La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


vendredi 14 avril 2017

Journée de colère d'étudiants tunisiens contre les "violences policières"

"Journée de colère" étudiante en Tunisie après des "violences policières", le 14 avril 2017 à Tunis (Afp)

Une "journée de colère", marquée par un appel à une grève générale, a été observée vendredi par des étudiants tunisiens qui entendaient dénoncer des "violences policières" survenues trois jours plus tôt lors d'une manifestation à Tunis, a-t-on indiqué de source syndicale.
A cette occasion, 200 à 300 manifestants ont participé à partir de la mi-journée à un rassemblement sur l'avenue Habib Bourguiba, sous un important dispositif sécuritaire -une trentaine de cars de police au total y étaient stationnés-, a constaté un journaliste de l'AFP.
Après avoir scandé des slogans devant le théâtre municipal, ils ont tenté de rejoindre le ministère de l'Intérieur, situé à proximité, mais ont été bloqués par les forces de l'ordre, entraînant quelques bousculades, d'après la même source.
En milieu d'après-midi, manifestants et policiers se faisaient toujours face sur l'avenue en partie fermée à la circulation.
Un dirigeant de l'Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), Nidhal Khadraoui, avait auparavant indiqué à l'AFP que la "journée de colère" décrétée par le syndicat visait à dénoncer les "violences policières" ayant émaillé un sit-in mardi devant la présidence du gouvernement.
Ce jour-là, "42 étudiants" en droit ont été blessés, "dont cinq grièvement", a-t-il affirmé, soulignant disposer de "photos et vidéos" montrant ces blessures.
Ce sit-in étudiant était intervenu en réaction à un décret ministériel modifiant les conditions d'accès au concours d'entrée à l'Institut supérieur de la magistrature (ISM).
Dans une déclaration à la radio privée Mosaïque FM, le ministre de l'Intérieur Hédi Majdoub a démenti toute violence de la part des forces de l'ordre, affirmant que les heurts de mardi avaient opposé deux groupes d'étudiants.
"Aucune enquête n'a été ouverte sur ce sujet parce qu'il n'y a eu aucune agression sur les étudiants en droit de la part de l'institution sécuritaire", a-t-il dit.