mardi 19 octobre 2021

Liban : les dirigeants unis contre l'enquête du port, pour maintenir l'impunité

 

Malgré ses profondes divergences, la classe politique libanaise semble au moins unie sur un point: faire obstacle à l'enquête judiciaire sur l'explosion meurtrière au port de Beyrouth, dont les conclusions pourraient menacer sa survie, estiment des analystes. Les dirigeants libanais se sont opposés à une enquête internationale sur l'explosion du 4 août 2020 qui a fait plus de 210 morts et dévasté des quartiers entiers de la capitale. Le premier juge chargé de l'enquête locale a été écarté en février après avoir inculpé de hauts responsables, et le magistrat Tareq Bitar est soumis aux pressions et aux menaces depuis qu'il l'a remplacé.
Les politiciens tentent par tous les moyens d'entraver le travail du juge Bitar, refusant de comparaître, multipliant les plaintes devant la justice à son encontre, ou appelant à son remplacement. «La classe dirigeante est unie dans sa volonté de voir l'enquête abandonnée, et elle fera tout son possible pour la faire échouer», estime Lina Khatib, directrice du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord au think tank Chatham House.

« Aller jusqu'au bout »
Pour l'analyste basée à Londres, «l'espoir de demander des comptes aux responsables de l'explosion faiblit en raison des divers moyens employés par la classe dirigeante pour arrêter l'enquête», dont «le recours à la violence». Fer de lance de la campagne contre le juge Bitar, le puissant mouvement chiite Hezbollah l'a accusé de politiser l'enquête et a demandé son remplacement par un magistrat «honnête». L'affaire a provoqué la crise la plus grave pour le gouvernement de Najib Mikati, formé en septembre après 13 mois d'impasse politique et qui a dû suspendre ses réunions la semaine dernière après la demande du Hezbollah, de crainte d'une implosion du cabinet. Pour Nadim Houry, directeur de l'Arab Reform Initiative, toute la classe dirigeante se sent menacée par ce qu'il qualifie de «lutte essentielle (...) pour l'Etat de droit».
«Une partie de la société a décidé d'aller jusqu'au bout et de réclamer la vérité», mais elle fait face à «une classe politique qui est prête à avoir recours aux menaces, à la violence, même à une nouvelle guerre civile pour empêcher cette recherche de la vérité d'aboutir», estime-t-il. L'énorme déflagration au port a été déclenchée par un incendie dans un entrepôt qui abritait des tonnes de nitrate d'ammonium stockées «sans mesures de précaution», de l'aveu même des autorités qui sont accusées de «négligence criminelle». Les familles des victimes voient dans le juge Bitar le seul espoir de justice au Liban où l'impunité a longtemps été la règle.
Après la guerre civile (1975-1990), le pays a proclamé une loi d'amnistie bénéficiant aux seigneurs de guerre dont beaucoup sont devenus des dirigeants politiques. «C'est à l'idée même que l'un d'entre eux puisse être tenu pour responsable qu'ils résistent», estime Nadim Houry, en parlant de ces dirigeants.

« Régime d'impunité »
Si l'enquête aboutit, ce sera «un précédent» qui mettra fin au «régime d'impunité» en vertu duquel chaque parti au pouvoir ferme les yeux sur les abus des autres. La semaine dernière, le Hezbollah a fait défiler ses partisans et ceux de son allié, le mouvement Amal, au coeur de Beyrouth pour réclamer le remplacement du juge. Ces manifestants ont soudainement essuyé des tirs, déclenchant des violences qui ont fait sept morts, pour la plupart des membres des deux formations chiites. Le Hezbollah et Amal ont accusé des francs-tireurs du parti des Forces Libanaises (FL) d'avoir visé leurs partisans, ce que dément le parti chrétien.
«Le Hezbollah agit de plus en plus comme la garde prétorienne du régime», estime Nadim Houry. «Nous sommes aujourd'hui à un tournant: pour la première fois dans l'histoire du Liban, un juge poursuit de hauts responsables», explique Nizar Saghié, directeur de l'ONG Legal Agenda. «La classe politique est habituée depuis des décennies à l'impunité et à contrôler la justice, c'est pour cela qu'elle a peur et lance cette virulente attaque contre le juge Bitar», ajoute-t-il. Et en ayant recours aux menaces ou en agitant le spectre d'une nouvelle guerre civile, elle «veut aussi convaincre les Libanais que le prix de la justice est trop élevé», estime Lina Khatib.

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Israël autorise la régularisation de 4000 Palestiniens en Cisjordanie

 

Benny Gantz, le ministre de la défense israélienne dans un hélicoptère survolant Gaza ce jeudi. Dan Williams / REUTERS
Israël a annoncé mardi, pour la première fois depuis 2009, la régularisation du statut de 4000 Palestiniens résidant en Cisjordanie occupée, parlant d'un geste «humanitaire». Israël occupe la Cisjordanie et Jérusalem-Est depuis 1967. Dans un communiqué, le Cogat, l'organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens, a indiqué que «1200 demandes, émanant de résidents palestiniens vivant en Judée-Samarie (nom donné par Israël à la Cisjordanie, NDLR) depuis de nombreuses années mais pas enregistrés dans le registre de la population palestinienne ont été approuvées».
«Il s'agit de résidents qui sont en Judée-Samarie depuis de nombreuses années mais qui, pour diverses raisons, n'avaient pas droit à des papiers», a déclaré sur Twitter le ministre israélien de la Défense Benny Gantz qualifiant cette décision de «geste civil humanitaire». «Cette décision fait partie de ma politique visant à renforcer l'économie et à améliorer la vie des Palestiniens en Judée-Samarie», a-t-il ajouté. Le Cogat a annoncé par ailleurs que 2800 Palestiniens originaires de la bande de Gaza et ayant gagné la Cisjordanie avant 2007 pourraient réaliser un changement d'adresse.
Fin août, Benny Gantz s'était rendu au QG de l'Autorité palestinienne à Ramallah, en Cisjordanie, afin de discuter de sécurité et d'économie avec le président palestinien Mahmoud Abbas, une première rencontre à ce niveau annoncée officiellement depuis des années. Et depuis l'arrivée en juin d'un gouvernement de coalition ayant mis fin à 12 ans de règne de Netanyahu, deux autres ministres israéliens se sont rendus au siège de l'Autorité palestinienne, à Ramallah, Nitzan Horowitz le ministre de la Santé et Issawi Freij, ministre de la Coopération régionale. Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid a lui récemment proposé un plan visant à «améliorer» les conditions de vie des Palestiniens dans la bande de Gaza en échange d'un engagement au «calme» du mouvement islamiste Hamas au pouvoir dans cette enclave paupérisée.


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Yémen : 48 rebelles Houthis tués autour de la ville stratégique de Marib

 

Depuis une semaine, de nouveaux raids meurtriers visant des Houthis sont signalés chaque jour. - / AFP
La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a affirmé mardi 19 octobre avoir tué 48 rebelles Houthis dans de nouveaux raids aériens autour de la ville stratégique de Marib, théâtre d'une bataille qui a redoublé d'intensité cette semaine. «Six véhicules militaires ont été détruits et 48 éléments terroristes tués» au cours des 24 dernières heures à Al-Jawba -situé à 50 km au sud de Marib- et à Al-Kassara -situé à 30 km au nord-ouest de Marib-, a déclaré la coalition dans un communiqué diffusé par l'agence officielle saoudienne SPA.
Depuis une semaine, la coalition annonce quotidiennement de nombreux rebelles tués à Al-Abdiya, à 100 kilomètres au sud de Marib, arraché par les rebelles samedi malgré leurs pertes. Au total, les raids ont tué plus d'un millier de Houthis dans cette zone, assure la coalition. Ces chiffres n'ont pu être vérifiés de source indépendante. Les Houthis ne communiquent que très rarement sur les victimes dans leurs rangs.
Dernier bastion du gouvernement dans le nord du Yémen, Marib est depuis février au cœur d'une bataille sanglante, qui s'est intensifié ces derniers jours avec les avancées des rebelles. Ces derniers, proches de l'Iran, affrontent les forces du gouvernement depuis sept ans et se sont emparés de la majeure partie du nord du pays dont la capitale Sanaa en 2014. L'année suivante, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite est intervenue pour appuyer les forces loyalistes en peine.
«Les combats se poursuivent sur plusieurs fronts, mais il n'y a eu aucune avancée ni changement sur le terrain au cours des dernières heures», a assuré à l'AFP un responsable militaire des forces gouvernementales, qui a requis l'anonymat.
La guerre a dévasté le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, provoquant le pire désastre humanitaire en cours dans le monde selon l'ONU. Elle a fait des dizaines de milliers de morts, surtout des civils, et des millions de déplacés, d'après des ONG. Menacée d'une famille à grande échelle, la grande majorité de la population dépend de l'aide internationale.

Dix mille enfants tués ou blessés depuis le début du conflit (ONU)
Dix mille enfants ont été tués et blessés au Yémen depuis le début du conflit, a affirmé mardi un porte-parole de l'Unicef à Genève, de retour d'une mission dans le pays. «Le conflit au Yémen vient juste de franchir une étape honteuse avec la marque de 10.000 enfants tués ou blessés, depuis le début des combats en mars 2015. Ce qui fait quatre enfants tous les jours», a dénoncé James Elder, porte-parole du Fonds des Nations Unies pour l'enfance lors du briefing régulier de l'ONU à Genève. «Bien sûr ce sont les nombres que les Nations unies peuvent confirmer, un bien plus grand nombre d'enfants tués et blessés ne sont pas connus si ce n'est de leur famille», a-t-il souligné. James Elder a indiqué que l'Unicef avait besoin de 235 millions de dollars «d'ici le milieu de l'année prochaine» pour pouvoir maintenir le niveau de l'aide.
«La crise humanitaire au Yémen - la pire du monde - est le fruit de la convergence tragique de 4 menaces: un conflit violent qui perdure, une économie dévastée, des services réduits en ruines pour tous les systèmes d'aide, que ce soit la santé, la nourriture, l'eau ou l'assainissement, la protection et l'éducation, et une opération de l'ONU qui manque sévèrement de fonds», a souligné James Elder. «Au niveau actuel de financement, et si les combats ne cessent pas, l'Unicef ne peut pas atteindre tous ces enfants» et «sans plus d'aide internationale ces enfants - qui n'ont aucune responsabilité dans ce conflit -, vont mourir», a-t-il martelé.
Quatre enfants sur cinq au Yémen ont besoin d'aide humanitaire, soit un total de 11 millions, a aussi rappelé James Elder. 400.000 souffrent de malnutrition aiguë et 2 millions sont privés d'école. Le Yémen est depuis 2014 le théâtre d'une guerre entre les forces progouvernementales et les Houthis, des rebelles proches de l'Iran qui contrôlent une grande partie du nord du pays y compris la capitale Sanaa. Depuis 2015, une coalition militaire dirigée par les Saoudiens intervient pour appuyer les forces loyalistes. En sept ans de guerre, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, pour la plupart des civils, et des millions ont été déplacées, d'après les organisations internationales.


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Hamid, l'évadé... (14) (Fiction)

 

Déjà de loin, Tarek s'aperçoit que quelque chose ne va pas. La porte de l'enclos est grande ouverte alors qu'elle ne l'est presque jamais, même quand il se trouve sur les lieux. Il ne l'ouvre que pour rentrer les bêtes pour la refermer aussitôt.
Le berger hâte le pas. Les chèvres tentent de le suivre. Le chien, tout derrière, rabat le troupeau. Plus il approche de sa cabane, plus il est envahi d'un sentiment d'angoisse, presque de terreur. Il connait trop bien ce sentiment-là. Il fait partie de son enfance, de son adolescence, de sa jeunesse, de son passé lointain et récent. Pourtant, au lieu de reculer, Tarek avance toujours. Il pense à Hamid et plein d'images lui reviennent à l'esprit. Il a la tête qui tourne. Il a chaud aux yeux. Il lâche son bâton de berger et dévale la pente en courant. La porte de la cabane est ouverte aussi. Elle est en partie cabossée. A l'intérieur c'est le capharnaüm. La table et les chaises sont réduits en morceaux. La commode de la vaisselle est renversée. Les deux rayons de la bibliothèque sont décrochés. Tous les livres sont dispersés par terre, quelques une sont déchirés, réduits en miette, notamment "Le Manifeste du Parti communiste" de Marx et d'Engels. Au mur, le portrait traditionnel du Che est lacéré. Le matelas est éventré. Il ne reste plus rien.
- "Les fils de putes sont ici", pense-t-il.
A peine sa pensée formulée à voix basse, il est terrassé par un coup de crosse à la tête. Il s'écroule sans perdre tout à fait conscience. De violents coups de pieds heurtent son abdomen et son dos. Il a le réflexe de protéger la tête avec les mains. Il perçoit vaguement des voix. Il a fermé les yeux. Il ne voit pas ses agresseurs mais il les devine. Eux aussi, il les connaît trop bien. Eux aussi sont des compagnons d'enfance, d'adolescence, de jeunesse. Eux aussi font partie de son passé lointain et récent. Les insultes et les menaces fusent en hébreu. Il comprend cette langue. Il l'a apprise en prison.
- "Berger de mes couilles... tu veux jouer au marxiste... tiens, voilà ce qu'on leur fait aux communistes de ton espèce." Hamid reçoit un nouveau coup sur la tête et s'évanouit.


Roland RICHA
Mardi, 19 octobre 2021

(à suivre...)

Fiction. Toute ressemblance avec une quelconque réalité est fortuite.

Hamid, l'évadé (13)... (Fiction)
https://assawra.blogspot.com/2021/10/hamid-levade-13-fiction.html


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Explosions à Beyrouth : le gouvernement paralysé par la campagne contre le juge Tarek Bitar

 

Le Premier ministre libanais Najib Mikati prend la parole lors d'une session du parlement, le 20 septembre 2021. © Bilal Hussein, AP
En liant le sort du juge d’instruction libanais Tarak Bitar, qu’ils veulent voir dessaisi de l'enquête sur les explosions du port de Beyrouth, à celui du gouvernement du Premier ministre Najib Mikati, les ministres proches du tandem chiite composé du Hezbollah pro-iranien et du mouvement Amal, paralysent l’exécutif.
Formé le 10 septembre après treize longs mois de vide politique et en plein naufrage économique du Liban, le gouvernement du Premier ministre Najib Mikati risque déjà l’implosion. Alors qu’il devait se concentrer pour lancer les réformes afin de tenter de sortir le pays du Cèdre de la crise, le cabinet se retrouve paralysé par des tensions politiques autour du dossier de l'enquête sur l'explosion dévastatrice et meurtrière au port de Beyrouth, survenue le 4 août 2020.
Des tensions à l’origine des violences meurtrières qui ont eu lieu le 14 octobre à Beyrouth, en marge d'une manifestation organisée par le Hezbollah et son allié, le mouvement Amal, pour réclamer le dessaisissement du juge Tarek Bitar, en charge de l'enquête.
Pourtant, au moment même où la situation dérapait dans la rue et que le Liban renouait avec des images lui rappelant certains épisodes sanglants de la guerre civile (1975-1990), la Cour de cassation a rejeté, le 14 octobre, les plaintes déposées par certains anciens ministres à l'encontre de Tarek Bitar, lui permettant de reprendre ses investigations dans l’affaire des explosions au port de Beyrouth.
"D’un point de vue légal tout est clair puisque conformément aux décisions rendues par les différentes cours libanaises, saisies ces dernières semaines, le juge Tarek Bitar reste en charge, explique Antoine Sfeir, avocat à Beyrouth et à Paris, et professeur de droit international à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, interrogé par France 24. C’est du point de vue politique que cette question est devenue explosive pour le gouvernement".

Malaise au sein même du gouvernement
Et pour cause, le tandem politique chiite a porté son bras de fer contre le juge Tarek Bitar à l’intérieur même du Conseil des ministres.
Les ministres proches de ces deux partis ont notamment demandé, le 12 octobre, qu’une position soit prise en Conseil des ministres sur le dessaisissement du juge d’instruction, qu’ils accusent d’être politisé et d’avoir lancé des mandats d'arrêt contre d'anciens ministres proches du Hezbollah, dont Ali Hassan Khalil, lui-même cadre dirigeant du mouvement Amal.
Cette initiative a provoqué un débat animé sur la séparation des pouvoirs au sein du cabinet, au point que la séance a dû être levée. Selon les médias libanais, la réunion qui était prévue le lendemain avait été reportée pour éviter une nouvelle crise, alors que des rumeurs ont fait état d’un chantage à la démission de la part des ministres chiites si une décision concernant le juge n’était pas prise par le gouvernement.
Signe du malaise au sein de l’exécutif, Gebran Bassil, le chef du Courant patriotique libre (CPL), la principale force chrétienne au sein du Parlement et allié politique du Hezbollah, a apporté un soutien implicite au juge. "Le CPL est pour la poursuite de l'enquête, la révélation de la vérité et traduire les responsables devant la justice", a-t-il déclaré.
De son côté, le ministre libanais de la Justice Henry Khoury avait exprimé samedi son soutien au magistrat, affirmant qu'il avait le droit de convoquer toute personne qu'il souhaitait, selon la télévision Al-Jadeed.
Il a rappelé qu'il n'avait pas le pouvoir de remplacer Tarek Bitar, qui avait été la cible au cours du mois de septembre de menaces proférées par un haut-responsable du Hezbollah, qui semble obsédé par cette enquête alors que les rumeurs selon lesquelles le mouvement politico-militaire serait impliqué dans le stockage des tonnes de nitrate d'ammonium, à l'origine des explosions du 4 août 2020, circulent toujours au Liban.
Lundi 11 octobre, dans un discours télévisé, le Secrétaire général du parti pro-iranien, Hassan Nasrallah, avait lui-même une nouvelle fois attaqué le juge en l’accusant "de faire du ciblage politique", et en le soupçonnant "de ne pas vouloir révéler la vérité". 
"Nous en avons assez de toi. Nous irons jusqu'au bout avec les moyens légaux, et si cela ne fonctionne pas, nous allons te déboulonner". Tel est le message qui aurait été envoyé, selon plusieurs médias libanais, par Wafic Safa, le chef de l'appareil sécuritaire du Hezbollah, et transmis au juge par l'intermédiaire d'un journaliste dont l'identité est restée secrète.
Placé dos au mur par les pressions politiques internes d’un côté et par la volonté populaire des familles de victimes qui restent attachées au juge Bitar, le Premier ministre Najib Mikati a écarté pour sa part toute idée de démission. Il a néanmoins confié au site d'information Al-Modon, dans un entretien publié dimanche, qu'il ne convoquera pas de Conseil des ministres "avant d'avoir trouvé une solution".
Le Premier ministre a refusé de prendre position contre le système judiciaire, dont les décisions vont, jusqu’ici, dans le sens du magistrat, qui sera reçu par le Conseil supérieur de la magistrature mardi pour être entendu sur le déroulement de l'enquête.  "Je ne vais pas me mêler du travail de la justice. (...) J'en ai informé tout le monde en leur disant que je ne me mêlerai pas du travail du juge d'instruction près la Cour de justice Tarek Bitar", a indiqué Najib Mikati à Al-Modon.

"Si vous exigez la justice, vous récolterez une autre guerre civile"
"Si le Premier ministre et d’autres responsables semblent soutenir le juge, c’est bien parce qu’il subit une pression populaire qui émane d'une population qui a soif de justice, explique Mona Fawaz, professeure à l’Université américaine de Beyrouth et membre de Beirut Madinati, l'un des groupes de la société civile actifs au sein du soulèvement du 17 octobre 2019.
"Les Libanais ont perdu confiance dans la plupart des institutions du pays qui sont phagocytés depuis une trentaine d’années par la même classe politique corrompue, confie-t-elle à France 24. Et aujourd’hui nous assistons à une tentative de porter atteinte à l’indépendance de la justice, et précisément dans ce cas précis à celle de l’enquête sur les explosions du 4 août 2020, qu’un grand nombre d’entre nous considèrent comme le résultat de la négligence de l’élite politique".
Elle dit percevoir l'affrontement politique autour de l’enquête et du juge Bitar, qui s’est matérialisé dans les combats de rue le 14 octobre, "comme une attaque orchestrée et organisée par les partis politiques" dans le but d’envoyer un message à la population libanaise : "Si vous exigez la justice, vous récolterez une autre guerre civile".
Le conflit politique autour du juge Bitar s’est transformé en conflit sécuritaire dans la rue au moment même où il faut tout faire pour éviter une démission du gouvernement "qui serait à même d’enterrer les derniers espoirs d’un sursaut économique, souligne de son côté Antoine Sfeir.
"Cela prouve bien que le système politique libanais traverse une crise, et dans lequel le moindre désaccord autour d’une question économique, sécuritaire ou judiciaire a des répercussions existentielles pour le gouvernement".

Marc Daou
France24 du 19 octobre 2021


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Salah Hamouri Le couperet israélien

 

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, a été officiellement informé de la décision de la ministre israélienne de l’Intérieur, Ayelet Shaked, membre de l’extrême droite, de révoquer sa résidence permanente sur la base d’une « rupture de loyauté ». Cette décision intervient après avoir été approuvée par le procureur général israélien, Avichai Mendelblit, et le ministre de la Justice, Gideon Sa’ar. La ministre de l’Intérieur a souligné qu’une telle décision est prise conformément aux recommandations du Comité et sur la base des arrestations antérieures de Salah Hamouri et d’autres « informations secrètes » qui ne peuvent être jointes. Elle a, en outre, noté qu’une telle décision est nécessaire « pour dissuader les autres de violer l’allégeance à l’État d’Israël ». L’épouse française de Salah Hamouri ne peut se rendre à Jérusalem depuis 2016.
Depuis l’annexion illégale de Jérusalem-Est par Israël en 1967, les Palestiniens qui y vivent sont considérés comme des « résidents permanents ». Contrairement aux Israéliens, qui sont citoyens, les Palestiniens de Jérusalem doivent posséder un permis de résidence pour y demeurer : c’est la loi sur l’entrée de 1952 où les Palestiniens ont le même statut qu’un étranger qui veut résider en Israël. L’état s’arroge le droit de révoquer ce permis de plusieurs manières. Selon l’amendement du 7 mars 2018 à la loi sur l’entrée en Israël, contester la politique israélienne représente une « rupture de loyauté envers l’État d’Israël ».

Pierre Barbancey
L'Humanité du 19 octobre 2021


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Des ONG exhortent l'administration Biden à annuler les poursuites contre Assange

 

Des manifestants exigent la libération du fondateur de Wikileaks Julian Assange, à Mexico, le 28 août 2021.
Après la publication d'un article confirmant des plans de la CIA visant à enlever et assassiner Julian Assange, plusieurs organisations de défense des libertés ont exigé dans une lettre la fin des poursuites contre le lanceur d'alerte.
Comme le rapporte le site Yahoo, plusieurs ONG, parmi lesquelles figurent Human Rights Watch et Amnesty International USA, ont appelé dans une lettre, le 18 octobre, le procureur général des Etats-Unis Merrick Garland – à la tête du département de la Justice dans l'administration Biden –, à abandonner les poursuites contre Julian Assange après la publication par Yahoo News d'un article explosif.
Se basant sur les témoignages de multiples sources au sein du renseignement américain, l’article a confirmé l'existence d'un projet fomenté en 2017 à Washington, consistant à enlever et assassiner Julian Assange, alors confiné dans l'ambassade d'Equateur à Londres.
«Nous vous exhortons respectueusement à abandonner l'appel en cours de la décision du juge [Vanessa] Baraitser [de ne pas extrader Julian Assange vers les Etats-Unis] et à rejeter l'acte d'accusation [le visant]», écrivent les signataires
«Le récit de Yahoo News ne fait qu'accroître nos inquiétudes quant aux motivations derrière ces poursuites et au dangereux précédent qui est en train d'être créé», s’alarment-ils.
Plusieurs sources du renseignement étasunien interrogées par ces journalistes d'investigation confirment qu'en 2017, alors que Julian Assange commençait sa cinquième année enfermé à l'ambassade d'Equateur à Londres, la CIA aurait fomenté un projet pour enlever le fondateur de WikiLeaks, «suscitant un débat houleux parmi les responsables de l'administration Trump sur la légalité et la faisabilité d'une telle opération».
Si l'article précise que rien n'indique que les mesures les plus extrêmes «aient jamais été approuvées» par la Maison Blanche, quatre ex-responsables assurent que Mike Pompeo, ancien patron de la CIA (2017-2018), devenu par la suite secrétaire d'Etat de Donald Trump (2018-2021), a débattu du projet d'enlèvement lors de réunions entre de hauts responsables de l'administration présidentielle. Si Mike Pompeo est connu pour être ouvertement opposé à Julian Assange, les journalistes de Yahoo précisent toutefois que le scénario de l'enlèvement «précédait l'arrivée de Pompeo à [la tête de la CIA]».
Durant un podcast révélé le 30 septembre par Yahoo News, soit quatre jours après la publication de ses révélations sur l'affaire Assange, Mike Pompeo a confirmé que certains éléments de l'article en question étaient «vrais», notamment l'existence d'une campagne agressive de la CIA visant à cibler WikiLeaks après la série de révélations baptisée «Vault 7», à travers laquelle l'organisation de Julian Assange avait, en 2017, mis en lumière des outils et méthodes de piratage utilisés par le renseignement américain.
Depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh à Londres, Julian Assange s'est vu refuser le 6 janvier une mise en liberté conditionnelle, en attendant que soit examiné l'appel formé par les Etats-Unis concernant son extradition. S'il venait à être extradé, il encourrait 175 de prison dans un établissement pénitentiaire de très haute sécurité Supermax aux Etats-Unis, la plupart des accusations étant liées à la publication de de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan, divulgués en 2010 par l'ancienne analyste du renseignement de l'armée Chelsea Manning.

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Liban : le Hezbollah dispose de 100.000 combattants, prévient Nasrallah

 


Le chef du Hezbollah pro-iranien au Liban Hassan Nasrallah a affirmé lundi 18 octobre que son mouvement disposait de «100.000 combattants armés et entraînés», prévenant le parti chrétien des Forces Libanaises (FL) de ne pas tenter de l'entraîner dans «une guerre civile».
Dans un discours télévisé, le secrétaire général du parti chiite a accusé le parti chrétien d'avoir ouvert le feu jeudi, au cœur de Beyrouth, sur ses partisans et ceux de son allié, le mouvement chiite Amal, faisant sept morts, ainsi que de s'armer et de vouloir provoquer «une guerre civile». «Je révèle pour la première fois ce chiffre: nous disposons de 100.000 combattants, entraînés et armés», a déclaré Hassan Nasrallah, indiquant qu'il faisait cette annonce «pour empêcher une guerre et non pas pour menacer d'une guerre civile».
Le Hezbollah et Amal avaient organisé jeudi une manifestation devant le Palais de justice de Beyrouth pour exiger le remplacement du juge Tareq Bitar chargé de l'enquête sur la gigantesque explosion au port de la capitale le 4 août 2020 (plus de 200 morts). Les deux formations chiites accusent les Forces Libanaises d'avoir déployé des francs-tireurs sur les toits des immeubles de quartiers chrétiens environnants et d'avoir ouvert le feu.
Le chef des FL Samir Geagea a démenti et affirmé vendredi que les habitants du quartier chrétien de Aïn el-Remmaneh s'étaient «défendus» face aux «miliciens du Hezbollah qui ont tenté d'entrer dans leurs maisons». Le Hezbollah est la seule formation au Liban à avoir pu conserver légalement ses armes après la fin de la guerre civile (1975-1990) au nom de la «résistance» contre Israël.

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États-Unis. Colin Powell, mort d’un menteur d’État

 

À l’ONU, le 5 février 2003, le chef de la diplomatie états-unienne présente une fiole supposée contenir de l’anthrax. © Timothy A. Clary/AFP
L’ancien général et secrétaire d’État, décédé à l’âge de 84 ans, demeurera comme celui qui a sciemment affabulé au Conseil de sécurité de l’ONU.
Il restera comme l’homme d’une image et d’un mensonge. Le 5 février 2003, Colin Powell brandit, face au Conseil de sécurité de l’ONU, une fiole censée contenir une preuve de la détention d’armes de destruction massive, en l’occurrence biologiques, par le régime de Saddam Hussein. Le moment est aussi télévisuel que cynique. Au moment où il parle, le chef de la diplomatie américaine sait que ses déclarations sont fausses. À la découverte du contenu de son discours, rédigé par Lewis Libby, directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney, il aurait lancé, selon U.S. News & World Report : « Je ne vais pas lire cela. C’est de la m… » Et pourtant, il l’a lu. Et pourtant, le général Powell continuera à incarner la figure « présentable » d’une administration va-t’en-guerre.

Une « tache » indélébile
Quelques années plus tard, il admettra que cet épisode constituait une « tache » et qu’elle « faisait partie de (son) bilan ». Et c’est en effet une « tache » indélébile qui demeure sur le « CV » de Colin Powell, dont le décès, à la suite de  « complications liées au Covid-19 », a été annoncé lundi par sa famille. Il avait 84 ans.
Sans cette tache, le parcours de Colin Powell aurait inspiré Horatio Alger, le chroniqueur officiel du « rêve américain » à travers ses romans mettant en scène des « rags to riches ». Littéralement : des haillons à la richesse. Colin Powell ne voit pas tout à fait le jour en « haillons ». Il n’en est pas moins né en 1937, dans une famille d’immigrés jamaïcains de New York : le père magasinier, la mère couturière. Élève doué, il obtient une maîtrise en géologie avant d’embrasser une carrière militaire : il effectue deux « tours » au Vietnam, gravit les échelons et devient, en 1989, chef d’état-major des armées, le premier Noir à occuper cette fonction. C’est lui qui conduit les opérations durant la guerre du Golfe.

Un républicain amer
Il se lancera en politique chez les républicains, atterrissant à la tête de la diplomatie dans l’administration Bush, comme symbole d’un conservatisme ouvert sur le monde. C’est finalement le néoconservatisme guerrier qui prendra la main après les attentats du 11 Septembre. Colin Powell y prêtera le prestige de sa réputation. En 2004, il quittera ses fonctions, s’épanchera sur son « amertume » d’avoir été floué par les services de renseignements, mais sans jamais faire « amende honorable » et encore moins un examen critique de son action. Il demeurera inscrit comme « républicain » sur les listes électorales, mais appellera à voter pour Barack Obama en 2008, puis pour Joe Biden en 2020, face à un Donald Trump qui « mentait sur plein de choses ». Puisque Colin Powell le disait…

Christophe Deroubaix
L'Humanité du 19 octobre 2021


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اعتقالات بالضفة وإصابات بمواجهات مع الاحتلال بقلنديا وعرابة

 

شنت قوات الاحتلال الإسرائيلي الليلة الماضية وفجر اليوم الثلاثاء، حملة مداهمات بمناطق مختلف بالضفة الغربية تخللها اعتقال عددا من الشبان، فيما اندلعت مواجهات في مخيم قلنديا وبلدة عرابة قرب جنين.
وأصيب شابان، فجر اليوم الثلاثاء، خلال مواجهات عنيفة اندلعت في مخيم قلنديا قضاء القدس المحتلة.
واقتحمت قوات كبيرة للاحتلال المخيم، وسط إطلاق للنار الحي والمطاطي وقنابل الغاز، وتصدى الشبان للقوات بإلقاء الحجارة والزجاجات الحارقة تجاهها.
وداهمت قوات الاحتلال عدة منازل وفتشتها وعاثت فيها خرابا قبل أن تنسحب من المخيم.
أما في محافظة جنين، أصيب عدد من المواطنين بحالات اختناق بالغاز المسيل للدموع، خلال مواجهات اندلعت مع قوات الاحتلال على مفترق بلدة عرابة.
وأطلق جنود الاحتلال الأعيرة المعدنية، وقنابل الصوت، والغاز المسيل للدموع، صوب الشبان، ما أدى لإصابة عدد منهم بالاختناق.
وفي سياق متصل، كثفت قوات الاحتلال من تواجدها العسكري على أطراف بلدة يعبد، خاصة من الجهة الغربية.
وتشهد المنطقة في الآونة الأخيرة عدة عمليات إطلاق نار نفذها مقاومون صوب برج لقوات الاحتلال عند حاجز "دوتان" قرب بلدة يعبد.
واعتقلت قوات الاحتلال، اليوم الثلاثاء، شابين من طولكرم.
وذكر نادي الأسير أن قوات الاحتلال اعتقلت أحمد مطيع سليط من مخيم طولكرم، وعمر عودة من المدينة بعد مداهمة منزليهما.
ومن محافظة رام الله، اعتقلت قوات الاحتلال الشاب فخر عاهد إبراهيم خلف بعد اقتحام منزله في قرية رنتيس.
وفي محافظة نابلس، اقتحمت قوة احتلالية بلدة بيتا وشرعت بتفتيش عدد من المنازل قبل أن تندلع مواجهات بين الجنود وعشرات الشبان.
إلى ذلك، سلمت قوات الاحتلال عماد حمدان محمد حمدان بلاغا لمراجعة المخابرات، بعد دهم منزله وتفتيشه في بلدة الشواورة شرق بيت لحم.

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lundi 18 octobre 2021

Salah Hamouri déchu de sa carte de résident de Jérusalem

 



Le procureur général du gouvernement israélien, Avichai Mandelblit, et le ministre de la Justice Gideon Saar ont approuvé ce lundi 18 octobre la décision de retirer sa carte de résidence à Jérusalem à l'ancien détenu et l'avocat habitant de Jérusalem Salah Hamouri.
En septembre 2020, Hamouri avait reçu l'ordre de se présenter au poste de police de l'occupation à Jérusalem pour recevoir une lettre du ministère israélien de l'Intérieur l'informant de son intention d'annuler sa résidence permanente dans l'est de la ville.
Hamouri a été arrêté à plusieurs reprises et a passé plus de 8 ans dans les prisons de l'occupation. Il lui était interdit de voyager à l'intérieur de la Cisjordanie.
En 2016, les autorités d'occupation ont expulsé son épouse du pays, pour son soutien aux campagnes de boycott contre Israël.
Hamouri a déclaré que les autorités d'occupation cherchent, par le biais de ces décisions, à vider Jérusalem des Palestiniens afin de mettre en œuvre un contrôle total sur la ville occupée, dans le cadre du programme de colonisation expansionniste des gouvernements israéliens successifs.

Roland RICHA
Lundi, 18 octobre 2021

الاحتلال يسحب الهوية المقدسية من المحامي صلاح الحموري
صادق المستشار القضائي للحكومة الإسرائيلية، أفيحاي مندلبليت، ووزير القضاء جدعون ساعر، اليوم الإثنين، على قرار سحب الهوية المقدسية من الأسير المحرر المحامي المقدسي صلاح الحموري.
وتلقى الحموري في أيلول/ سبتمبر 2020، أمرا بالحضور إلى مركز شرطة الاحتلال بالقدس لتلقي رسالة من وزارة الداخلية الإسرائيلية تبلغه فيها بنيتها إلغاء إقامته الدائمة في شرقي المدينة.
واعتقل الحموري عدة مرات وأمضى ما يزيد عن 8 سنوات داخل سجون الاحتلال، ومنع من السفر ومن دخول الضفة الغربية.
وأبعدت سلطات الاحتلال في 2016 زوجته عن البلاد، بحجة دعمها لحملات مقاطعة إسرائيل.
وصرح الحموري، أن سلطات الاحتلال تسعى من خلال هذه القرارات وغيرها إلى تفريغ القدس من الفلسطينيين لإطباق السيطرة التامة على المدينة المحتلة، ضمن المخطط الاستيطاني التوسعي للحكومات الإسرائيلية المتعاقبة.
وتواصل سلطات الاحتلال استهداف الأسرى المقدسين المحررين، عبر سلسلة من الإجراءات التسعفية التي تهدف للتضييق عليهم والنيل من إرادتهم.
وتستهدف المقدسيين أيضا في المسجد الأقصى، من خلال الاعتقالات والإبعاد وفرض الغرامات، بهدف فض المقدسيين عن الأقصى، وتركه لقمة سائغة أمام الأطماع الاستيطانية.

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Hamid, l'évadé... (13) (Fiction)

 

La fumée monte de l'autre côté du mur. L'oliveraie brûle. Les femmes et les enfants, impuissants, fixent désespérément le paysage. Les barrières du poste de contrôle ont été fermées. Le nombre des soldats en faction a terriblement augmenté. Comme si le pire se préparait.
Les trois groupes d'hommes constitués à l'initiative du professeur d'histoire s'activent chacun à la tâche qui lui a été assignée.
Les sacs d'olives ramassées sont à l'abri. Deux jeunes, dont Hamid, surveillent et montent la garde à proximité, prêts à donner l'alerte à la moindre attaque.
De nombreux départs de feu ont été étouffés. L'incendie est quasiment limité. Seule une dizaine d'arbres continuent à brûler et à dégager une intense fumée. De part et d'autres des flammes les Palestiniens font face aux colons parmi lesquels une grande majorité de jeunes. Ils sont agressifs mais manifestement peu expérimentés. Ils s'éparpillent inutilement ce qui les affaiblit considérablement. Ils ne s'attendaient pas à une telle résistance. Ils pensaient probablement que l'effet de surprise de leur agression sèmerait la panique et leur donnerait l'avantage du terrain. Et puis, les soldats n'intervenant pas les a quelque peu démotivés. Petit à petit, ils amorcent un mouvement de recul en direction de la colonie.
Prudents, les Palestiniens suivent strictement les consignes de Youssef. "On maintient l'organisation initialement prévue. On n'avance pas, mais on intensifie les jets de pierres. De plus en plus forts. De plus en plus loin."
L'affrontement tourne à l'avantage des Palestiniens quand un groupe de soldats, en provenance du poste de contrôle fait son apparition. Aucun tir. Les soldats se contentent de se positionner entre les Palestiniens et leurs assaillants.
Youssef donne l'ordre d'arrêter les jets. Sitôt donné sitôt exécuté. La discipline est stricte.
Youssef interpelle les soldats: "Faites les partir... Nous sommes dans notre droit. Cette oliveraie nous appartient."
Un soldat approche. Il est fortement armé. Il se dirige vers le professeur qui ne bouge pas.
- "Retirez-vous. Nous vous protégeons", dit le soldat.
- "Ce serait la première fois", répond Youssef.
- "Faites ce que je vous dis", réplique le soldat.
- "Pourquoi je vous ferai confiance?"
- "Parce que vous n'avez pas le choix"
- "C'est notre terre. Nous avons le droit de décider d'y rester"
La réponse du soldat est menaçante: "Pas dans ces circonstances".
Silence. Youssef réfléchit. Il doit très vite prendre une décision.
- "Nous emportons avec nous les sacs d'olives."
- Pas de problème.
Le professeur fait signe au groupe d'hommes autour de lui. Le repli commence. Tous suivent Youssef qui se dirige vers les sacs d'olives gardés par les deux jeunes dont son fils.

Roland RICHA
Lundi, 18 octobre 2021

(à suivre...)

Fiction. Toute ressemblance avec une quelconque réalité est fortuite.

Hamid, l'évadé (12)... (Fiction)
https://assawra.blogspot.com/2021/10/hamid-levade-12-fiction.html


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La Suède et Israël dégèlent leurs relations après 7 ans de brouilles autour de la Palestine

 

La ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde effectuera la première visite officielle en Israël depuis la reconnaissance par le royaume scandinave de la Palestine, qu'elle visitera également. Ici, à Bruxelles le 10 mai 2021. © Olivier Matthys, AFP
Le président israélien Isaac Herzog va recevoir ce lundi 18 octobre une visite inhabituelle : la ministre suédoise des Affaires étrangères. Les deux gouvernements avaient interrompu leurs contacts officiels après la reconnaissance de la Palestine par la Suède en 2014, l’un des rares pays européens à l’avoir fait. Le dégel des relations ne remet toutefois pas en cause la reconnaissance de « l’État de Palestine », selon Stockholm.
Lorsque l'indépendance de la Palestine a été déclarée en novembre 1988 depuis Alger, le pays a été reconnu par la plupart des dirigeants d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud, mais pas par les grandes puissances occidentales. Alors quand la Suède est devenue le premier pays de l’Union européenne à reconnaitre la Palestine en 2014, la rupture avec Israël a été inévitable.
Pendant sept ans, aucun contact officiel n’a été possible entre les deux gouvernements, même par téléphone. L’État hébreu reprochait au royaume scandinave ses prises de position favorables à la Palestine, tandis que la Suède dénonçait régulièrement les violations de droits de l’homme commises par Israël.
Ce retour à la normale arrange les Israéliens, qui veulent améliorer leurs relations avec les pays européens. Mais il arrange aussi la Suède, qui ne voulait pas voir perdurer cette hostilité alors que de nombreux pays arabes commencent à établir des relations diplomatiques avec l’État hébreu.


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Pour Alger, Emmanuel Macron dédouane l’État français

 

Plus que des « crimes inexcusables », les Algériens attendaient la reconnaissance d’un « crime d’État ». Ils estiment que Papon n’est pas le seul responsable devant l’histoire.
Comment les Algériens réagissent-ils à la commémoration des massacres du 17 octobre 1961 ? L’initiative, sans précédent, intervient dans un contexte de crise entre Paris et Alger. Le commentaire de Macron sur la « rente mémorielle » entretenue par un « système politico-­militaire » a piqué au vif les dirigeants algériens. L’ambassadeur en France avait ainsi été rappelé au début du mois d’octobre à la suite de ces propos. S’exprimant au sujet de l’événement, le lendemain du geste de Macron, le président Tebboune estime que cette répression épouvantable « révèle l’horreur des massacres abjects et des crimes contre l’humanité qui resteront gravés dans la mémoire collective ». Il a par ailleurs décrété que tous les 17 octobre, désormais, les Algériens observeront une minute de silence en hommage aux victimes. La question de la mémoire devrait être traitée avec « sérieux » et « sobriété », « loin de toute concession », affirme le chef de l’État algérien. À l’évidence, l’heure n’est pas encore à l’apaisement entre les deux pays sur cette question sensible.
« Les déclarations de Macron auraient eu sans doute une tout autre portée hors de la tension qui prévaut. Ses égarements sur le thème de la nation algérienne ont empoisonné le climat diplomatique et hypothéqué tout développement dans le bon sens. Il faut attendre », souligne Hafid Ziani, haut fonctionnaire à la retraite joint au téléphone. « Ce n’est pas tant la cérémonie en elle-même qui fait débat ici, sur ce plan, il n’y a rien à dire, mais plutôt les allégations de Macron. Ce dernier a renoué avec le péché mignon de ses prédécesseurs, c’est-à-dire dédouaner l’État français. Tout comme eux, il charge le seul Papon comme si c’était un franc-tireur. Il reconnaît certes le caractère inexcusable, mais il n’implique pas l’État françai s, comme si son sinistre préfet en était déconnecté. Comme s’il n’avait rien à voir avec lui. C’est ahurissant, absurde même. C’est ainsi que les choses sont largement perçues », explique le journaliste Noureddine Fethani. La presse locale, quant à elle, se fait l’écho de ce sentiment dominant. « Macron ne voulait pas aller plus loin que cette reconnaissance formelle, écrit l’éditorialiste du quotidien Liberté, car, peut-on supposer, un pas de plus dans la reconnaissance d’un crime d’État induit des dédommagements des victimes ou de leurs descendants. (…) Un préjudice moral pour le pays qui porte cette période de son histoire comme une hantise ».

Nadjib Touaibia
L'Humanité du 18 octobre 2021


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Affaire Pegasus. Le Maroc attaque l’Humanité en justice

 

Cible du logiciel espion Pegasus,  l’Humanité est aujourd’hui convoqué pour diffamation et organise une soirée pour la liberté d’informer, le 25 octobre.

Bienvenue dans le 21 e arrondissement de Paris, l’annexe orientaliste de l’entre-soi. C’est à l’ombre des grenadiers du jardin d’inspiration arabo-andalouse, à la fraîcheur des fontaines de l’hôtel Royal Mansour, qu’anciens présidents de la République et ministres en exercice entretiennent leurs réseaux, à l’invitation de Sa Majesté Mohammed VI. À Marrakech, personne ne déboursera les 35 000 euros nécessaires – majordome compris – au séjour dans le plus luxueux des 53 riads construit sur un ancien jardin public. Confidentialité assurée : tous sont accessibles depuis des tunnels souterrains qui « permettent au personnel d’œuvrer en toute discrétion, ajoutant au confort et à l’intimité de nos hôtes », précise l’hôtel. Seulement, personne n’échappe aux moukhabarat 2.0, aux mouchards des services de renseignements marocains. Pas même le président Macron, qui aurait lui-même fait l’objet d’un espionnage ciblé.

Les journalistes indépendants persécutés par le pouvoir marocain
En juillet dernier, la liste publiée par Forbidden Stories, Amnesty International et un consortium de 17 médias internationaux sur le système d’espionnage mondial développé par la société israélienne NSO démontrait le recours du Maroc à des techniques pointues de cybersurveillance, par-delà les frontières.
Cette liste révélait que  l’Humanité était également sous étroite surveillance pour son travail. Le numéro de notre grand reporter Rosa Moussaoui figure ainsi parmi les 50 000 potentiellement happés par le logiciel espion depuis août 2019. En cause, ses enquêtes lors du mouvement populaire du Rif en 2016 et sur les journalistes indépendants persécutés par le pouvoir marocain, Omar Radi et Soulaimane Raissouni. De même, après le violent démantèlement du camp de protestation de Gdeim Izik, notre titre a fait connaître le sort des prisonniers politiques sahraouis, dont 19 sont encore détenus aujourd’hui à l’issue de procès inéquitables.
L’Humanité a décidé de porter plainte. Mais le Maroc, pris dans un irrésistible vortex, attaque à son tour notre journal pour diffamation. Cette atteinte à la liberté de la presse et à la protection des sources vise précisément à faire taire durablement les voix critiques, ici et au Maroc. C’est le sens de la soirée pour la liberté d’informer que nous organisons, le 25 octobre, à la bourse du travail de Paris.
«  C’est une attaque frontale contre le travail des journalistes puisqu’un des risques que l’on encourt lorsqu’on enquête sur des terrains difficiles, où sont perpétrées des violations des libertés et des droits humains, c’est la mise en danger de nos sources passées et présentes. Cela compromet la possibilité de nouer des liens de confiance avec des personnes qui prennent des risques en transmettant des informations sensibles, c’est une très grave entrave à l’exercice de nos métiers et à la liberté de la presse », insiste Rosa Moussaoui qui témoigne, comme plusieurs reporters de l’Humanité, des pressions et de la surveillance physique dont elle a été l’objet sur place.
Lors de l’enquête sur Omar Radi, menée en collaboration avec Mediapart, un mystérieux invité s’est introduit dans une visioconférence avec une source marocaine. Ces menaces à peine voilées constituent une entrave à l’information des citoyens, qui pourraient, à leur tour, être victimes de ces armes de répression. « La question n’est pas seulement celle des dispositions individuelles ou des dispositions que peuvent prendre les rédactions. Il faut surtout mettre en place des garde-fous face à ce genre de procédés. Nous avons affaire à des États, des géants de la surveillance qui s’affranchissent de toutes les règles, de toute légalité. Dans le cas du Maroc, c’est une manière d’étendre des méthodes, qui étaie nt déjà en place contre les militants et les défenseurs des droits humains, à des ressortissants français. C’est une forme d’extraterritorialité des méthodes autoritaires et dictatoriales », poursuit Rosa Moussaoui.

Des technologies comparables à des armes non conventionnelles
Cette surveillance, qui tient du projet de société, est rendue possible par l’absence de responsabilités pénales incombant aux entreprises impliquées sur ce marché. Comparables à des armes non conventionnelles, ces technologies intrusives devraient, selon plusieurs parlementaires communistes et insoumis, faire l’objet d’un traité international de non-prolifération.
Au même titre qu’une arme, l’exportation du logiciel malveillant Pegasus vers des États tiers doit faire l’objet d’une validation de l’Agence israélienne de contrôle des exportations militaires, qui dépend du ministère de la Défense. Il apparaît clairement que Tel-Aviv a usé du commerce de ce logiciel, au gré de ses alliances, comme d’une monnaie d’échange pour garantir ses intérêts géopolitiques. La prolifération de ces armes non conventionnelles pose enfin la question de la préservation de la souveraineté, du cadre démocratique et des libertés publiques.

Des liaisons dangereuses
Mutique sur les violations répétées des droits de l’homme par le Maroc, Paris paie ses complaisances, qui ont permis à son « allié » de franchir toutes les lignes rouges. En 2014, le diplomate Gérard Araud résumait la nature des relations bilatérales en ces termes : le Maroc serait une « maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre ».
D’après Amnesty International, l’ancien ambassadeur en Israël aurait quitté son poste de conseiller en charge de « la protection des droits humains et de la vie privée » à NSO peu avant les révélations de Forbidden Stories. Selon l’hebdomadaire Marianne, il ferait l’objet « d’importantes vérifications » de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et d’un signalement pour « intelligence avec une puissance étrangère » auprès de la procureure de Paris pour son activité au sein de NSO. Vous avez dit liaisons dangereuses ?

Lina Sankari
L'Humanité du 18 octobre 2021


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Hamid, l'évadé...

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Les mafias au pouvoir

 

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لبنان: الأسعار ترتفع 13 ضعفاً... والحدّ الأدنى يوازي 32 دولاراً

 

أشارت «جمعية المستهلك»، اليوم، إلى أنها «تتابع مراقبة الأسواق وأسعار السلع بشكل فصلي، إضافة إلى متابعة دورية للتغييرات المفاجئة الناتجة من الاحتكارات والتخزين والتهريب».
وبناءً على هذه المتابعة، أوردت الجمعية في بيان أصدرته في مناسبة مرور عامين على احتجاجات 17 تشرين الثاني 2019 النقاط الآتية:
ـــ إن سياسة دعم التجار وتهريب الأموال والسلع وإخفائها التي اعتمدتها «سلطة الطوائف» وحمايتها لـ«نهب المصارف للودائع» عبر هيركات وصل حدود 90% أحياناً، أدت إلى كارثة اجتماعية اقتصادية غير مسبوقة، مؤشراتها الرئيسية: ارتفاع سعر أكثرية السلع بمعدل يوازي ارتفاع سعر الدولار، أي قرابة 13 ضعفاً. كذلك، انهارت القدرة الشرائية والحدّ الأدنى للأجور بشكل كارثي، إذ بلغ اليوم ما يوازي 32 دولاراً، بينما كان عام 2019 يساوي 450 دولاراً.
ـــ انهيار مؤسسات الدولة، إذ سيطر «تحالف أحزاب الطوائف والمصارف والتجار» على مقدرات الشعب اللبناني، وأدار «لعبته القذرة المعهودة» عبر «إذلال الناس» بسلسلة من الطوابير أمام الأفران ومحطات الوقود وإخفاء السلع وغلائها الفاحش. وقد رافق ذلك العتمة وشحّ المياه التي استكملت بالتوترات الطائفية والأمنية المتواصلة. والنتيجة: خوف وقلق وفقر وهجرة واسعة تجاوزت خلال الستة أشهر الأخيرة أكثر من 600 ألف مهاجر معظمهم من أصحاب الكفاءات.
ـــ تعطي نتائج تطور أسعار السلع والخدمات للفصل الثالث من عام 2021 نموذجاً عن هذا الانهيار: خضار انخفاض 0.7%، فواكه ارتفاع 8.43%، لحوم ارتفاع 79.14%، ألبان وأجبان ارتفاع 47.58%، مواد منزلية وشخصية ارتفاع 30%، معلبات وزيوت وحبوب ارتفاع 38%، الخبز ارتفاع 42.70%، مشروبات غازية وعصير، محروقات ارتفاع 103.37%، اتصالات ومواصلات ارتفاع 194.3%. المجموع: ارتفاع 60.47%.

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اعتقالات بالضفة والقدس واستهداف حاجز عسكري قرب يعبد

 

شنت قوات الاحتلال الإسرائيلي الليلة الماضية وفجر اليوم الإثنين، حملة مداهمات وتفتيشات بالضفة الغربية والقدس المحتلتين، تخللها اعتقال عددا من الشبان، فيما استهدف مسلحون حاجز عسكري بالقرب من يعبد قضاء جنين.
وتشهد مناطق متفرقة بالضفة الغربية والقدس، عمليات اعتقال بشكل يومي، تتركز في ساعات الليلة، يتخللها عمليات تخريب المنازل وإرهاب الساكنين الآمنين في منازلهم.
ففي محافظة رام الله، اعتقلت قوات الاحتلال، الكاتب والأسير المحرر أحمد قطامش خلال مداهمة منزله في مدينة البيرة.
واعتقلت قوات الاحتلال الأسير المحرر إيهاب عبد المنعم خلال مداهمة منزله حي بطن الهوى بمدينة رام الله.
كما اعتقلت قوات الاحتلال الشاب عبد الرحيم شومان خلال على حاجز لجيش الاحتلال على مفرق ترمسعيا.
وفي محافظة جنين، استهدف مقاومون حاجز "دوتان" الاحتلالي بالقرب من بلدة يعبد، بالأكواع المتفجرة.
وشهدت الفترة الماضية عدة عمليات إطلاق نار نفذها مقاومون صوب برج لقوات الاحتلال عند حاجز "دوتان" العسكري.
واعتقلت قوات الاحتلال المواطن محمد أبو الرب بعد دهم وتفتيش منزله في جنين، كما اعتقلت الشاب بهاء طحاينة من بلدة السيلة الحارثية.
وفي محافظة بيت لحم، اعتقلت قوات الاحتلال الشاب سيف أيمن طقاطقه بعد مداهمتها منزل والده وتفتيشه والعبث في محتوياته.
وفي القدس المحتلة، اعتقلت قوات الاحتلال الشبان حسين عيسى، ولؤي سامي الرجبي، وتامر المحتسب.

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dimanche 17 octobre 2021

Israël s'attend à être visé par 2000 roquettes/jour en cas de conflit avec le Hezbollah

 

En cas de conflit armé, Israël se prépare à un afflux de roquettes. RONEN ZVULUN / REUTERS
Israël ne souhaite pas une guerre avec le Hezbollah libanais mais se prépare à recevoir un record de quelque 2000 roquettes par jour si un conflit armé éclatait entre les deux camps, a affirmé dimanche un haut responsable de l'armée à l'AFP.
Dans la foulée de manifestations musclées en mai à Jérusalem-Est, le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, avait lancé des salves de roquettes vers les principales villes d'Israël, qui avait aussitôt répliqué, donnant lieu à 11 jours de guerre. Au total, environ 4400 roquettes ont été tirées vers le territoire israélien depuis l'enclave palestinienne, dépassant le rythme de la dernière guerre (2006) avec le Hezbollah, où un nombre similaire de roquettes avaient été lancées depuis le Liban mais sur une période d'un mois, selon l'armée israélienne.
Le bouclier antimissile israélien «Dôme de Fer», en service depuis environ une décennie, a intercepté la majeure partie des roquettes lancées en mai depuis Gaza, mais un peu moins de 300 d'entre elles se sont abattues dans des zones habitées en Israël.
Résultat, des villes comme la métropole Tel-Aviv ou Ashdod (sud) ont essuyé leur «plus grand nombre de tirs» depuis la création du pays, a déclaré lors d'un entretien avec l'AFP le général israélien Uri Gordin. «S'il y avait un conflit ou une guerre avec le Hezbollah, nous nous attendons à ce qu'il y ait au moins cinq fois plus de roquettes tirées chaque jour du Liban vers Israël. Cela ferait entre 1500 et 2500 roquettes», a ajouté ce haut gradé, à la tête du «Home Front Command» («Commandement du Front intérieur», NDLR).
Mise sur pied en 1992, après la première guerre du Golfe, cette branche de l'armée israélienne est en charge de la défense civile, c'est-à-dire qu'elle est responsable de préparer le pays en cas de menaces, conflit ou désastres.
En 2006, le Commandement du Front intérieur avait été critiqué pour sa réponse lors de la guerre avec le Hezbollah libanais, qui avait fait plus de 1200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 côté israélien, en majorité des militaires. Cette guerre a servi de «signal d'alarme» au Commandement du Front intérieur qui a depuis renforcé ses unités de liaisons, déployées aujourd'hui dans les 250 municipalités israéliennes afin de fournir des secours en cas d'attaques, souligne M. Gordin, assis dans la salle de contrôle du QG de cette branche basée à Ramla, près de Tel-Aviv.


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«17 octobre 1961, crime d'État» : quelques centaines de manifestants dans Paris, 60 ans après

 

Rassemblement pour commémorer la répression brutale de la manifestation du 17 octobre 1961, près du Pont Neuf, le 17 octobre 2021, à Paris. ALAIN JOCARD / AFP
Quelques centaines de manifestants se sont élancés dimanche après-midi dans les rues de Paris, en scandant «17 octobre 1961, crime d'État», soixante ans jour pour jour après le massacre d'Algériens venus manifester pacifiquement dans la capitale contre un couvre-feu, a constaté un journaliste de l'AFP.
Derrière la banderole «pour la reconnaissance d'un crime d'État», le cortège est parti du IIe arrondissement de Paris vers le pont Saint-Michel (VIe arr.), situé à deux pas de la préfecture de police, qui avait organisé le 17 octobre 1961 la répression de la manifestation d'Algériens.
Samedi, sur les berges de la Seine, Emmanuel Macron avait participé à une commémoration solennelle. Surtout, le chef de l'État avait déclaré dans un communiqué: «Les crimes commis cette nuit-là sous l'autorité de Maurice Papon sont inexcusables pour la République», désignant celui qui était à l'époque préfet de police de Paris.
«C'est un petit pas de plus mais ce n'est pas satisfaisant», a déclaré à l'AFP l'historien Gilles Manceron, un des responsables de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) qui appelait à manifester. «C'est une reconnaissance d'un crime de préfecture. Nous demandons une reconnaissance de crime d'État et l'accès réel aux archives», a ajouté ce spécialiste de la mémoire de la Guerre d'Algérie, dans le cortège. «C'est un geste mais on sait très bien que Papon n'a pas agi de son propre arbitre. On ne peut pas agir sans ordre politique. Il y a eu une responsabilité au sommet de l'État français», a aussi insisté un manifestant de 45 ans, Othmane Benzaghou, militant associatif, membre des collectifs du Hirak.
Le 17 octobre 1961, quelque 30.000 Algériens avaient manifesté pacifiquement à l'appel du FLN contre le couvre-feu qui leur était imposé. La présidence française a reconnu samedi pour la première fois que «près de 12.000 Algériens furent arrêtés et transférés dans des centres de tri au stade de Coubertin, au Palais des sports et dans d'autres lieux. Outre de nombreux blessés, plusieurs dizaines furent tués, leurs corps jetés dans la Seine». Le bilan officiel ne dénombrait jusqu'à présent que trois victimes.
L'appel à manifester ce dimanche pour le 60e anniversaire avait été signé par des dizaines d'organisations et d'associations (LDH, SOS Racisme, Mrap, Attac, Gisti, etc.), de syndicats et de partis (EELV, LFI, PCF...).

Olivier Le Cour Grandmaison : "Emmanuel Macron a fait un petit pas pour éviter d'en faire un plus grand"
Invité sur le plateau du 23 heures de Franceinfo samedi 16 octobre, Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire et politologue, directeur de l'ouvrage collectif "17 octobre 1961, un crime d'État à Paris", revient sur les déclarations d'Emmanuel Macron concernant cet épisode de l’histoire de France.
Samedi 16 octobre, Emmanuel Macron a rendu hommage aux victimes du massacre des Algériens du 17 octobre 1961, évoquant des crimes "inexcusables pour la République". Des crimes commis sous l’autorité du préfet de Paris d’alors, Maurice Papon. "Je crois qu'il a fait un petit pas pour éviter d'en faire un plus grand. Je constate que, si le terme de crime est effectivement employé, ce crime n'a pas, à proprement parler, d'adresse", a estimé, sur le plateau du 23 heures, Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire et politologue, directeur de l'ouvrage collectif 17 octobre 1961, un crime d'État à Paris. "Il n'a pas d'adresse parce qu'il n'est pas qualifié. Autrement dit, ce qui manque, c'est la qualification précise du crime qui a été commis, à savoir un crime d'État", a-t-il par ailleurs expliqué.
Les familles des victimes réclament un lieu de commémoration mais aussi d'avoir accès aux archives en lien avec cet épisode historique. Une demande à laquelle il pourrait s'avérer difficile d’accéder aux yeux d'Olivier Le Cour Grandmaison. "Je constate que dans la déclaration qui a été faite, il n'y a strictement rien de dit sur l'accès aux archives. Je vais donner un exemple très précis : si vous voulez consulter les archives de la préfecture de police de Paris, ce qui est évidemment très important pour savoir comment cette police et comment Maurice Papon plus précisément s'est comporté et quel ordre il a donné, à qui faut-il s'adresser ? À la préfecture de police de Paris qui est donc à la fois juge et parti", déclare-t-il.


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