Raphaël Pitti : « Save Gaza, un ultimatum humanitaire »

 

Gaza : l’urgence de réagir. Combien de morts faudra-t-il encore ? Ne restons pas spectateurs de l’horreur. Notre silence tue autant que les bombes. Pour Gaza, pour la vie, pour l’humanité. Réveillons notre conscience collective ! Mobilisons-nous.
Gaza est aujourd’hui le théâtre d’une tragédie sans précédent. Depuis vingt mois, plus de 2 millions de personnes vivent sous un feu continu, dans un territoire exsangue, privé d’eau, de nourriture, de soins, d’abris. Elles subissent une campagne méthodique de déshumanisation, ponctuée de bombardements, de déplacements forcés et, aujourd’hui, d’une famine organisée.
Le 2 mars, un tournant a été franchi. Un blocus humanitaire total a été imposé, empêchant l’acheminement de l’aide, même la plus vitale. Depuis, les habitants de Gaza survivent sans. Sans pain. Sans médicaments. Sans protection. Sans issue.
Chaque jour, des enfants meurent de faim. Chaque jour, des familles entières disparaissent sous les gravats. Chaque jour, le silence du monde fait écho à l’abandon. Ce n’est pas un conflit. C’est l’effondrement d’un peuple sous nos yeux. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.
Il est encore temps d’agir. De soutenir ceux qui, sur le terrain, sauvent ce qui peut l’être. D’alerter. De donner. De porter cette voix silenciée malgré les images omniprésentes jusqu’à l’aveuglement. Ce qui se passe à Gaza n’est pas une crise lointaine. C’est une catastrophe humanitaire majeure qui se joue maintenant sous nos yeux.
Il faut agir maintenant ! Nous exigeons du gouvernement français des mesures immédiates pour sauver la population gazaouie, menacée d’extinction.

Voici nos exigences :
– exprimer notre profonde désapprobation face à l’inaction de la France quant à la situation humanitaire à Gaza, qui s’apparente à une épuration ethnique systématique ;
– appeler à une désobéissance civile non violente.

Nous devons contraindre la France à :
– convoquer en urgence le Conseil de sécurité de l’ONU ;
– fixer un ultimatum de soixante-douze heures pour un cessez-le-feu humanitaire, l’entrée de l’aide humanitaire, la reprise des négociations, la libération des otages contre les prisonniers palestiniens ;
– déclarer que tout veto à cette résolution devra être considéré comme complicité de génocide ;
– imposer des sanctions à Israël si cet appel n’est pas respecté.

Ceci est un ultimatum pour la dignité humaine. Il est impératif de faire respecter le droit humanitaire. Il est impératif de sauver notre humanité.
Fermer les yeux, c’est laisser mourir. Combien d’enfants faudra-t-il encore enterrer avant que le monde réagisse ? Ce qui se passe là-bas n’est pas une tragédie lointaine. C’est une atteinte directe à notre humanité. Et face à l’inacceptable, se taire, c’est participer. Nous ne pouvons plus nous contenter d’être informés.
Il est temps d’élever nos voix, d’ouvrir nos cœurs, de passer à l’action. L’histoire nous jugera sur ce que nous avons fait. Ou laissé faire.

Par Raphaël Pitti, médecin humanitaire, président de Husome.
Tribune - L'Humanité du 06 juin 2025

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