Égypte: le sommet sur la « cause palestinienne » aura lieu samedi 21 octobre

 

Le « sommet régional et international sur l’avenir de la cause palestinienne », proposé par l’Egypte en pleine guerre entre Israël et le Hamas, aura lieu samedi, ont indiqué lundi des agences de presse du Golfe.
Les agences du Qatar et du Koweït ont annoncé que leurs dirigeants avaient reçu des invitations pour cette conférence, au moment où la guerre déclenchée le 7 octobre a déjà fait des milliers de morts des deux côtés et un million de déplacés.
Depuis, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, multiplie les déplacements dans la région. De nombreux chefs de diplomatie se sont également déjà succédés au Caire, ainsi qu’en Israël.
Tous appellent à mettre fin au conflit, à éviter son débordement régional et, dans l’immédiat, à dégager des corridors humanitaires et des passages pour l’aide vers la bande de Gaza, bombardée sans relâche par Israël.
L’Egypte, qui tient l’unique terminal vers et depuis Gaza qui ne soit pas contrôlé par Israël, est en première ligne et c’est dans son désert du Sinaï que l’aide, venue de l’étranger, s’accumule depuis des jours.
Le Caire conditionne la sortie des étrangers à l’entrée de l’aide et assure ne pas avoir reçu de réponse d’Israël après des demandes « répétées » d’envoyer les camions d’aide. Israël, de son côté, assure qu’aucun accord n’a été trouvé jusqu’ici.
Les chefs de diplomatie des Etats pétroliers et gaziers du Conseil de coopération du Golfe se réuniront de leur côté mardi à Mascate, la capitale d’Oman, pour « discuter des développements dans la bande de Gaza », a annoncé le bloc régional.

A Rafah, à la frontière avec l’Égypte
Devant les grilles, ils sont des centaines de Palestiniens à disposer de passeports étrangers, dont de nombreux enfants, à espérer pouvoir passer, pensant qu’ils pourraient être prioritaires.
« Nous sommes à la frontière depuis trois jours », explique à l’AFP Ahmad Al-Qassas, qui détient la citoyenneté allemande. « De plus en plus de personnes viennent ici pour être en sécurité mais on entend toujours des tirs d’artillerie autour de nous. Il n’y a vraiment aucun endroit sûr à Gaza. »
Le terminal de Rafah a été frappé à plusieurs reprises par l’armée israélienne depuis le début de la guerre.
Un million de personnes ont été déplacées en une semaine, d’après l’ONU.
Israël, qui impose un blocus à Gaza depuis plus de 15 ans, et se prépare à une offensive terrestre, a suspendu la semaine dernière l’alimentation en eau, électricité et carburants. La distribution en eau a repris dimanche dans certains secteurs du sud du territoire mais les conditions de vie restent très précaires.
Environ 2.750 personnes, la plupart des civils dont des centaines d’enfants, sont mortes dans les raids de l’armée israélienne qui bombe sans cesse la bande de Gaza depuis le 7 octobre, selon les autorités locales.

Agence France-Presse du 16 octobre 2023

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