Syrie : Israël tue 13 personnes lors d’une opération, l’ONU dénonce une « violation grave et inacceptable »

 

Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé un « crime de guerre » et accusé Israël de vouloir « embraser » la région.© afp
Les forces israéliennes ont tué vendredi 28 novembre 13 personnes lors d’une opération dans le sud de la Syrie, selon les médias nationaux. Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé vendredi un « crime de guerre » et accusé Israël de vouloir « embraser » la région avec cette opération, la plus meurtrière depuis la chute il y a près d’un an du président Bachar al-Assad.
Les forces israéliennes ont tué vendredi 13 personnes, dont des femmes et des enfants, lors d’une opération dans le sud de la Syrie, selon Damas. Il s’agit de l’opération israélienne la plus meurtrière depuis la chute il y a près d’un an du président Bachar al-Assad, renversé par une coalition islamiste.
Comme à son habitude, Israël a justifié cette agression militaire en affirmant viser un groupe islamiste. L’armée israélienne avait annoncé plus tôt avoir lancé dans la nuit « une opération visant à arrêter des suspects appartenant à l’organisation Jamaa islamiya », un groupe libanais allié du Hamas, qui « préparaient des attaques contre des civils israéliens ».

La Syrie dénonce un « crime de guerre »
L’armée génocidaire a ainsi fait état d’un échange de tirs et indiqué que six soldats israéliens avaient été blessés, dont trois grièvement, lors de cette incursion dans le village de Beit Jinn, à une quarantaine de km au sud-ouest de Damas.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé un « crime de guerre » et accusé Israël de vouloir « embraser » la région. Lors de l’opération, l’armée israélienne a « arrêté trois fils » du village, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) le maire de la localité située au pied du Mont Hermon, Abdel Rahmane al-Hamraoui. Il a ajouté que « des accrochages ont opposé des habitants qui ont tenté de s’opposer à l’incursion » de l’armée israélienne qui a par la suite « bombardé la localité à l’artillerie et aux drones ».
Selon le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, « il s’agit de l’incursion la plus meurtrière depuis qu’Israël a commencé à mener des opérations hors de la zone tampon dans le sud de la Syrie ». Le 12 juin, la Syrie avait accusé l’armée israélienne d’avoir « enlevé sept personnes » dans ce même village lors d’une opération au cours de laquelle un civil avait été tué.
L’envoyée spéciale adjointe des Nations unies pour la Syrie, Najat Rochdi, a dénoncé, de son côté, une « violation grave et inacceptable (…) de l’intégrité territoriale de la Syrie ».
Depuis la chute de Bachar al-Assad, Israël occupe la zone démilitarisée sur le plateau du Golan, au-delà de la ligne de démarcation entre la partie de ce territoire syrien annexée unilatéralement par Israël en 1981 et le reste de la Syrie. Israël attache une « importance immense » à sa présence militaire dans la zone tampon en Syrie, avait déclaré le 19 novembre son Premier ministre, Benyamin Netanyahou, lors d’une visite à des soldats israéliens déployés dans cette zone censée être sous le contrôle de l’ONU.
En juillet, et alors que le sud de la Syrie était secoué par des affrontements entre Druzes et Bédouins, l’armée syrienne était intervenue à Soueïda. Il s’agissait alors d’un bon prétexte pour Israël d’attaquer la capitale et de se poser en défenseur de la communauté druze.

(Avec les agences de presse du 28 novembre 25)

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