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| Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault à Naqoura, au Liban, le 11 juillet 2016 (Afp) |
Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a promis lundi que son pays ferait tout pour aider à maintenir la paix au Liban, et assuré que la France maintiendrait son engagement au sein de la FINUL, la force de l'ONU déployée le long de la ligne de démarcation avec Israël.
Arrivé lundi au Liban pour une visite de deux jours consacrée à la situation politique et sécuritaire du pays, en proie à une paralysie institutionnelle et frappé de plein fouet par les répercussions du conflit syrien, M. Ayrault s'est d'abord rendu au quartier général de la Finul, à Naqoura, au sud Liban.
La France compte quelque 850 militaires sur 10.000 hommes au sein de la force de maintien de la paix, créée en 1978, et renforcée après la guerre de 2006.
"Il y a 10 ans jour pour jour éclatait une guerre meurtrière entre Israël et le Hezbollah", le groupe chiite libanais pro-iranien, a rappelé le ministre devant les soldats français de la mission onusienne.
"La stabilité de la ligne bleue (la ligne de démarcation entre le Liban et Israël) est une priorité pour la France", a-t-il déclaré, assurant que celle-ci resterait "pleinement engagée" au sein de la force.
L'action de la Finul "rend possible le maintien d'un calme précaire qui doit se transformer en cessez-le-feu définitif, c'est notre objectif", a-t-il ajouté.
"Je viens ici avec un message de soutien à nos forces, et au peuple libanais. Nous voulons aussi dire aux Israéliens de l'autre côté de la frontière que nous ferons tout pour garantir la paix et la sécurité pour tous", a-t-il déclaré.
La Finul, chargée de surveiller la frontière mène des patrouilles quotidiennes pour recenser des violations et parer à toute escalade entre les deux pays.
"C'est calme, mais ce sont deux pays qui se regardent dans le blanc des yeux et tout peut toujours arriver. C'est très aléatoire et on ne sait jamais ce qui va se passer", a expliqué une source de la Finul.
Quelque 150 soldats français ont perdu la vie depuis la création de la Finul, dont 80 dans l'attentat du Drakar en 1983, qui avait frappé les contingents français et américains de la force.
Un soldat espagnol a été tué l'an dernier lors d'incidents survenus entre Israéliens et Hezbollah.
"Aujourd'hui, il y a encore d'autres menaces qui pèsent sur le Liban", a poursuivi M. Ayrault, citant la guerre dévastatrice en Syrie vosine, et la crise politique à laquelle est confronté le pays du Cèdre, sans président depuis deux ans.
"Il faut que le Liban soit tenu à l'écart du conflit syrien", a exhorté le chef de la diplomatie française, alors que le pays compte 1,1 million de réfugiés syriens, soit un quart de sa population, et que le Hezbollah est directement impliqué dans la guerre en Syrie aux côtés du régime de Bachar Al-Assad.
M. Ayrault doit avoir lundi soir et mardi une série d'entretiens avec les principaux responsables politiques libanais, y compris des députés du Hezbollah, pour évoquer ces sujets.
(11-07-2016 - Avec les agences de presse)
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