| L’ancien siège de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), à Jérusalem-Est, le 20 janvier 2026. ILIA YEFIMOVICH / AFP |
Des bulldozers israéliens ont démoli, mardi 20 janvier, des bâtiments dans l’enceinte du siège de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), à Jérusalem-Est, selon un photographe de l’Agence France-Presse (AFP) sur place.
« Le complexe ne bénéficie d’aucune immunité et sa saisie par les autorités israéliennes a été effectuée conformément au droit israélien et international », a affirmé le ministère des affaires étrangères de l’Etat hébreu. Un responsable de l’agence a dénoncé « une violation grave du droit international ainsi que des privilèges et immunités des Nations unies ».
« Il s’agit d’une attaque sans précédent », a affirmé Roland Friedrich, directeur de l’UNRWA en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, « elle constitue une violation grave du droit international ainsi que des privilèges et immunités des Nations unies ». « Comme tous les Etats membres de l’ONU, Israël est tenu de protéger et de respecter l’inviolabilité des locaux de l’ONU », a souligné de son côté Jonathan Fowler, porte-parole de l’agence.
Interdit d’opérer en Israël
Depuis plus de sept décennies, l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient fournit aide et assistance à ces derniers dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Jordanie et en Syrie. L’agence, dont plus de 300 employés ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, compte encore environ 12 000 personnes travaillant pour elle à l’intérieur de ce territoire palestinien.
Israël a interdit à l’UNRWA d’opérer sur son sol, accusant l’agence de fournir une couverture à des militants du Hamas et affirmant que certains de ses employés ont participé à l’attaque du 7 octobre 2023.
L’ONU avait annoncé en août 2024 avoir limogé neuf des employés de l’UNRWA, affirmant qu’ils pourraient avoir été impliqués dans les attaques du 7-Octobre. Une série d’enquêtes ont révélé des « problèmes liés à la neutralité » en son sein, tout en insistant sur le fait qu’Israël n’avait pas fourni de preuves concluantes pour étayer ses allégations.
(Correspondance locale - Al Qods, 20 janvier 26)
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