La présidence palestinienne et le mouvement Hamas ont condamné la décision israélienne de s'emparer de terres en Cisjordanie et de les enregistrer comme « terres domaniales ». Ils ont appelé la communauté internationale à intervenir immédiatement pour stopper ces dangereuses mesures israéliennes et mettre un terme à l'expansion de l'occupation et aux violations continues du droit international.
Dans un communiqué, le Hamas a dénoncé la décision des autorités d'occupation, qui « leur permet de voler et de judaïser les terres occupées de Cisjordanie en les enregistrant comme prétendues terres domaniales ». Le Hamas a qualifié cette décision de « nulle et non avenue, émanant d'une puissance occupante illégitime, et de tentative d'imposer par la force la réalité de la colonisation et de la judaïsation, en violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes de l'ONU ».
Le Hamas a affirmé que « notre peuple palestinien, avec toutes ses forces nationales et de résistance, continuera de s'opposer à toutes les tentatives d'occupation visant à imposer des plans d'annexion, de judaïsation et de déplacement. Il ne permettra pas la réalisation de ces projets coloniaux, et la volonté de notre peuple, son attachement à sa terre et à ses droits nationaux inaliénables demeureront un rempart infranchissable contre les politiques et les visées expansionnistes de l'occupation. » Le Hamas a appelé les Nations Unies, le Conseil de sécurité et toutes les parties internationales concernées à « assumer leurs responsabilités juridiques et politiques et à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à l'agression de l'occupation et à ses violations continues contre notre peuple palestinien, notamment son droit à la terre, à l'autodétermination et à l'établissement d'un État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale. »
De son côté, la présidence palestinienne a considéré cette décision comme « une menace pour la sécurité et la stabilité, une escalade dangereuse et une violation flagrante du droit international et des résolutions de la légitimité internationale. »
Dans un communiqué, la Présidence palestinienne a affirmé que la décision israélienne « rejetée et condamnée » constitue une annexion de facto du territoire palestinien occupé et marque le début d'un processus d'annexion des terres palestiniennes visant à consolider l'occupation par le biais de la colonisation illégale. Elle constitue également une violation des accords signés et contredit clairement les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment la résolution 2334, qui déclare illégales toutes les colonies sur l'ensemble du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. La Présidence palestinienne a affirmé que ces « mesures unilatérales ne sauraient conférer aucune légitimité à l'occupation sur la terre de l'État de Palestine, ni modifier la réalité juridique et historique selon laquelle la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Gaza sont des territoires palestiniens occupés en vertu du droit international et de la légitimité internationale ».
La Présidence a appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité des Nations Unies et l'administration américaine, « à intervenir immédiatement pour mettre un terme à ces dangereuses mesures israéliennes et contraindre Israël à se conformer au droit international et aux résolutions de la légitimité internationale afin de parvenir au calme et à la désescalade ».
Le gouvernement d'occupation israélien a approuvé ce 15 février 26 un projet de résolution visant à lancer, pour la première fois depuis 1967, des procédures de colonisation et d'enregistrement foncier en Cisjordanie.
Selon la Radio-Télévision israélienne, cette résolution autorise l'enregistrement de vastes zones de Cisjordanie comme « terres domaniales », ouvrant ainsi la voie à un contrôle accru sur ces territoires.
(Correspondance locale - Al Qods, le 15 février 26)
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