D'une philippique à une autre... "What the fuck"

 



Oh comme c’est mignon, des Éthiopiens et des Érythréens qui s’embrassent sur leur frontière ‘commune’, comme on dit si gentiment… mais au fond, étaient-ce deux pays différents, et ennemis, avant que de braves colonisateurs (italiens, en l’occurrence) ne s’en mêlent ? Il y a des lecteurs à qui cela évoquera la figure de Rimbaud Arthur, oui, le trafiquant d’armes qui a sévi dans cette partie du monde, Somalie, Yémen et compagnie … c’est vrai que je préfère Lautréamont, Corbière, Jarry, parmi les étranges novateurs de cette époque… et il y a aussi le Mallarmé du Coup de dés et du Tombeau d’Anatole… et Charles Cros ! Oh, un portrait abîmé par un débile (un touriste !) qui se faisait le portrait, un selfie, devant ce tableau, aux Uffizi, ouais, paraît que ça s’appelle un ‘m’aime’, ou un lek, ou lick. Kamikaze semi-demi-cultivé, et naguère spécialiste breveté des gouvernements instables et métastables (qui ont fait le lit de Wild Willie Wilders), le petit Tantan Rut nous rappelle un de ces dictons typiques des pages roses du (très) petit Larousse (quelle rousse ?), ‘Si uis bellum, para bellum’, oui, une pure tautologie, comme la version beaucoup plus rare ‘Si uis pacem, para pacem’ … méfiez-vous de toute autre version, dont le mieux et le plus gentil qu’on puisse dire, c’est qu’elle est apogriffe ! 

Il semblerait que l’accouplement de Zebos, qui devait être rebaissé par la présence de monceaux d’oligarques (non-russes !), kleptocrates et kleptomanes, recrachés par le show- bizz et le trumpf-bizz, et qui était prévu à la Scuola Grande della Misericordia (Dieu de miséricorde !) doive être relégué à l’Arsenale (pourvu qu’il n’y ait pas trop d’armes !)… mais la musique sera bien de Didaldi et de Magabrieli. Zizi, oui, il parle toudi de son zizi : ainsi donc le Trumpfoutoir, irrépressiblement irrité par les jaculations explosives de son ‘ami’ Bibi le fou (qui ne pense qu’à tuer, et est devenu incapable de faire autre chose, même, même barboter), s’est écrié, devant les micros du monde entier, ‘What the fuck’, ce que la vertueuse BBC a bien sûr aussitôt censuré, mais les savants médias francophones, croyant qu’il disait ‘Ouah, le feu’, l’ont diffusé en boucle. 

Elle est belle, notre culture : un ‘mariage’, certes un peu moins kleptocratique que celui de Venise, devait être célébré au Disneyland, lieu de tous les désirs et plaisirs les plus raffinés, entre un Brexitique de 39 ans et une Krainienne de 9 ans (ben oui, dans certains pays…)… et yavait même une connexion lettonne ! Il y a aussi ce documentaire que j’ai vu hier soir sur Arte, et qui montre (non, impossible !) que le monde ‘libre’ aimait d’un grand mamour les gentils dictateurs du Brésil, du Chili et du Nicaragua (vous ajouterez aisément Argentine, Paraguay, Uruguay, Guatemala, Santo Domingo, et le Cuba-mafia-casino-bordel d’avant Castro), et aussi les ‘freedom fighters ‘ du gentil Reagan (oui, l’épouse de Thatcher), ces Contras, aussi sympathiques que l’IS (mais pas musulmans !), sans parler du Salvador, qui n’a pas attendu le super-duper garde-chiourme Bukele pour célébrer le crime d’état… tout ça au service du ‘monde libre’ … bref, l’histoire bégaie, claudique, barbote, grenouille ! 

Philippe HUNT
Homme de lettres et philosophe
Le 25 juin 2025

Ainsi donc le Trumpfoutoir, irrépressiblement irrité par les jaculations explosives de son ‘ami’ Bibi le fou (qui ne pense qu’à tuer, et est devenu incapable de faire autre chose, même, même barboter), s’est écrié, devant les micros du monde entier, ‘What the fuck’


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