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dimanche 30 avril 2017

Les indiens du Brésil dénoncent une offensive contre leurs territoires

La 14e édition du rassemblement "Terre Libre" a été marquée par des conférences et des rituels en public, mais aussi par des manifestations qui ont tourné à l'affrontement avec la police. (afp)
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"Le béton ne remplit pas le ventre", déclare Alessandra Korap, indienne brésilienne de l'ethnie Munduruku, venue à Brasilia pour dénoncer la construction d'un gigantesque barrage en pleine forêt amazonienne.
Cette semaine, plus de 3.000 indiens issus de tribus de plusieurs pays d'Amérique Latine campaient autour des symboles du pouvoir de la capitale du Brésil pour réclamer la reconnaissance de leurs coutumes et de leurs territoires face aux menaces de la déforestation et de l'agro-business.
La 14e édition du rassemblement "Terre Libre" a été marquée par des conférences et des rituels en public, mais aussi par des manifestations qui ont tourné à l'affrontement avec la police.
Selon le dernier recensement, datant de 2010, 896.000 indiens de 305 ethnies vivent au Brésil, 0,4% d'une population totale de plus de 200 millions d'habitants.
Ils occupent 12% du territoire, la plupart dans la région amazonienne, au nord du pays. Mais ces terres, censées leur être réservées, sont de plus en plus souvent mordues par l'expansion agricole, dans des conflits parfois teintés de sang.
En 2015, au moins 137 indiens ont été assassinés au Brésil, 891 depuis 2003, d'après les chiffres du Conseil Indien Missionnaire (CIMI), une ONG catholique locale.
Pour Adriana Ramos, responsable de l'Institut socio-environnemental, issu de la société civile, les autorités doivent prendre conscience de l'importance de la délimitation des territoires pour la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles du pays.
"La présence de ces communautés et leurs pratiques traditionnelles contribuent à l'enrichissement de la forêt", résume-t-elle.