Selon Reporters sans frontières, les journalistes victimes de frappes au Liban ont été ciblés

 

Carmen Joukhadar, de la chaîne qatarie Al Jazeera, allongée au sol avec en arrière plan la caméra sur son trépied sur fond d'un incendie.
Vendredi 13 octobre, en fin d’après-midi, deux bombardements se sont abattus à trente secondes d’intervalle sur un groupe de sept journalistes couvrant les affrontements entre le Hezbollah et Israël dans le sud du Liban. Le photojournaliste de l’agence britannique Reuters, le Libanais Issam Abdallah, a été tué sur le coup, et quatre de ses confrères de l’Agence-France-Presse (AFP) et de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira ont été blessés.
Au terme d’une enquête dont les résultats ont été publiés dimanche 29 octobre, Reporters sans frontières affirme que les journalistes, qui étaient clairement identifiés comme représentants de la presse, ont été ciblés.

(Afp du 29 octobre 2023)

Alma el-Chaab: Le martyr d'un journaliste

Perché sur une colline à plus de 350 mètres d'altitude, Alma el-Chaab surplombe le golfe de Naqoura avec ses plages blanches et sa mer d’un bleu profond. Nous sommes au Liban. Au sud Liban. De l'autre côté de l'horizon commence la Palestine. L'armée d'occupation monte la garde et bombarde ce qui lui paraît comme suspect.
Ce jour-là, une équipe de journalistes, de photographes, de correspondants de presse se sont positionnés à cet endroit précis pour filmer, photographier et témoigner de ce qu'ils observent.
Une activité suspecte au goût des soldats d'en face.
Les gens de la presse sont ciblés. Des obus sont tirés. Toute l'équipe est touchée de plein fouet.
Issam Abdallah, correspondant de Reuters, est tué. Ses confrères de la chaîne qatarie Al Jazeera, Carmen Joukhadar et Eli Brakhia sont grièvement blessés.
Les secours accourent.
Un cameraman filme la scène. On voit Carmen ramper de derrière le talus. Elle réussit à se dégager partiellement. Dans un ultime effort, elle fait signe à un secouriste qui approche et la retire in extremis du brasier. Un autre fonce et récupère la caméra encore fixée sur un trépied au milieu des flammes.
C'est à ce prix que les informations nous arrivent.
Hommage à ces combattants de la vérité.

Par Roland RICHA
Samedi, 14 octobre 2023

1 commentaire:

  1. C'est quand même bizarre que RSF ne condamne pas Israël pour les crimes de tous les journalistes avant et en ce moment. Je pense que quand cette organisation reçoit un prix de 700 000 euros de la part des israéliens le silence s'impose. Alors M. Drareni (RSF) tout algérien que vous êtes, nous ne vous avons pas entendu défendre la cause des journalistes palestiniens où est votre voix ? Où est RSF devant le massacre des enfants femmes et hommes palestiniens ? Où sont les ONG financées par la NED qui se taisent devant les crimes atroces commis par Israël tous les jours que Dieu fait ? Où sont les ONG qui défendent "les droits de l'homme" ? Pourquoi ce silence ? Vous avez tous du sang sur les mains. Est-ce qu'il vous reste un peu d'humanité ? Ou c'est l'argent et l'agenda que vous suivez qui prime ? HONTE A VOUS. VIVE LA PALESTINE.

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