D'une philippique à une autre... Anadiplose

 


Comme l'a écrit Shakespeare, avec sa maestria habituelle : A dog's obeyed in office. A dog's obeyed in office, indeed, et les chiens ne manquaient pas à l'époque, à commencer par son 'propre' roi, James I, un chien passablement paranoïaque. Mais ici on fait mieux :  A louse is obeyed in office.

Quand j'écris 'a louse', loin de moi le désir de dénigrer les poux. Les poux sont certes respectables à leur manière, ils doivent avoir leur rôle dans l'écosystème, mais est-ce le cas de la chose de Lard à Magot ? La chose de Marde à Lagot sert sans doute de prête-nom à l'infini négatif, au rien de rien. 

Vous savez que les squatters de la maison brune ont presque tous, depuis un siècle et plus, eu leur coup d'état bien à eux, et leur tueur préféré, en Amérique latine. En Amérique latine ils se sont appuyés sur Trujillo, Batista, Rios Montt, Somoza, Medici, Galtieri, Stroessner, Pinochet, et ceteri. 

Il n'y a pas de droit international (ni d'autre droit) pour le Reich de Trumpf. Pour le Reich de Trumpf il n'y a que le droit du plus fort, le droit de celui qui n'a aucun principe. Aucun principe, comme  ses complices avérés, les Bukele, les Milei et autres Yahoo de tous les continents.

Mais il y a aussi les professionnels de la tête dans le sable, ceux qui aiment se dénuder et offrir leur postérieur au maître. Au maître qui donc ne manque pas de les mépriser et qui les insulte. Insulte les snuls de l'Union schmeuropéenne, de la pitoyable Ursulie, toujours obéissante, avec un petit bémol. 

Quoi de  plus naturel que de kidnapper le président d'un autre pays, puis de le soumettre à l'un ou l'autre jugement pour rire, mais pas drôle du tout. Pas drôle du tout, l'état de non-droit, de post-droit dans lequel marine le Trumpfreich, et auquel nous disons Heil, car sinon que va-t-il encore inventer ?    

Imaginons la réunion du Conseil de sécurité, où le criminel possède, et utilisera comme si souvent, un droit de véto. Un droit de véto dont il n'hésitera pas à abuser, et les autres baisseront la tête, comme d'habitude. Moi qui ne sais que lire : Machiavelli, Gracián, La Boétie, Malaparte, Luttwak?

Philippe HUNT
Homme de lettres et philosophe
Le 04 janvier 2026

Quoi de  plus naturel que de kidnapper le président d'un autre pays, puis de le soumettre à l'un ou l'autre jugement pour rire, mais pas drôle du tout. Pas drôle du tout, l'état de non-droit, de post-droit dans lequel marine le Trumpfreich, et auquel nous disons Heil, car sinon que va-t-il encore inventer ?    


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