Strasbourg adopte un jumelage avec le camp de réfugiés palestinien d’Aïda

 

Strasbourg a adopté lundi 23 juin 2025 un jumelage avec le camp de réfugiés palestinien d’Aïda, en Cisjordanie, alors que dans le même temps la capitale alsacienne a suspendu son jumelage avec la ville israélienne de Ramat Gan, au grand dam de l’opposition et des organisations juives locales.
Au terme d’un débat tendu, le conseil municipal a adopté le principe du jumelage avec le camp proche de Bethléem par 49 voix contre 10 et cinq abstentions.
Le vote comprenait également un partenariat avec la ville de Bethléem, sous l’égide du ministère français des Affaires étrangères, ainsi que le déblocage d’une aide humanitaire d’urgence à Gaza. Ces deux propositions ont été adoptées à l’unanimité.
« La concrétisation d’un jumelage avec le camp d’Aïda, c’est un geste symbolique qui permet de construire des ponts avec le peuple palestinien dans la perspective de la création d’un Etat de Palestine aux côtés d’Israël », a souligné la maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian.
Celle-ci a précisé que « ce jumelage était destiné à la jeunesse »: l’élue envisage des coopérations dans les domaines artistique, de la culture, dans le sport et voudrait également « travailler sur le droit des femmes ainsi que sur le numérique ».
Elle a rappelé que des liens existaient entre Aïda et Strasbourg depuis le début des années 2000, et encore en 2023 lors du festival de musique contemporaine Musica, auquel avaient participé danseurs et chanteurs du camp de réfugiés.

Correspondant local, le 23 juin 2025

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