Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) a réitéré ses réserves quant au rôle du prétendu « Conseil mondial de la paix », réaffirmant ainsi sa position ferme exprimée lors de la réunion de la faction le 15 janvier 2025. À cette occasion, le FPLP avait mis en garde contre les tentatives du Conseil d'imposer sa tutelle aux Palestiniens et de les priver de leur droit à l'autodétermination.
Dans un communiqué de presse publié ce jeudi 05 février 26, le FPLP a déclaré : « Face aux tentatives de ce Conseil de manipuler le travail du Comité national pour l'administration de Gaza afin d'imposer les conditions de l'occupation, le FPLP a appelé le Comité national pour l'administration de Gaza à rester pleinement vigilant et à ne pas se rallier aux propositions et aux objectifs malveillants du « Conseil de la paix », qui visent à vider le Comité de son mandat et à le transformer en un instrument d'exécution au service de projets étrangers douteux. »
Le FPLP a également souligné que Gaza ne sera pas un terrain de jeu pour une tutelle étrangère et que les tâches du Comité administratif sont « transitoires » afin de contrer les complots extérieurs. Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) a insisté sur le fait que son accord concernant la formation de ce comité découlait de sa conviction qu'il s'agit d'un organe purement palestinien, dont les décisions et les missions sont d'origine et d'objectif palestiniens. L'une des raisons de sa création, a affirmé le FPLP, est de mettre fin à la guerre d'extermination et de contrecarrer les plans de déplacement de population. Le Front a souligné que les tâches du Comité administratif relèvent exclusivement des affaires intérieures palestiniennes et se limitent à la gestion des affaires de la bande de Gaza et à la supervision des efforts de secours et de reconstruction de manière transitoire et nécessaire. Ceci est essentiel pour garantir la fermeté du peuple palestinien et empêcher l'influence de puissances étrangères douteuses, jusqu'à la formation d'un gouvernement d'union nationale cohérent qui assumera ses responsabilités à Gaza et en Cisjordanie occupée. Ceci est crucial pour préserver l'unité du territoire et de la cause, et pour empêcher toute tentative de division politique ou d'enracinement des clivages.
Le FPLP considérait les actions du « Conseil de paix » comme un prolongement direct de la logique coloniale qui a livré la Palestine aux envahisseurs depuis la Déclaration Balfour, et comme une tentative de substituer la loi du plus fort au droit international, au détriment des droits des peuples et de la justice humaine. Le Front a également insisté sur un ensemble de principes nationaux auxquels le Comité national doit adhérer comme à des piliers non négociables, les considérant comme des lignes rouges infranchissables qui excluent toute concession. Ces principes sont les suivants : la reconstruction est un droit inhérent et acquis de notre peuple et doit être menée sans condition. Nous rejetons catégoriquement tout lien entre elle et des concessions politiques ou des projets de sécurité servant l’agression. De plus, les programmes scolaires et l’identité nationale palestinienne constituent une ligne rouge. Nous n’accepterons aucune ingérence étrangère ou américaine visant à déformer la perception ou à effacer l’identité sous couvert de « développement ou de paix ».
Le Front a rejeté le remplacement des institutions nationales ou des organisations internationales régies par le droit international par des entités internationales, y compris le « Conseil de paix ». Nous considérons toute coopération à cet égard comme une violation flagrante du consensus national. Le Front a affirmé que « Gaza restera une partie intégrante de l'entité politique palestinienne unifiée, et toute tentative de transformer son administration en un instrument de tutelle totale sera anéantie par la volonté de notre peuple inébranlable ». Le Front a poursuivi : « Nous nous souvenons des sacrifices de notre peuple et mettons en garde contre les dangers qui se tramaient », soulignant que « notre peuple, qui a résisté sans relâche face au génocide et aux plans d'extermination, ne se laissera pas tromper par ces complots et poursuivra son combat jusqu'à l'obtention de ses pleins droits ».
(Le FPLP - le 05 février 2026)

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