mercredi 7 janvier 2015

Horreur à "Charlie Hebdo" : 12 morts, dont Charb, Cabu, Wolinski et Tignous


La fusillade à Charlie Hebdo a fait 12 morts, dont deux policiers, 7 blessés dont 4 "désespérés". Selon nos informations, le journaliste et dessinateur Charb, directeur de la publication, ainsi que les dessinateurs Cabu, Wolinski et Tignous ont été tués. François Hollande a évoqué sur place un "attentat terroriste". "Nous punirons les agresseurs", a déclaré le chef de l'État. Selon nos informations, il y avait deux tireurs et un ou deux complices. Les hommes armés ont changé de véhicule place du Colonel-Fabien, non loin du siège de Charlie Hebdo. Les policiers auraient perdu leur trace porte de Pantin (à la sortie de Paris). Une source policière craint qu'ils ne fassent demi-tour et se dirigent vers les Champs-Élysées.
"Vers , deux hommes armés d'une kalachnikov et d'un lance-roquettes ont fait irruption au siège de Charlie Hebdo dans le 11e arrondissement de Paris. Un échange de coups de feu a eu lieu avec les forces de l'ordre", a expliqué une source policière à l'AFP. Le journal a été touché le jour de sa conférence de rédaction hebdomadaire, qui a lieu chaque mercredi avec tous les journalistes. Un témoin que nous avons pu contacter était présent devant le bâtiment au moment des faits. Il affirme que deux hommes cagoulés et armés sont sortis en trombe du bâtiment.
Selon l'agence Reuters, une trentaine de coups de feu ont été tirés. Sur France Info, un témoin évoque la présence de "deux hommes qui auraient lancé : On va venger le prophète." Une vidéo laisse clairement entendre le cri "Allah Akbar". Le commando aurait commencé à tirer dans le hall, puis serait monté dans les étages. Les deux braqueurs ont renversé un piéton à Pantin en prenant la fuite avec une voiture, selon BFM TV.
Les locaux du journal satirique, situés derrière le boulevard Richard-Lenoir, faisaient depuis l'objet d'une protection policière. Depuis février 2006 et la première affaire des caricatures de Mahomet, Charlie Hebdo a été à plusieurs reprises la cible de menaces. L'un des deux policiers abattus faisait partie du service de protection du rédacteur en chef de Charlie Hedbo. Le second était rattaché au commissariat du 11e arrondissement. Christophe Deloire, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), évoque une "atteinte contre la démocratie" et la liberté d'expression. L'attentat de mercredi est le plus meurtrier commis en France depuis 50 ans.
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est rapidement arrivé sur place, ainsi que la maire de Paris, Anne Hidalgo et le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Une réunion de crise doit avoir lieu à l'Élysée à partir de . Matignon a annoncé le relèvement du plan Vigipirate au niveau "alerte attentats", le niveau le plus élevé, dans toute l'Ile-de-France. "Organes de presse, grands magasins, lieux de culte et transports" ont été placés sous "protection renforcée", précisent les services du Premier ministre. Les sorties scolaires à Paris et les activités en dehors des établissements sont suspendues jusqu'à nouvel ordre, a indiqué mercredi le rectorat.

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Une réunion interministérielle de crise a débuté peu après 14H00 mercredi à l'Élysée autour de François Hollande et du Premier ministre Manuel Valls après l'attentat sanglant perpétré contre Charlie Hebdo, a-t-on appris auprès de la présidence.
Bernard Cazeneuve (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Défense), Christiane Taubira (Justice), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Fleur Pellerin (Culture et Communication), ainsi que les responsables des principaux services de police et de gendarmerie participaient à cette réunion, selon l'Élysée.

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Le Conseil du culte musulman condamne un "acte barbare"
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a condamné mercredi "avec la plus grande détermination" un acte "barbare", "contre la démocratie et la liberté de la presse", perpétré à Paris dans les locaux de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, et qui a fait au moins douze morts. L'instance représentative de la première communauté musulmane d'Europe, forte de 3,5 à 5 millions de membres, a réagi dans un communiqué au nom des "musulmans de France". Son président, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, devait se rendre sur les lieux du drame en début d'après-midi, a précisé son entourage.
Un attentat perpétré à Paris dans les locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo par deux hommes cagoulés et lourdement armés a fait au moins douze morts, mercredi en fin de matinée. Selon des témoins, les agresseurs ont crié "Nous avons vengé le prophète !", a affirmé une source policière. "Cet acte barbare d'une extrême gravité est aussi une attaque contre la démocratie et la liberté de presse", écrit le CFCM, qui exprime sa "solidarité" aux victimes et à leurs familles "face à ce drame d'ampleur nationale".
"Dans un contexte international politique de tensions alimenté par les délires de groupes terroristes se prévalant injustement de l'islam, nous appelons tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la République et de la démocratie à éviter les provocations qui ne servent qu'à jeter de l'huile sur le feu", poursuit le Conseil. L'instance appelle en outre "la communauté musulmane à faire preuve de la plus grande vigilance face aux éventuelles manipulations émanant de groupes aux visées extrémistes quels qu'ils soient".
Dans un communiqué distinct, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans, a condamné "de la manière la plus ferme cette attaque criminelle et ces horribles meurtres". Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a pour sa part déclaré : "C'est le temps du deuil, on doit se rassembler tous." "On a besoin de ce temps d'union nationale et de défendre tous ensemble nos libertés, dont la liberté d'expression", a poursuivi le chef religieux de la première communauté juive d'Europe, forte de 500 000 à 600 000 membres. "Ensuite il faudra une réponse forte du gouvernement, car c'est la force légitime qui domine la violence dans une société démocratique", a plaidé le grand rabbin Korsia. "On veut nous enfermer dans la peur, c'est l'espérance qui nous consolera", a-t-il ajouté.

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Paris sous "protection renforcée"
Les organes de presse, les grands magasins, les lieux de culte et les transports sont placés en "protection renforcée" en région parisienne après l'attaque meurtrière mercredi contre Charlie Hebdo, dont les auteurs n'ont pas encore été interpellés, a indiqué Matignon. "Toutes les forces disponibles sont mobilisées et des renforts civils et militaires seront déployés dans le cadre du plan Vigipirate", que Manuel Valls vient de relever au niveau le plus élevé d'"alerte attentats", indique Matignon dans un communiqué.
"Tous les moyens sont mis en oeuvre pour identifier, traquer et interpeller les auteurs" de l'attaque, précise-t-on de même source. "Toutes les forces disponibles sont mobilisées et des renforts civils et militaires seront déployés dans le cadre du plan Vigipirate" et "l'ensemble des préfets, sur tout le territoire, ont consignes de renforcer la vigilance et de mobiliser les forces placées sous leur autorité", précise encore Matignon. Un attentat perpétré à Paris dans les locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo par deux hommes cagoulés et lourdement armés a fait au moins douze morts, mercredi en fin de matinée, bilan le plus meurtrier d'un attentat depuis au moins 40 ans en France.

(07-01-2015 - Avec les agences de presse)

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