Plus d'un mort par jour, en ce mois de janvier. À ce rythme, cela pourrait être pire que l'année dernière, qui est déjà considérée comme la plus meurtrière pour les Palestiniens, depuis une vingtaine d’année, et la fin de la seconde Intifada.
En 2022, il y a eu 144 morts selon l’ONG israélienne de défense des droits de l’homme, B’Tselem. Près de 170, selon un décompte des autorités palestiniennes.
Les soldats israéliens, responsables de tous ces morts, ne risquent absolument rien. Immunité totale. Roni Pelli, avocat israélien spécialisé dans la défense des droits de l’homme, dans les Territoires palestiniens, explique : « On constate que moins de 1% des plaintes déposées par des Palestiniens contre des soldats, se terminent par des mises en examen ».
Il y a quelques jours à Hébron, un Palestinien qui franchit un checkpoint israélien, confie à la presse: « Vous savez, notre vie n’a aucune valeur pour eux. Il suffit d’un regard de travers, pour qu’un soldat israélien vous abatte. Il pourra toujours se justifier, en posant un couteau à côté de votre cadavre. Il prétendra que vous aviez voulu l’attaquer ».
Pendant tout ce temps, l’État israélien avec ces gouvernements successifs, assouplit de plus en plus les règles d’engagement de ses soldats.
Permission de tuer impunément et sans sommation.
Mutisme et complicité des puissants de ce monde avec un État hors la loi.
Par Roland RICHA
Jeudi, 26 janvier 2023


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