L’aide humanitaire arrivée de plusieurs capitales s’empile dans le Sinaï égyptien, frontalier de la bande de Gaza, sans rejoindre le territoire palestinien, ont rapporté des témoins à l’Agence France-Presse. Des cargaisons d’aide jordanienne, turque et émiratie ont atterri à l’aéroport d’El-Arich, chef-lieu du Nord-Sinaï, ainsi que du matériel médical couvrant les besoins de 300 000 personnes dans la bande de Gaza envoyé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’Egypte a, elle, envoyé un convoi d’une centaine de camions transportant 1 000 tonnes d’aide.
Mais après trois bombardements israéliens lundi et mardi du terminal palestinien de Rafah, le poste-frontière vers l’Égypte est fermé. Samedi, un responsable américain avait affirmé que l’Égypte et Israël s’étaient entendus pour laisser les Américains sortir de la bande de Gaza à travers Rafah. Mais l’Égypte a posé des conditions. Elle « refuse que le poste-frontière soit uniquement réservé au passage des étrangers », ont affirmé des sources haut placées citées par des médias proches du renseignement. « La position égyptienne est claire : la condition [à ces traversées] est que l’entrée de l’aide à Gaza soit facilitée », ont-elles ajouté. Dimanche, des témoins ont rapporté que les blocs de béton installés par les Égyptiens après les bombardements israéliens pour renforcer leur frontière étaient toujours en place, semblant indiquer qu’aucun passage n’était envisagé dans l’immédiat.
Avec l'Afp du 15 octobre 2023

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