L'USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions de la flotte américaine, a quitté une base navale située sur l'île grecque de Crète, en direction des côtes de Haïfa, dans le nord d'Israël, où son arrivée est prévue vendredi 27 février 26. Ce déploiement s'inscrit dans le cadre du renforcement militaire américain en cours dans la région.
Reuters a rapporté jeudi que le porte-avions avait appareillé d'un port proche de la Crète en direction des côtes de Haïfa, tandis que l'AFP citait un photographe affirmant que le navire avait quitté la base navale de la baie de Souda, quelques jours après son arrivée.
Le mouvement du porte-avions coïncide avec le début, jeudi à Genève, d'un nouveau cycle de négociations indirectes entre les États-Unis et l'Iran, sous la médiation d'Oman, dans un contexte de forte escalade militaire régionale. Dans le même contexte, Reuters a cité un responsable américain affirmant que Washington avait envoyé une douzaine d'avions de chasse F-22 en Israël, une première dans le déploiement d'appareils de combat américains dans le pays en prévision de leur utilisation potentielle lors d'opérations militaires en temps de guerre.
L'ambassade des États-Unis à Athènes s'est refusée à tout commentaire concernant le déploiement du porte-avions, renvoyant les demandes d'information au département de la Défense américain (le Pentagone).
Les États-Unis déploient actuellement treize navires de guerre au Moyen-Orient, dont le porte-avions USS Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, ainsi que neuf destroyers et trois frégates légères.
La présence simultanée de deux porte-avions américains dans la région est rare, chacun embarquant des dizaines d'avions de combat et des milliers de marins.
Reuters a rapporté que ce déploiement est le plus important effectué par l'armée américaine au Moyen-Orient depuis l'invasion de l'Irak en 2003, suscitant des inquiétudes quant à une possible escalade des conflits régionaux dans un contexte de tensions croissantes avec l'Iran. Les États-Unis se sont joints à Israël en juin de l'année dernière pour cibler des sites nucléaires iraniens, tandis que Téhéran a promis une riposte « sévère » en cas de nouvelle attaque.
(Correspondance locale - Al Qods, le 26 février 2026)
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