Le Bureau des médias des prisonniers a signalé que les détenus originaires de la bande de Gaza, incarcérés dans les prisons de Ramle et du Néguev, subissent des conditions de détention extrêmement difficiles, aggravées par le durcissement constant des restrictions et des politiques mises en place dans ces établissements.
Dans un communiqué publié jeudi, le Bureau explique que les autorités pénitentiaires continuent de menacer les détenus qui révèlent ce qui se passe lors des visites. Certains détenus ont les yeux bandés pendant de longues périodes chaque jour, sauf pour prendre une douche ou faire de l'exercice.
Les détenus se plaignent également de l'absence d'horloge dans leurs quartiers, ce qui les empêche de connaître les heures du Suhoor (repas d'avant l'aube) et de l'Iftar (rupture du jeûne) pendant le Ramadan.
À la prison du Néguev, le Bureau a constaté une négligence médicale croissante, des rations alimentaires insuffisantes et une baisse des conditions de vie. Cette situation est aggravée par le recours continu à la détention administrative, qui est renouvelée indéfiniment.
Le communiqué ajoute que plusieurs détenus souffrent de problèmes de santé alarmants en raison de soins médicaux inadéquats. Certains détenus souffrent d'infections et d'autres problèmes de santé sans recevoir de soins suffisants, tandis que d'autres sont atteints de maladies de peau nécessitant une prise en charge médicale urgente. Les visites ont également révélé une perte de poids significative chez un certain nombre de détenus, signe évident de malnutrition. De plus, les quantités limitées de produits d'entretien fournies sont insuffisantes compte tenu de la surpopulation cellulaire.
Le bureau a constaté que si l'administration pénitentiaire a adapté les horaires des repas pendant le Ramadan, les quantités sont restées limitées, rendant ce changement purement cosmétique, se limitant à une modification des horaires sans réelle amélioration de la qualité ou de la quantité.
Il a ajouté que la promenade quotidienne n'est pas assurée régulièrement dans certains quartiers et qu'elle est parfois de courte durée. Ceci coïncide avec le récent renouvellement des mesures de détention administrative à l'encontre de plusieurs détenus.
Malgré ces conditions difficiles, le bureau a affirmé que les détenus gardent le moral et consacrent le mois de Ramadan à la prière et au culte. Il a tenu l'administration pénitentiaire pleinement responsable de leur sécurité et a appelé les organisations internationales de défense des droits humains et humanitaires à intervenir immédiatement pour suivre leur situation, améliorer leurs conditions de détention et obtenir la libération des malades, des personnes âgées et de celles placées en détention administrative.
(Correspondance locale - Al Qods, le 26 février 26)
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