La France n’a pas demandé la démission de la rapporteuse spéciale sur les Territoires palestiniens occupés, contrairement à ce qu’affirmait le ministre des Affaires étrangères.
Après les calomnies, la reculade. Contrairement au discours entretenu par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, l’ambassadrice de France auprès des Nations unies n’a pas appelé à la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale sur les Territoires palestiniens occupés. La France s’était pourtant engagée à le faire lors de la réunion du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU qui s’est tenue mercredi 25 février.
Aucun appel à sa démission
La polémique avait éclaté après la publication de propos tronqués attribués à Francesca Albanese, et qui laissaient croire que la rapporteuse spéciale avait qualifié Israël « d’ennemi commun de l’humanité ». Malgré le démenti sans ambiguïté et la publication du propos intégral, attestant ainsi d’une coupe volontairement calomnieuse, Jean-Noël Barrot persistait à réclamer la démission de Francesca Albanese. Mais le discours de la représentante permanente de la France, Céline Jurgensen, lors d’une réunion du Conseil des droits de l’homme ce mercredi 26 février, ne comportait aucun appel à sa démission.
Selon le site d’information Politico, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a déclaré que, selon le ministre, « les provocations répétées de Mme Albanese justifiaient qu’elle ait la dignité de se retirer ». Devant l’Assemblée nationale le 11 février dernier, le ministre s’était pourtant affiché déterminé malgré l’évidence de la manipulation des propos de la rapporteuse spéciale, cible également des États-Unis de Donald Trump.
Diego Chauvet
L'Humanité du 26 février 2026
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