Le flot des djihadistes qui rejoignent l’organisation Etat
islamique (EI) en Irak et en Syrie ne se tarit pas. Malgré un an de
bombardements de la coalition internationale menée par les Etats-Unis ;
malgré la perte par l’EI, sous la pression des forces kurdes syriennes,
de positions clefs à la frontière turque, par où sont longtemps passés
sans encombres les candidats au djihad. Malgré un resserrement des
contrôles par la Turquie sur son territoire et à la frontière, ainsi
qu’une coopération accrue entre services de renseignements.
Les services américains estiment que près de 30 000 djihadistes
étrangers se sont rendus en Syrie et en Irak depuis 2011, rapporte
samedi 27 septembre le New York Times. La précédente estimation rendue
publique par les mêmes services, il y a un an, donnait un chiffre de
moitié inférieur. La plupart de ces volontaires ont rejoint les rangs de
l’EI, mais également d’autres groupes combattants de Syrie. Ils sont
originaires de 100 pays, selon ce décompte. L’EI continuerait ainsi de
recruter une moyenne d’un millier de combattants étrangers par mois.
Cependant, l’EI paraît avoir récemment mis en place des mesures pour
empêcher la fuite hors de villes sous son contrôle d’un nombre
croissant, quoique limité de militants étrangers déçus par la réalité de
cette utopie djihadiste. Des témoignages, rares encore, qu’analysait un
récent rapport de l’International Center for the Study for
Radicalization, du King’s College de Londres.
Par ailleurs, le comité pour la sécurité nationale de la Chambre des
représentants doit publier mardi un rapport, fruit de six mois de
travail, dans lequel il critique la lente adaptation des services de
renseignements américains et leurs partenaires à cette menace. « Les
partenaires étrangers partagent encore des informations sur les
personnes suspectées de liens avec une organisation terroriste de façon
ad hoc, intermittent et souvent incomplète. (…) Il n’existe actuellement
aucune base de données globale rassemblant les noms des combattants
étrangers » au sein des groupes armés syriens, déplore le comité
bipartisan. « Au lieu de cela, les Etats-Unis et d’autres pays se basent
sur un système faible et morcelé d’échange des identités d’individus
extrémistes. »
(27-09-2015
- Avec les agences de presse)
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