La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


dimanche 21 mai 2017

Assassinat d'un commandant du Hamas: les 3 accusés condamnés à mort

La police de Hamas escorte une ambulance transportant les corps d'hommes accusés de collaborer avec Israël à Gaza, le 6 avril 2017 (afp)

La justice militaire à Gaza, territoire contrôlé par le Hamas palestinien, a condamné à mort dimanche trois hommes accusés de l'assassinat d'un commandant du mouvement islamiste pour le compte d'Israël.
Au terme de quatre jours de procès, Achraf Abou Leïla, 38 ans, a été condamné à la pendaison pour assassinat. Ses deux co-accusés, qui répondaient de "collaboration" avec l'ennemi israélien, ont également été condamnés à la peine capitale.
Lors d'une conférence de presse, le président du tribunal militaire, Nasser Sleimane, a précisé que "Hicham A., 44 ans, sera pendu et Abdallah N. fusillé".
Les autorités du Hamas avaient annoncé l'arrestation ces dernières semaines des trois suspects.
Le 24 mars, Mazen Faqha, un commandant de la branche armée du Hamas, a été abattu de plusieurs balles devant chez lui dans la bande de Gaza. Aussitôt, le Hamas invoquait le professionnalisme de l'opération pour accuser Israël, son ennemi juré, aidé de "collaborateurs".
La mystérieuse exécution a suscité un accès de fébrilité dans la bande de Gaza et au sein du Hamas, ainsi que des promesses de vengeance faisant planer le spectre d'une nouvelle escalade militaire avec Israël.
Le chef du mouvement, Ismaïl Haniyeh, a lui-même parlé de "coup douloureux" et promis que le criminel serait "châtié".
Les autorités du Hamas avaient diffusé des enregistrements des "aveux" des trois suspects, suscitant l'inquiétude des défenseurs des droits de l'Homme qui avaient accusé les forces de sécurité du Hamas de recourir "aux moyens de coercition et à la torture".
Après l'assassinat, les services de sécurité avaient lancé une vaste campagne contre la "collaboration" avec Israël, en affirmant avoir arrêté 45 personnes.
Le 6 avril, le Hamas avait fait un exemple en pendant trois hommes accusés de faits de "collaboration" avec Israël antérieurs à la mort de Mazen Faqha et sans lien direct avec elle.