La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


mercredi 12 juillet 2017

Rafle du Vel d'Hiv: Contre toute confusion entre la communauté juive et Israël.


Le courrier qui suit a été envoyé ce matin (12 juillet 2017)  au Président Macron par la poste.

Monsieur E. Macron,
Président de la République,
Palais de l’Elysée

Monsieur le Président,
Informée de votre invitation au Premier ministre Benyamin Netanyahou pour la commémoration du 75ème anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, l'association Couserans-Palestine (09) partage l'analyse du MRAP qui s'inquiète d'une telle confusion entre la communauté juive et Israël. Si le devoir de mémoire concernant la rafle du Vel d'Hiv des 16 et 17 juillet 1942 (13 000 hommes, femmes et enfants ont été arrêtés par la police française, internés à Drancy puis déportés à Auschwitz) est indispensable, ce devoir ne saurait être associé aux dirigeants israéliens qui mènent une politique criminelle, en violation du droit international, à l'encontre du peuple palestinien.
L'association Couserans-Palestine (09) espère, M. Le Président, que vous ne resterez pas sourd aux appels de tous les partisans de la paix qui réclament des sanctions contre le gouvernement israélien, en particulier la suspension de l'accord entre l'Union Européenne et Israël.
Avec Le MRAP, nous réaffirmons la lutte indispensable contre l'antisémitisme comme de tout autre forme de racisme, mais l'instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme quand on assimile, de façon ambiguë, la critique de la politique de l’Etat d’Israël à l’antisémitisme, est à la fois une insulte à ses victimes et une menace contre la liberté d’expression.
Recevez, Monsieur le Président, l’assurance de nos sentiments civiques et humanistes.

Pour Couserans-Palestine (09)
Les Co-Présidents
Mado Gallego et François Paumier

Couserans-Palestine (09) regroupe plus d'une centaine d'adhérents du département de l'Ariège, qui agissent :
- Pour l’instauration d’un état palestinien souverain, indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale, dans les frontières d’avant la « guerre des six jours », en application de la résolution 242 des Nations Unies ;
-Pour l’application de la résolution 194 de l’ONU pour le droit au retour des réfugiés ;
- Pour établir des liens de solidarité avec le peuple palestinien.