Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré avoir échangé avec le président américain, Donald Trump, à propos des négociations en cours avec l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz et en vue d’un accord final sur le programme nucléaire iranien.
Lors de cette conversation, « le président Trump et moi avons convenu que tout accord final avec l’Iran doit éliminer le danger nucléaire », a affirmé M. Nétanyahou sur le réseau social X. « Cela signifie démanteler les sites d’enrichissement nucléaire de l’Iran et retirer son matériau nucléaire enrichi de son territoire », a-t-il souligné, avant d’insister : « Ma politique, comme celle du président Trump, reste inchangée : l’Iran n’aura pas d’armes nucléaires. »
En outre, Donald Trump « a également réaffirmé le droit d’Israël à se défendre contre les menaces sur tous les fronts, y compris le Liban », a ajouté le premier ministre israélien, en référence au Hezbollah pro iranien.
Plusieurs élus républicains affirment leur opposition au projet
d’accord de Donald Trump avec l’Iran
Les dernières déclarations de Donald Trump, assurant que les
Etats-Unis n’entendaient pas « se précipiter » en vue de conclure
un accord avec l’Iran, semblent répondre aux critiques émises dans
son propre camp ce week-end sur les perspectives d’un compromis,
vu par certains élus républicains comme trop favorable à l’Iran,
l’ennemi juré des Etats-Unis.
Les sénateurs Ted Cruz et Lindsey Graham, tout comme Mike Pompeo,
secrétaire d’Etat de Donald Trump lors de son premier mandat, ont
fait part de leur opposition à ce que l’Iran bénéficie
prochainement d’avantages tels que la possibilité de vendre
librement son pétrole.
M. Cruz a estimé sur X que l’issue pourrait être une « erreur
désastreuse ».
« Cela n’a aucun sens pour moi », a renchéri dimanche le sénateur
républicain sortant Thom Tillis sur CNN. « Nous parlons
aujourd’hui d’une position selon laquelle nous pourrions accepter
que les matières nucléaires restent en Iran. Comment cela peut-il
avoir un sens ? De même, un cessez-le-feu de soixante jours, et le
fait de s’attendre à ce qu’ils libèrent le détroit d’Ormuz avant
que les termes de l’accord ne soient fixés, me semblent également
discutables », a-t-il dit.
Selon le média Axios, un éventuel accord prévoirait le
prolongement pour soixante jours du cessez-le-feu actuellement en
vigueur, période durant laquelle le détroit d’Ormuz serait
rouvert, l’Iran vendrait librement du pétrole et des négociations
auraient lieu sur le nucléaire iranien.
« J’ai l’impression que cet accord va en fait nous ramener au
statu quo d’avant-guerre », a déclaré pour sa part dimanche le
sénateur démocrate Chris Van Hollen sur la chaîne Fox News.

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