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vendredi 23 juin 2017

Les associations de défense du loup claquent la porte d'une réunion

Des loups gris aux Angles, dans le Gard, le 18 juin 2015 (afp)
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Les associations de défense du loup Aspas et Férus ont claqué la porte d'une réunion du Comité national sur l'animal, jeudi à Lyon, alors que le débat allait porter sur le prochain quota d'abattages.
"Il n'est pas question que nos deux associations restent autour de cette table pour discuter de la fixation du nombre de spécimens dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018", ont-elles fait savoir dans un communiqué de presse.
"Nous sommes opposés aux destructions de loups et le seul nombre admissible à nos yeux est zéro spécimen", ont-elles ajouté en dénonçant une politique gouvernementale de "+mort annoncée+ qui ne résoudra aucun problème".
Ce boycott intervient alors que le quota pour la saison en cours, jusqu'au 30 juin, vient d'être relevé à 40 loups, contre 38 jusqu'alors.
Outre les associations, des représentants de l’État et des éleveurs participaient à cette réunion organisée dans les locaux de la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt.
A travers le collectif CAP Loup, l'Aspas et Férus avaient lancé le 13 juin, avec la Société française pour l'étude et la protection des mammifères, une campagne "Stop aux tirs des loups", soutenue par plusieurs personnalités comme Yann Arthus-Bertrand.
Lundi, ce collectif avait déjà dénoncé l'autorisation de l'abattage supplémentaire de deux loups par les ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture.
"J'ai autorisé non pas des prélèvements mais des tirs de défense renforcée. Il ne s'agit pas d'une décision d'abattage prise à la légère", s'est défendu le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot dans un entretien au quotidien régional Le Progrès paru jeudi.
"Je veux entendre toutes les parties prenantes avant de définir une stratégie pour les quatre prochaines années à partir du 1er janvier. Cette discussion ne pourra avoir lieu qu'après l'été", a-t-il ajouté.
Selon Madline Reynaud, directrice de l'Aspas, une prochaine réunion est prévue en septembre. Le nombre de prélèvements envisagé pour la nouvelle saison par les autorités se situerait "entre 36 et 40".
Le 30 mai, un loup avait été abattu dans la Drôme, épuisant alors le quota de 38 prélèvements prévu de juillet 2016 à juin 2017. Ces tirs sont autorisés par dérogation, le loup étant une espèce protégée en Europe.
Depuis un an, plus de 8.000 bêtes - des ovins essentiellement - ont été tuées dans des attaques de troupeaux attribuées au loup dans les Alpes-Maritimes, la Savoie, les Alpes-de-Haute-Provence, le Var, les Hautes-Alpes et l'Isère. Sa population en France, en augmentation, atteint désormais quelque 360 individus.