de condamner « avec la plus grande fermeté une série de décisions israéliennes récentes qui étendent considérablement le contrôle illégal d’Israël sur la Cisjordanie. Ces changements sont d’une grande portée : reclassement de terres palestiniennes en tant que « terres de l’État » israélien, accélération de la colonisation illégale et renforcement de l’administration israélienne ».
« Une annexion de facto inacceptable »
Les ministres des Affaires étrangères de ces pays estiment que « ces dernières décisions s’inscrivent dans une stratégie manifeste visant à modifier la situation sur le terrain et à poursuivre une annexion de facto inacceptable ». Pour ces dirigeants politiques, « de telles actions constituent une attaque délibérée et directe contre la viabilité de l’État palestinien et la mise en œuvre de la solution à deux États. Dans ce contexte, nous réitérons notre rejet de toutes les mesures visant à modifier la composition démographique, le caractère et le statut du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est. Nous nous opposons à toute forme d’annexion ».
Enfin, ils réaffirment leur « engagement à prendre des mesures concrètes, conformément au droit international, pour contrer l’expansion des colonies illégales en territoire palestinien ainsi que les politiques et menaces de déplacement forcé et d’annexion ».
C’est évidemment là que ces pays sont attendus : sanctions économiques et financières contre Israël et ses dirigeants, mise en œuvre des décisions de la Cour pénale internationale, notamment le mandat d’arrêt délivré contre Benyamin Netanyahou… On saura alors si cette déclaration a une valeur politique concrète ou s’il ne s’agit, une fois de plus, que de paroles sans effet. Une fois n’est pas coutume…
Pierre Barbancey
L'Humanité du 24 février 26
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