mardi 27 mars 2018

Tâche d'huile...

Depuis des dizaines d'années, des milliers de Palestiniens ont été emprisonnés en tant que "détenus administratifs" sans qu'aucun d'entre eux ne soit informé de la raison de son emprisonnement.

L'une des façons de protester contre sa détention administrative est la grève de la faim.
Ni le détenu ni son avocat n'ont accès aux "informations secrètes" justifiant sa mise en détention.
L’État sioniste en Palestine se sert de la détention administrative comme une véritable politique depuis 1948, et y a progressivement eu recours dans tous les territoires occupés depuis 1967.
Depuis des dizaines d'années, des milliers de Palestiniens ont été emprisonnés en tant que "détenus administratifs" sans qu'aucun d'entre eux ne soit informé de la raison de son emprisonnement.
Certains résistants sont ainsi détenus depuis plus de 6 ans, sans inculpation, ni procès.
De nombreux anciens détenus racontent que le jour même où leur ordre de détention est venu à terme, alors qu'ils se trouvaient dans la cour de la prison, un nouvel ordre leur a été adressé et qu'ils ont dû faire demi-tour et entamer une nouvelle période de détention. Les conséquences psychologiques pour eux et pour leur famille sont incommensurables.
C'est le cas de Mhammad al Janazra (45 ans) du camp de réfugiés Al Fouar près d'Hébron qui a entamé le dimanche 25 mars 2018 une grève de la faim illimitée pour protester contre la reconduction de sa détention administrative.
Aussitôt, l'administration du centre de détention d'Ofer l'a isolé dans une cellule de peur que son geste fasse tâche d'huile.

Al Faraby
Mardi, 27 mars 2018

La pétition qui monte...
      "Libérez A'hed Tamimi"
https://www.change.org/p/benyamin-netanyahou-libérez-l-enfant-a-hed-tamimi
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