Le veto américain, une preuve renouvelée d'une complicité sans faille dans le génocide en cours à Gaza

 



Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) a condamné dans les termes les plus forts l'utilisation par l'administration américaine de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU contre un projet de résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza. Le FPLP considère ce comportement comme une continuation flagrante du rôle des États-Unis dans la dissimulation de la guerre d’extermination menée par l’État d’occupation sioniste contre notre peuple.
Le Front ajoute dans un communiqué publié mercredi soir : « Il n'est pas surprenant que l'administration américaine prenne une telle décision, étant donné qu'elle participe directement à l'agression contre Gaza en fournissant à l'occupation sioniste les armes les plus puissantes interdites au niveau international, et en lui accordant une couverture politique et juridique pour continuer sa sale guerre contre notre peuple sans défense. »
Le Front souligne que cette décision américaine représente une insistance délibérée de l’administration américaine sur une implication directe dans la catastrophe humanitaire en cours à Gaza, et la tient pleinement responsable moralement et légalement des massacres et du génocide perpétrés contre notre peuple, en particulier les enfants, les femmes, les civils et les personnes déplacées.
Le Front déclare que le veto américain constitue un nouveau chapitre dans l'hostilité historique que les administrations américaines successives ont nourrie envers le peuple palestinien, et expose la profonde contradiction morale de la politique américaine, qui justifie les crimes de l'occupation et lui donne le feu vert pour continuer son massacre.

Par Roland RICHA
Jeudi, 05 juin 2025


Veto américain
Les États-Unis ont opposé dans la nuit du 04 au 05 juin 2025 leur veto à un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu à Gaza et à un accès sans restriction de l'aide humanitaire à l'enclave assiégée. Washington a justifié cette décision en affirmant que le texte « sape les efforts diplomatiques en cours pour résoudre le conflit.
Il s'agit du premier veto utilisé par Washington au Conseil de sécurité de l'ONU depuis le retour du président Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier.
Avant le vote, l'ambassadrice américaine Dorothy Shea a déclaré : "Cette résolution saperait les efforts diplomatiques visant à parvenir à un cessez-le-feu qui reflète la réalité sur le terrain et encouragerait le Hamas."
Elle a ajouté : « Le texte est inacceptable en raison de ce qu'il dit, et il est également inacceptable en raison de ce qu'il ne dit pas », soulignant le droit d'Israël à « se défendre ».
Il s'agit du premier vote du Conseil de 15 membres sur la guerre dans la bande de Gaza depuis novembre, lorsque les États-Unis, sous l'ancien président Joe Biden, ont bloqué un projet de résolution qui appelait également à un cessez-le-feu dans l'offensive qui dure depuis près de 20 mois.
Le projet de résolution, soumis au vote des dix membres non permanents du Conseil, a recueilli 14 voix pour et une contre.
Le projet de résolution appelait à un « cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et permanent » et à la libération inconditionnelle des prisonniers israéliens. Il a également souligné la « situation humanitaire catastrophique » dans la bande de Gaza et a appelé à la « levée immédiate et inconditionnelle de toutes les restrictions à l'entrée et à la distribution sûres et sans entrave de l'aide humanitaire à Gaza à grande échelle », y compris par les Nations Unies.

Par Roland RICHA
Avec des agences de presse.

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